• (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    L'edmontonia et le cœlophysis

    Le dinornis et l'astrophocaudia

    Le canardia et l'aviatyrannis

    Le zapsalis et le dracopelta

     

    Ils sont ta passion mon enfant

    Mais le bombyx le bardot et le campagnol

    Le cormoran l'opossum et le rossignol

    Le cachalot la cétoine et le hérisson

    Le pélican le chacal et le hanneton

    Les reconnais-tu mon enfant

     

    Le cératops et le gigantosaure

    Le brontosaure et le tricératops

    Le sauroniops et le tyrannosaure

    Le stégosaure et l'avacératops

     

    Ils te fascinent mon petit

    Mais l'okapi le dauphin et la gallinule

    Le sanglier le daim l'hyène et la libellule

    Le wapiti l'écureuil et le pangolin

    Le tamanoir le nasique et le lamantin

    Tu ne sais rien d'eux mon petit

     

    Le griphornis et le symphyrophus

    L'érectopus et le protoavis

    Le zhongornis et le carnotaurus

    Le timimus et l'acanthopholis

     

    Ils sont fossilisés mon fils

    Mais le tapir la gazelle et l'anaconda

    Le scarabée le silure et le koala

    Le cacatois le termite et la pipistrelle

    Le marabout la luciole et la coccinelle

    En as-tu jamais vu mon fils

     

    Le saltopus et le diracodon

    L'iguanodon et le talarurus

    L'avimimus et le vulcanodon

    Le bélodon et le diplodocus

     

    Ils n'existent plus mon amour

    Mais le manchot l'hippocampe et le colibri

    L'ornithorynque et le phasme et le wallaby

    Le paresseux l'épervier le morse et la chèvre

    Le tamarin le lynx la marmotte et le lièvre

    Ils sont bien vivants mon amour

    Ils sont bien vivants mon amour

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Prendre le train et dire adieu à sa jeunesse

    Jeter la clé du coffret de ses souvenirs

    Sans un regret fermer les yeux sur les promesses

    Et les espoirs d'un insaisissable avenir

     

    Et puis partir

    Et puis partir

     

    Tout effacer jusqu'aux témoins de ses victoires

    Tout pardonner même ce qui ne compte pas

    Tirer un trait sur ses moindres rêves de gloire

    Sans s'accrocher à ce qui ne résiste pas

     

    Et puis partir

    Et puis partir

     

    Chercher plus loin pour oublier un jour peut-être

    Qu'on aime en vain depuis bien trop longtemps déjà

    Brûler sa vie en la faisant soudain renaître

    Apercevoir d'autres saisons entre ses doigts

     

    Et puis partir

    Et puis partir

     

    Tarir sa peur en contemplant un ciel d'orage

    Et réapprendre à se coucher près d'un ruisseau

    Calmer sa faim quelques instants ou davantage

    Courir le vent comme la voile d'un bateau

     

    Et puis partir

    Enfin partir

    Ou bien mourir 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Qui va pieds nus

    Même en hiver

    Qui n'évite pas les ruisseaux de la rue

    Ne craint pas les coups de tonnerre

    Qui ne fait rien

    De ses quinze ans

    Qui pousse comme une herbe au creux des chemins

    Sans joies sans chagrins simplement

     

    C'est la luronne

    La fanfaronne

    Qui se couronne

    De boutons-d'or

     

    Qui fuit le jour

    Dès le matin

    Qui vit de glanure et de baies d'alentour

    Fleure le cerfeuil et le thym

    Qui parle au vent

    Chante avec lui

    Qui danse sous la lune au bord de l'étang

    Caresse les oiseaux de nuit

     

    C'est la luronne

    La sauvageonne

    Qui s'abandonne

    Au fil de l'eau

     

    Qui se tapit

    Guette à genoux

    Qui fait peur aux enfants à peine endormis

    En imitant le cri du loup

    Qui sans façon

    Choisit sa proie

    Puis ouvre son corps au mépris des saisons

    Mais n'a jamais voulu de moi

     

    C'est la luronne

    La polissonne

    Qui n'a personne

    Au fond du cœur

     

    C'est la luronne

    La fanfaronne

    La sauvageonne

    La polissonne

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Avec ta bouche et tes mains

    Comme un dieu que l'on adore

    Tu l'as caressé ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Dès le lendemain matin

    Sans promesse de retour

    Il était parti ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

    Il était parti ce garçon de velours

     

    Mais il ignorait peut-être

    Qu'il avait mis dans ton corps

    La moitié de lui ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Et cet enfant qui va naître

    Te demandera un jour

    De lui raconter ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

    De lui raconter ce garçon de velours

     

