• (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand s'assoit l'habitude

    Des folies déjà faites

    Avant la lassitude

    Le geste qu'on regrette

    Au lieu de s'enfermer

    Dans la fausse quiétude

    Des objets oubliés

    Dans la même attitude

     

    On devrait pouvoir partir

    S'en aller vers n'importe où

    Comme on choisit de dormir

    Ou de se moquer de tout

    Si l'on n'est pas malheureux

    On ne cherche pas toujours

    À être un peu plus heureux

    On ne le sait qu'au retour

     

    Lorsqu'on ne connaît plus

    Ni bonheur ni souffrance

    Ni désir ni refus

    Quand vient l'indifférence

    Au lieu de s'assoupir

    Dès que le jour s'achève

    Pour l'insidieux plaisir

    De vivre enfin son rêve

     

    On devrait pouvoir partir

    S'évader vers n'importe où

    Comme on choisit de guérir

    De réagir après coup

    Si l'on n'est pas malheureux

    On ne cherche pas toujours

    À être un peu plus heureux

    On le constate au retour

     

    Lorsque devant l'amour

    On devient incrédule

    Qu'on use de détours

    Par peur du ridicule

    Au lieu de se blottir

    Sous de vaines promesses

    De se laisser vieillir

    Au gré de sa paresse

     

    On devrait pouvoir partir

    S'envoler vers n'importe où

    Comme on choisit de mourir

    Et de se rompre le cou

    Si l'on n'est pas malheureux

    On ne cherche pas toujours

    À être un peu plus heureux

    On ne l'apprend qu'au retour

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    6 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Si je m'en vais

    Coup de balai

    Tu n'en crois rien

    Puis j'en ai marre

    Coup de cafard

    Et je reviens

    Et je reviens

     

    À mon réveil

    Coup de soleil

    Tu n'es plus là

    Je pleure un peu

    Un coup de vieux

    Tant pis pour moi

     

    Quand tu souris

    Coup de roulis

    Je me rassure

    J'écris ton nom

    Coup de crayon

    Sur tous les murs

    Sur tous les murs

     

    Si je me fâche

    Coup de cravache

    Tu fanfaronnes

    Je suis à bout

    Coup de bambou

    Et j'abandonne

     

    Quand tu défends

    À coups de dents

    Ta liberté

    Je fais le beau

    Coup de chapeau

    Pour t'enjôler

    Pour t'enjôler

     

    Alors tu fonds

    Coup de chiffon

    Au fond des draps

    Je t'y rejoins

    D'un coup de reins

    Et cætera

    Et cætera

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Tu m'as réduit en servitude

    Et je ne sais pas m'affranchir

    Mais j'ai acquis la certitude

    Que tu n'es pas loin de faiblir

     

    Convaincue que tu es sincère

    Tu régentes ma vie privée

    Moi je voudrais pouvoir me faire

    À ton sommeil à poings fermés

     

    Je sens très bien

    Que c'est la déroute

    La débandade la défaite

    Maussade lendemain de fête

    L'affrontement que l'on redoute

    La débâcle avant le dédain

     

    Tu qualifies de monotones

    Ma constance et mon désarroi

    Si je m'insurge tu t'étonnes

    Je suis trop nébuleux pour toi

     

    Je sens très bien

    Que c'est la déroute

    La débandade la défaite

    Sinistre lendemain de fête

    La décision que l'on redoute

    La débâcle j'en suis certain

     

    Pour te devenir nécessaire

    J'alimente complaisamment

    Ton instinct de propriétaire

    Désormais c'est insuffisant

     

    Je sens très bien

    Que c'est la déroute

    La débandade la défaite

    Lugubre lendemain de fête

    L'isolement que l'on redoute

     

    La débâcle, bref... c'est la fin

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    J'ai peur

    J'ai peur de mon regard

    J'ai peur

    D'arriver en retard

    J'ai peur

    De la foule des gares

    Et des fourberies du hasard

     

    Je me demande quelquefois

    Ce qui compte vraiment pour moi

    Je ne ressens aucun émoi

    Comme si je n'existais pas

     

    J'ai peur

    J'ai peur de mon sourire

    J'ai peur

    De mes moindres soupirs

    J'ai peur

    Lorsque je m'entends rire

    De mon prévisible avenir

     

    En dépit de tous mes efforts

    Impliquant mon âme et mon corps

    Je n'ai ni regrets ni remords

    Pourquoi m'y appliquer encore

     

    J'ai peur

    J'ai peur du lendemain

    J'ai peur

    Qu'on me prenne la main

    J'ai peur

    De mon presque dédain

    De cet ennui qui va et vient

     

    Combien de fois me faudra-t-il

    Arpenter le tour de mon île

    Pour avoir l'air plus imbécile

    Qu'un encombrant prince en exil

     

    J'ai peur

    J'ai peur de mon déclin

    J'ai peur

    D'un souffle qui s'éteint

    J'ai peur

    Qu'il n'en reste plus rien

    Tel un voilier qui sombre au loin

     