    Tu lui répondras sans doute

    Que tu l'aimerais encore

    S'il te revenait ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Tu resterais sur sa route

    Ne ferais aucun détour

    Il était si beau ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

    Il était si beau ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

     

    Tu lui diras que personne

    Ne saurait lui donner tort

    Il avait seize ans ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Et ce fils que tu façonnes

    Il se pourrait qu'à son tour

    Quelqu'un le surnomme «  le garçon de velours »

    « Le garçon de velours »

    Quelqu'un le surnomme « le garçon de velours »

    « Le garçon de velours » 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Ta main se pose sur la table

    Je l'entends me faire un discours

    Et je l'écoute impénétrable

    Tandis que tu parles toujours

     

    Pendant ce temps près des nuages

    Un vent fou

    Guide l'appel des oies sauvages

    Jusqu'à nous

     

    Ma main se pose sur la table

    Avec l'air de n'y penser pas

    Elle contemple imperturbable

    La tienne qui ne comprend pas

     

    Pendant ce temps sur la rivière

    Un vent fou

    Lance des gouttes de lumière

    Jusqu'à nous

     

    Nos mains se touchent sur la table

    Laquelle a fait le premier pas

    Peu importe la responsable

    Puisqu'elles s'étreignent déjà

     

    Pendant ce temps sur la colline

    Un vent fou

    Souffle des pensées libertines

    Jusqu'à nous 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Approche-moi

    Regarde-moi

    Détaille-moi

    Découvre-moi

    Débusque-moi

    Devine-moi

    Recherche-moi

    Démasque-moi

    Démêle-moi

    Écoute-moi

     

    Ne me laisse pas rêver

     

    Enlève-moi

    Enferme-moi

    Enchaîne-moi

    Affronte-moi

    Désarme-moi

    Dépouille-moi

    Simplifie-moi

    Transforme-moi

    Façonne-moi

    Aguerris-moi

     

    Ne me laisse pas passer

     

    Apaise-moi

    Délivre-moi

    Conforte-moi

    Éclaire-moi

    Conseille-moi

    Allège-moi

    Habille-moi

    Rafraîchis-moi

    Purifie-moi

    Rajeunis-moi

     

    Ne me laisse pas sombrer

     

    Anime-moi

    Amuse-moi

    Captive-moi

    Intrigue-moi

    Enchante-moi

    Déroute-moi

    Éblouis-moi

    Étourdis-moi

    Fascine-moi

    Libère-moi

     

    Ne me laisse pas t'aimer

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je sais très bien ce qui me hante

    Depuis qu'elle nous a présentés

    C'est vrai votre fille est charmante

    Mais elle n'a pas votre beauté

    Moi qui ne vivais que pour elle

    Je me croyais très amoureux

    J'ignorais alors qu'auprès d'elle

    Sa mère avait des yeux plus bleus

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

     

    Je sais très bien ce qui m'obsède

    Depuis que l'on s'est rencontrés

    Votre fille a les cheveux raides

    Vous avez des boucles dorées

    Je vous recherche sur sa bouche

    Je vous retrouve avec ses doigts

    Et chaque fois que je la touche

    Je m'imagine entre vos bras

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

     

    Je sais très bien pourquoi j'hésite

    Depuis que je vous ai connue

    Votre fille a grandi trop vite

    Et ne vous ressemblera plus

    Vous avez la voix des sirènes

    Qui peuplaient mes rêves d'enfant

    La tendre fraîcheur des fontaines

    La douceur des blés sous le vent

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    J'aime tant ton visage

    Sillonné de canaux

    Luxuriant paysage

    De vals et de coteaux

     

    Arcades sourcilières

    Sans cesse en mouvement

    Visite familière

    Dont le guide est absent

     

    Au creux de leurs orbites

    Tes yeux semblent nichés

    J'y perçois des pépites

    Serties dans la rosée

     

    Du haut de tes pommettes

    Dignes d'un pharaon

    Quarante années nous guettent

    Dirait Napoléon

     

    Ta bouche est une vague

    Un rictus indigo

    Taillé à coups de dague

    J'y vogue à pédalo

     

    Je fais de l'escalade

    Sur ton menton fuyant

    J'y glisse ou j'y gambade

    Comme au pied du mont Blanc

     

    Certaines demoiselles

    N'ont pas le nez si gros

    Mais c'est toi que j'appelle

    Ma belle Cyrano

     

    Je plaisante...

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand tu me reconduis jusqu'à ta porte

    Quand tu l'as refermée sur moi ta porte

    Je reste au garde-à-vous devant ta porte

    Comme si tu allais la rouvrir cette porte

     

    Je lève mon regard sur ta fenêtre

    Et comme une paupière à ta fenêtre

    Se ferme ton rideau sur ta fenêtre

    Je sais que tu t'endors quand s'éteint ta fenêtre

     

    Être ton ombre

    Et vivre au fil de toi en glissant sur ta route

    Être ton ombre

    C'est tout ce que je veux sans l'ombre d'un seul doute

     

    Quand tu as des ennuis ou de la peine

    Je tente d'apaiser ton âme en peine

    Si je n'y parviens pas j'ai de la peine

    Et c'est toi qui me prends dans tes bras pour la peine

     

    Tu déguises ta vie en belle histoire

    J'écoute jusqu'au bout ta folle histoire

    Mais il manque un chapitre à ton histoire

    Car tu ne parles pas de moi dans cette histoire

     

    Être ton ombre

    Et ne peser sur toi pas plus qu'un brin de paille

    Être ton ombre

    C'est tout ce que je veux sans l'ombre d'une faille

    Vaille que vaille

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    La nuit n'en finit pas

    En chien de fusil

    Les yeux pleins d'effroi

    Nicolas

    Pleure sans bruit

     

    La tête sous les draps

    Un poids sur le cœur

    Il guette des pas

    Il a froid

    Et il a peur

     

    Il ne comprend pas

    Ce qu'il a pu faire

    Pour mériter ça

    Le monde à l'envers

    Existe-t-il

     

    Dans ses contes d'enfant

    Une fée fidèle

    L'aide et le défend

    On lui ment

    Où donc est-elle

     

    Il ne supporte plus

    L'ogre en pyjama

    Son torse velu

    Et ses doigts

    Sur sa peau nue

     

    Ce matin peut-être

    Il pourra dormir

    L'aube à la fenêtre

    Semble revenir

    Quelle heure est-il

     

    Le parfum du café

    Lui parvient d'en bas

    Sa mère est levée

    Nicolas

     

    Court se blottir dans ses bras

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Qui voudrait avoir eu envie

    De l'incomparable Garbo

    Mais succomber bien malgré lui

    Au charme insolent de Brando

     

    Qui voudrait être un bonobo

    Dont le voisin lui semble triste

    Qui lui sauterait sur le dos

    Pour lui montrer que l'autre existe

     

    Qui le voudrait

    Qui en jouerait

    Qui me dirait que je suis seul

     

    Qui voudrait former une ronde

    Où ceux qui ne sauraient pas suivre

    Seraient rejetés de ce monde

    Où ils n'étaient pas faits pour vivre

     

    Qui voudrait allumer un feu

    Où se consumeraient les cons

    Dont les plus nombreux seraient ceux

    Qui ne savent pas qu'ils le sont

     

    Qui le voudrait

    Qui jouirait

    De s'avouer qu'il est le seul

     

    Qui voudrait se tenir tranquille

    Pour ne pas être un jour déçu

    De passer pour un imbécile

    Dont personne n'aurait voulu

     

    Qui voudrait chérir ses parents

    D'une indiscernable ferveur

    Même si l'un n'est pas aimant

    Et que l'autre inspire la peur

     

    Qui le voudrait

    Qui m'envierait

    De n'être rien de moins que seul

    De n'être rien de moins que seul

    De n'être rien de moins que seul

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [en duo avec Michel Pierozzi]

    Écartelé

    Déshérité

    Dénaturé

    Pas brillant

    Barricadé

    Décomposé

    Paralysé

    Je t'attends

     

    C'est un manque d'amour

    Un rêve aux flous contours

    Piètre manque d'amour

     

    Prédestinée

    Recommandée

    Aiguillonnée

    Tu es là

    Intéressée

    Accoutumée

    Déterminée

    Te voilà

     

    C'est un espoir d'amour

    Un rêve sans détours

    Craintif espoir d'amour

     

    Rasséréné

    Équilibré

    Enraciné

    Je suis bien

    Sollicitée

    Divinisée

    Avantagée

    Tu me tiens

     

    C'est une histoire d'amour

    Un rêve au fil des jours

    Banale histoire d'amour

     

    Désarçonné

    Ensorcelé

    Transfiguré

    Je te suis

    Persécutée

    Tyrannisée

    Terrorisée

    Tu me fuis

     

    C'est un chagrin d'amour

    Un rêve aller-retour

    Crétin chagrin d'amour

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Si je pouvais encore une fois

    Rien qu'une fois

    M'allonger contre toi

    Tout contre toi

     

    Je te dis bonne nuit

    Nos souffles se répondent

    Nos têtes se confondent

    Nos deux cœurs font du bruit

     

    Tu t'endors avant moi

    Mon bras sous ton épaule

    Ta joue sur mon épaule

    Ton sommeil est à moi

    À moi

     

    Si je pouvais encore une fois

    Rien qu'une fois

    M'étendre contre toi

    Tout contre toi

     

    Tu me tournes le dos

    Au milieu de ton rêve

    Il fait chaud dans ton rêve

    Je me brûle à ta peau

     

    Le nez dans tes cheveux

    Avec toi je respire

    Fou de toi je soupire

    Je veille sur nous deux

    Nous deux

     

    Si je pouvais encore une fois

    Rien qu'une fois

    Me blottir contre toi

    Tout contre toi

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  • (Auteur : Marceau Piana / Musique : Philippe Kireeff)

    Quand tu as choisi le silence

    Je t'imagine quelquefois

    Sur le flanc d'un glacier immense

    Plus téméraire qu'un chamois

     

    As-tu mis ton bonnet de laine

    Mon joli pâtre sans troupeau

    Soudain je devine ta peine

    Tu voudrais retourner là-haut

     

    Mon enfant secret

    Si les gens savaient

    Combien tu es bavard

    Qu'il suffit d'un regard

    Pour bien te comprendre

     

    Lorsque nous chantons à tue-tête

    Alors que notre voisin dort

    Ne t'insurge pas s'il tempête

    Reconnais que nous avons tort

     

    Tu passes pour un peu stupide

    Avec tes gestes maladroits

    Moi je lis dans tes yeux limpides

    Ce que les autres ne voient pas

     

    Mon enfant secret

    Si les gens venaient

    Les mains tendues vers toi

    Ils seraient comme moi

    Prêts à te défendre

     

    Si demain le chagrin te frôle

    Si tu te sens découragé

    Viens sangloter sur mon épaule

    Ou simplement t'y reposer

     

    Mon enfant secret

    Mon enfant secret

     

    Mon enfant secret

    Si les gens pouvaient

    Découvrir avec moi

    Et suivre avec tes doigts

    Ta carte du tendre 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je voulais vivre seul avec mes souvenirs

    Et m'enterrer vivant dans mon fol univers

    Je voulais m'exiler pour ne plus revenir

    Dans l'étrange clarté d'un éternel hiver

     

    Je voulais simplement disposer de ma vie

    Et rire un peu de tout avant que d'en pleurer

    Je voulais m'enivrer quand j'en avais envie

    Et m'assoupir aussi en toute liberté

     

    Mais il vous a suffi de croiser mon chemin

    Mais il vous a suffi de me tendre la main

    Pour que je ne veuille plus rien

     

    Je voulais qu'on m'oublie dans ma prison debout

    Et qu'on me laisse enfin jouer au vagabond

    Je voulais découvrir la peur par petits bouts

    J'avais appris l'ennui et je trouvais ça bon

     

    Je voulais m'étourdir au bruit de mes pensées

    Et m'étendre un matin sous l'aile d'un buisson

    Je voulais m'enhardir et m'entendre glisser

    Dans le vide infini de mes pauvres chansons

     

    Mais il vous a suffi de me parler de vous

    Mais il vous a suffi de m'attacher à vous

    Pour que je ne veuille que vous

    Pour que je vous suive à genoux 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Ils ont déserté la ville

    Tous ensemble à pas feutrés

    Servis par la tiédeur tranquille

    D'une nuit d'été

    Insomnieux à ma fenêtre

    Je les ai vus passer

    J'aurais dû réagir peut-être

    Pourtant je n'ai pas bougé

     

    Les angéliques têtes blondes

    Ont rejoint les chemins buissonniers

    Tous les innocents à la ronde

    Ont décidé de se révolter

     

    L'autorité citadine

    Au seuil de la matinée

    En rangs serrés dans les collines

    Fut mobilisée

    Les adultes solidaires

    Et les chiens policiers

    Ont interrogé ciel et terre

    Mais ils n'ont rien retrouvé

     

    Les ténébreuses têtes brunes

    Ont choisi l'unique vérité

    Les affranchis du clair de lune

    Ont eu raison de se mutiner

     

    Tous les soupçons coïncident

    On prétend qu'ils ont fondé

    Une souterraine Atlantide

    Pour y prospérer

    Je les soutiens sans partage

    De s'être émancipés

    Moi le poltron qui à leur âge

    Ne l'aurais jamais osé

     

    Les lumineuses têtes rousses

    Légataires de la liberté

    Sont accourues à la rescousse

    De leurs cadets restés prisonniers

     

    Les angéliques têtes blondes

    Les ténébreuses têtes brunes

    Les lumineuses têtes rousses

    Tous nos enfants nous ont échappé

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Elle a mis ses plus beaux bijoux

    Poudré son cou et ses épaules

    Son miroir la trouve à son goût

    Noble et si digne de son rôle

     

    Madame Antoine est belle

    Bergère et frivole dit-on

    Paris amoureux d'elle

    Lui clame déjà sa passion

    L'étrangère est pucelle

    Ses doigts crispés sur le balcon

     

    Dans sa camisole rayée

    La captive a perdu son charme

    Sous sa charlotte elle a caché

    Ses cheveux blanchis par les larmes

     

    Madame Antoine est vieille

    Elle entend chanter son mitron

    Si les Français la veille

    Ont mêlé du sang à son nom

    La reine qui s'éveille

    N'en connaît pas bien la raison

     

    Une simple robe de deuil

    Sous une nuque rase et sage

    Plus la moindre trace d'orgueil

    Sur la pâleur de son visage

     

    Madame Antoine est veuve

    Sur la charrette de Sanson

    La condamnée sans preuves

    Affronte le sombre horizon

    De sa dernière épreuve

    L'échafaud le panier de son

    Place de la Révolution

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Euterpe avait les yeux vairons

    Et me composait des musiques

    C’étaient mes plus jolies chansons

    Depuis son départ je m’étrique

    Où est la rêveuse Uranie

    Plus lointaine que la Grande Ourse

    Et plus inaccessible aussi

    Qu’un météore dans sa course

     

    Je n’étais pas très amoureux

    De l’élégante Terpsichore

    Qui m’enseignait le pas de deux

    Moi qui ne bouge pas encore

    Puis on m’a présenté Thalie

    Et je l’ai trouvée si comique

    Que je ris toujours aujourd’hui

    De ses théâtrales mimiques

     

    La plus secrète à sa façon

    C’est Polymnie fragile et belle

    Qui chante sous un autre nom

    Pourtant vous ne connaissez qu’elle

    Je ne regrette pas du tout

    Les colères de Melpomène

    Ni ses diatribes ni ses coups

    D’inégalable tragédienne

     

    Tous mes hommages à Érato

    Ma poétesse au regard triste

    Qui me grisait de nobles mots

    C’est la plus tendre de ma liste

    Je me souviens d’une égérie

    Que j’avais surnommée Calliope

    Trop éloquente à mon avis

    Pour ne pas être un peu salope

     

    Enfin j’ai rencontré Clio

    Fabulatrice et mythomane

    Elle écrivait des scénarios

    Que la moralité condamne

    Je vous ai dit de but en blanc

    Ce qui me passait par la muse

    Je me suis amusé vraiment

    Mais il ne faut pas que j’abuse

     

    Non il ne faut pas que j'abuse

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Une affreuse fourmi

    Me traînant par un pied

    S’escrime à me glisser

    Dans un trou trop petit

     

    Je suis hypnotisé

    Privé de réaction

    Alors que du talon

    Je devrais l’écraser

     

    Mon navire a sombré

    Vaincu par le typhon

    Je vais toucher le fond

    De l’océan nacré

     

    Je suis hypnotisé

    Parmi les goémons

    Un monstrueux poisson

    Me convoite affamé

     

    Une bande d’enfants

    Dans un jargon narquois

    Me désignent du doigt

    Me malmènent en hurlant

     

    Je suis hypnotisé

    Le cœur en pâmoison

    Lancé comme un ballon

    À demi dégonflé

     

    Me voici devant vous

    Dominé par la peur

    Je rêve d’être ailleurs

    Mais je chante debout

     

    Je suis hypnotisé

    Le trac au diapason

    Quand je pourrais d’un bond

    Sagement me sauver

     

    Hypnotisé... hypnotisé... hypnotisé 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je voudrais montrer ma tendresse

    Me laisser fondre sous vos yeux

    Avouer mes peurs mes faiblesses

    Comme un enfant libre et heureux

    Sourire aux passants dans la rue

    Dévoiler toutes mes envies

    Sans craindre de me mettre à nu

    Si je dis je t'aime ou merci

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

     

    Je voudrais donner ma tendresse

    À mes plus farouches voisins

    Ne plus penser que je m'abaisse

    Lorsque je m'excuse d'un rien

    Prouver que je reste le même

    Quand je prends la main d'un ami

    Que la virilité suprême

    C'est d'assumer ce geste aussi

     

    Je voudrais donner ma tendresse

     

    Je voudrais crier ma tendresse

    Demander pardon à genoux

    Oser réclamer des caresses

    Verser des larmes sur vos joues

    Aller jusqu'au bout de mon âme

    Pour me sentir moins à l'étroit

    Entre les seins chauds d'une femme

    Sous la protection de ses bras

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

    Je voudrais donner ma tendresse

    Je voudrais crier ma tendresse...

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Lorsque je t'attends

    C'est déjà merveilleux

    Je brûle mon temps

    Moi qui ai peur du feu

    Je ne suis pas patient

    Je suis heureux

     

    Il est hors de question

    De vivre sans amour

    Il est hors de question

    De vivre un jour sans toi

    Je n'imagine pas

    D'avenir sans amour

    Je n'imagine pas

    Mon avenir sans toi

     

    Lorsque tu es là

    C'est toujours merveilleux

    J'ai envie parfois

    De mourir amoureux

    Je ne m'habitue pas

    À être heureux

     

    Il est hors de question

    De vivre sans amour

    Il est hors de question

    De vivre un jour sans toi

    Je n'imagine pas

    D'avenir sans amour

    Je n'imagine pas

    Mon avenir sans toi

     

    Lorsque tu t'en vas

    C'est encore merveilleux

    Je rêve de toi

    Des larmes dans les yeux

    J'ai tant besoin de toi

    Pour être heureux

     

    Il est hors de question

    De vivre sans amour

    Il est hors de question

    De vivre un jour sans toi

    Je n'imagine pas

    D'avenir sans amour

    Je n'imagine pas

    Mon avenir sans toi 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Très délicatement je me penche sur toi

    Mon souffle sur ton pied tout près de tes racines

    Ton corps est irisé de chauds reflets de soie

    Des perles de rosée sillonnent ta peau fine

     

    J’ai fait de ma maison un verger miniature

    Où tu peux végéter en te riant du froid

    Moi qui d’un jardinier suis la caricature

    Je cultive ma crainte et mon envie de toi

     

    Mes doigts se multiplient comme une aura sur toi

    Te lécher te mâcher d’avance j'en frémis

    À l’idée que mes dents te déchirent te broient

    Mon désir est ardent ton parfum me défie

     

    Sans attendre demain je veux me délecter

    De ta sève fatale et du divin poison

    De tes pommes d’amour en leur maturité

    Taches rouge-orangé parmi ta frondaison

     

    Il ne sera question de peur ni de courage

    Tu fus ma tentation mon danger quotidien

    Et l’on dira de moi : « Quel malheur à son âge !

    Pourquoi la douce-amère ? Faim de loup ? Triste fin ! »

     

    Et l’on dira de moi : « Quel malheur à son âge !

    Pourquoi la douce-amère ? Faim de loup ? Triste fin ! » 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Il faut dire

    Qu'à la distribution des rôles

    Il t'échut celui de l'amour

    Le mien s'est révélé plus drôle

    Obscur et léger tour à tour

    Il faut dire aussi

    Que j'étais plutôt malhabile

    Quand tu as dévié mon chemin

    Tes gestes flous ta voix fragile

    Finalement ne masquaient rien

     

    J'ai attendu que s'achève

    Ce carnaval improvisé

    Insensiblement mon rêve

    Devenait réalité

     

    Il faut dire

    Que tu n'avais pas d'aptitude

    À parler franchement de toi

    Mon indiscrétion un peu rude

    Te convenait assez je crois

    Il faut dire aussi

    Que tes regards étaient si tendres

    Plus efficaces que des doigts

    Je ne pouvais que m'y méprendre

    D'autres le feront après moi

     

    Il valait mieux que s'achève

    Ce bric-à-brac organisé

    Immanquablement mon rêve

    Singeait la réalité

     

    Il faut dire

    Que je malmenais ta routine

    Avec mes sorties saugrenues

    Pareil à l'enfant qui s'obstine

    À hurler des mots défendus

    Il faut dire aussi

    Que tu savais meubler l'espace

    Entre mon trouble et mon aplomb

    Mais tes subites volte-face

    N'avaient ni rime ni raison

     

    Il était temps que s'achève

    Ce court-métrage alambiqué

    Dont le titre était un rêve

    Appelé réalité

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Lorsque passe la théorie

    De vos prénoms dans ma mémoire

    Presque toujours je m'attendris

    Vous me racontez mon histoire

    J'essaie de vous imaginer

    Qu'êtes-vous devenues ce soir

    Qui dans vos bras m'a remplacé

    Quels sont vos regrets vos espoirs

     

    Il est bien le même

    Celui que vous avez connu

    N'a pas changé n'a pas voulu

    Devenir chauve ni ventru

    Oui c'est bien le même

    Celui qui vous servait d'ami

    Malgré le temps passé depuis

    Le tournesol des jours d'ennui

     

    Lorsque se croisent par hasard

    Nos chemins pourtant différents

    La tendresse de vos regards

    Ne m'échappe pas un instant

    Je ne sais si je dois souffrir

    Ou me réjouir à jamais

    De n'être plus qu'un souvenir

    Que vous chérissez en secret

     

    Il est bien le même

    Celui que vous avez connu

    N'a pas changé n'a pas voulu

    Devenir sage ni joufflu

    Oui c'est bien le même

    Celui qui reste votre ami

    Malgré les bourrasques de pluie

    Le tournesol des soirs d'ennui

     

    Pour n'être pas pris au sérieux

    Je suis voué au célibat

    Vos maris disent que c'est mieux

    Mais je vois bien qu'ils n'y croient pas

    Toi le dernier de mes amours

    Qui leur ressembles tout autant

    Tu me fuiras sans demi-tour

    Ne t'en fais pas je m'y attends

     

    Il est bien le même

    Celui que tu n'as pas connu

    N'a pas changé n'a pas voulu

    Devenir blasé ni fessu

    Oui c'est bien le même

    Celui qui sera ton ami

    Malgré les coups les pleurs les cris

    Ton tournesol des nuits d'ennui

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand s'assoit l'habitude

    Des folies déjà faites

    Avant la lassitude

    Le geste qu'on regrette

    Au lieu de s'enfermer

    Dans la fausse quiétude

    Des objets oubliés

    Dans la même attitude

     

    On devrait pouvoir partir

    S'en aller vers n'importe où

    Comme on choisit de dormir

    Ou de se moquer de tout

    Si l'on n'est pas malheureux

    On ne cherche pas toujours

    À être un peu plus heureux

    On ne le sait qu'au retour

     

    Lorsqu'on ne connaît plus

    Ni bonheur ni souffrance

    Ni désir ni refus

    Quand vient l'indifférence

    Au lieu de s'assoupir

    Dès que le jour s'achève

    Pour l'insidieux plaisir

    De vivre enfin son rêve

     

    On devrait pouvoir partir

    S'évader vers n'importe où

    Comme on choisit de guérir

    De réagir après coup

    Si l'on n'est pas malheureux

    On ne cherche pas toujours

    À être un peu plus heureux

    On le constate au retour

     

    Lorsque devant l'amour

    On devient incrédule

    Qu'on use de détours

    Par peur du ridicule

    Au lieu de se blottir

    Sous de vaines promesses

    De se laisser vieillir

    Au gré de sa paresse

     

    On devrait pouvoir partir

    S'envoler vers n'importe où

    Comme on choisit de mourir

    Et de se rompre le cou

    Si l'on n'est pas malheureux

    On ne cherche pas toujours

    À être un peu plus heureux

    On ne l'apprend qu'au retour

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Si je m'en vais

    Coup de balai

    Tu n'en crois rien

    Puis j'en ai marre

    Coup de cafard

    Et je reviens

    Et je reviens

     

    À mon réveil

    Coup de soleil

    Tu n'es plus là

    Je pleure un peu

    Un coup de vieux

    Tant pis pour moi

     

    Quand tu souris

    Coup de roulis

    Je me rassure

    J'écris ton nom

    Coup de crayon

    Sur tous les murs

    Sur tous les murs

     

    Si je me fâche

    Coup de cravache

    Tu fanfaronnes

    Je suis à bout

    Coup de bambou

    Et j'abandonne

     

    Quand tu défends

    À coups de dents

    Ta liberté

    Je fais le beau

    Coup de chapeau

    Pour t'enjôler

    Pour t'enjôler

     

    Alors tu fonds

    Coup de chiffon

    Au fond des draps

    Je t'y rejoins

    D'un coup de reins

    Et cætera

    Et cætera

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Tu m'as réduit en servitude

    Et je ne sais pas m'affranchir

    Mais j'ai acquis la certitude

    Que tu n'es pas loin de faiblir

     

    Convaincue que tu es sincère

    Tu régentes ma vie privée

    Moi je voudrais pouvoir me faire

    À ton sommeil à poings fermés

     

    Je sens très bien

    Que c'est la déroute

    La débandade la défaite

    Maussade lendemain de fête

    L'affrontement que l'on redoute

    La débâcle avant le dédain

     

    Tu qualifies de monotones

    Ma constance et mon désarroi

    Si je m'insurge tu t'étonnes

    Je suis trop nébuleux pour toi

     

    Je sens très bien

    Que c'est la déroute

    La débandade la défaite

    Sinistre lendemain de fête

    La décision que l'on redoute

    La débâcle j'en suis certain

     

    Pour te devenir nécessaire

    J'alimente complaisamment

    Ton instinct de propriétaire

    Désormais c'est insuffisant

     

    Je sens très bien

    Que c'est la déroute

    La débandade la défaite

    Lugubre lendemain de fête

    L'isolement que l'on redoute

     

    La débâcle, bref... c'est la fin

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    J'ai peur

    J'ai peur de mon regard

    J'ai peur

    D'arriver en retard

    J'ai peur

    De la foule des gares

    Et des fourberies du hasard

     

    Je me demande quelquefois

    Ce qui compte vraiment pour moi

    Je ne ressens aucun émoi

    Comme si je n'existais pas

     

    J'ai peur

    J'ai peur de mon sourire

    J'ai peur

    De mes moindres soupirs

    J'ai peur

    Lorsque je m'entends rire

    De mon prévisible avenir

     

    En dépit de tous mes efforts

    Impliquant mon âme et mon corps

    Je n'ai ni regrets ni remords

    Pourquoi m'y appliquer encore

     

    J'ai peur

    J'ai peur du lendemain

    J'ai peur

    Qu'on me prenne la main

    J'ai peur

    De mon presque dédain

    De cet ennui qui va et vient

     

    Combien de fois me faudra-t-il

    Arpenter le tour de mon île

    Pour avoir l'air plus imbécile

    Qu'un encombrant prince en exil

     

    J'ai peur

    J'ai peur de mon déclin

    J'ai peur

    D'un souffle qui s'éteint

    J'ai peur

    Qu'il n'en reste plus rien

    Tel un voilier qui sombre au loin

     

    J'ai peur de la nuit et du jour

    J'ai peur d'un aller sans retour

    J'ai peur qu'on vienne à mon secours

    J'ai peur qu'on me parle d'amour

     

    Les remparts autour de mon cœur

     Ne découragent pas ma peur

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Séduit un jour par ta musique

    J'ai voulu te connaître mieux

    Moi d'habitude si pudique

    J'ai mis un pont entre nous deux

    Tu l'as franchi sans réticence

    Poussé par la curiosité

    Ta réserve et mon insolence

    Presque aussitôt se sont mariées

     

    Je t'ai raconté mes histoires

    Tu as joué à l'unisson

    Mes confidences et ta guitare

    Ont fait mes plus jolies chansons

    Chaque fois que je les fredonne

    L'humeur badine ou le cœur lourd

    Ce que j'éprouve et qui m'étonne

    Ressemble beaucoup à l'amour

     

    Pour demeurer sur mon rivage

    Tu trouveras d'autres accords

    J'userai d'un nouveau langage

    Afin de t'écouter encore

    Quand ton inspiration s'anime

    Lorsque tu poses prudemment

    Tes quelques notes sur mes rimes

    Nous faisons ensemble un enfant

     

    Nous faisons ensemble un enfant 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je ne sais pas ce qui se passe

    Je ne me reconnais pas bien

    Dans ce visage que la glace

    M’a fait découvrir ce matin

    Jusqu’à présent c’était facile

    D’éluder la moindre question

    Pourtant notre amitié virile

    Vient de se révéler passion

     

    Si j’étais une femme

    Je le captiverais

    Par envoûtements ou philtres secrets

    Si j’étais une femme

    Il m’aimerait déjà

    Et ne pourrait plus s’éloigner de moi

     

    Je n’ai pas été longtemps dupe

    De cet amour irrationnel

    Cet élan qui me préoccupe

    N’a vraiment rien de fraternel

    J’ai pulvérisé les barrières

    Qui m’auraient sevré de ses bras

    Les interdits et les frontières

    Ont soudain volé en éclats

     

    Si j’étais une femme

    Je connaîtrais le poids

    De son corps nu et de ses mains sur moi

    Si j’étais une femme

    Je n’hésiterais pas

    Messaline et Pénélope à la fois

     

    Maintenant c’est lui qui résiste

    Donne et reprend pour mieux donner

    Si je me fais rare il insiste

    Enquête sur ma vie privée

    Je sens que mon regard le gêne

    Et qu’il en est aussi flatté

    Il ne dit rien qui me retienne

    Mais il voudrait bien me garder

     

    Si j’étais une femme

    J’apaiserais sa peur

    Maîtresse ou mère au gré de son humeur

    Oui mais si j’étais femme

    Je ne tarderais pas

    À le quitter pour la voisine… d’en bas 

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