    J'ai peur de la nuit et du jour

    J'ai peur d'un aller sans retour

    J'ai peur qu'on vienne à mon secours

    J'ai peur qu'on me parle d'amour

     

    Les remparts autour de mon cœur

     Ne découragent pas ma peur

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Séduit un jour par ta musique

    J'ai voulu te connaître mieux

    Moi d'habitude si pudique

    J'ai mis un pont entre nous deux

    Tu l'as franchi sans réticence

    Poussé par la curiosité

    Ta réserve et mon insolence

    Presque aussitôt se sont mariées

     

    Je t'ai raconté mes histoires

    Tu as joué à l'unisson

    Mes confidences et ta guitare

    Ont fait mes plus jolies chansons

    Chaque fois que je les fredonne

    L'humeur badine ou le cœur lourd

    Ce que j'éprouve et qui m'étonne

    Ressemble beaucoup à l'amour

     

    Pour demeurer sur mon rivage

    Tu trouveras d'autres accords

    J'userai d'un nouveau langage

    Afin de t'écouter encore

    Quand ton inspiration s'anime

    Lorsque tu poses prudemment

    Tes quelques notes sur mes rimes

    Nous faisons ensemble un enfant

     

    Nous faisons ensemble un enfant 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je ne sais pas ce qui se passe

    Je ne me reconnais pas bien

    Dans ce visage que la glace

    M’a fait découvrir ce matin

    Jusqu’à présent c’était facile

    D’éluder la moindre question

    Pourtant notre amitié virile

    Vient de se révéler passion

     

    Si j’étais une femme

    Je le captiverais

    Par envoûtements ou philtres secrets

    Si j’étais une femme

    Il m’aimerait déjà

    Et ne pourrait plus s’éloigner de moi

     

    Je n’ai pas été longtemps dupe

    De cet amour irrationnel

    Cet élan qui me préoccupe

    N’a vraiment rien de fraternel

    J’ai pulvérisé les barrières

    Qui m’auraient sevré de ses bras

    Les interdits et les frontières

    Ont soudain volé en éclats

     

    Si j’étais une femme

    Je connaîtrais le poids

    De son corps nu et de ses mains sur moi

    Si j’étais une femme

    Je n’hésiterais pas

    Messaline et Pénélope à la fois

     

    Maintenant c’est lui qui résiste

    Donne et reprend pour mieux donner

    Si je me fais rare il insiste

    Enquête sur ma vie privée

    Je sens que mon regard le gêne

    Et qu’il en est aussi flatté

    Il ne dit rien qui me retienne

    Mais il voudrait bien me garder

     

    Si j’étais une femme

    J’apaiserais sa peur

    Maîtresse ou mère au gré de son humeur

    Oui mais si j’étais femme

    Je ne tarderais pas

    À le quitter pour la voisine… d’en bas 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je suis en pleine incertitude

    Tel un échassier migrateur

    Je préfère au calme du cœur

    Cette séduisante inquiétude

    De mes quinze ans évanouis

    J'ai beau me retracer l'image

    Depuis j'ai appris davantage

    Mais je n'ai presque rien compris

     

    Mes ambitions sont très timides

    Si je ne connais pas l'ennui

    La prudence est mon seul appui

    Quand la folie se veut mon guide

    Je ne sais plus depuis longtemps

    Discerner le meilleur du pire

    Un charme insinuant m'attire

    Vers l'un et l'autre également

     

    Mon esprit fabule et s'excuse

    Entre le courage et la peur

    Lorsqu'il réclame le bonheur

    Mon corps assoupi s'y refuse

    D'une rencontre à un adieu

    Tour à tour j'accuse et pardonne

    Je regrette ce que je donne

    Et je crains d'accorder trop peu

     

    Toi mon caprice et ma faiblesse

    Toi qui partages mes plaisirs

    Toi que malgré moi je désire

    J'avoue que souvent tu me blesses

    Je n'entrevois pas d'avenir

    Dans l'habitude et la paresse

    Et si l'amour devient tendresse

    La vie à deux le fait mourir

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Sur les lignes de ta main

    Je vois glisser des bateaux

    Jolis vaisseaux sous ta peau

    Goélette ou brigantin

     

    Le vent

    Le vent du large te ressemble

    Imite l'or de tes cheveux

    Dérobe le bleu de tes yeux

    Le vent

    Le vent du large te ressemble

    Il charrie des senteurs de miel

    De fleur de lune en arc-en-ciel

    Le vent au large se rassemble

     

    Tu m'emmènes quelquefois

    Vers des horizons marins

    Et m'abandonnes en chemin

    Entre Charybde et Scylla

     

     

    Le vent

    Le vent du large t'éparpille

    Pour que tu lui ouvres les bras

    Sans doute a-t-il besoin de toi

    Le vent

    Le vent du large t'éparpille

    Pose une brume sur ton cœur

    Et ton regard devient songeur

    Le vent au large s'éparpille

     

    Je ne veux plus succomber

    À tes chansons de sirène

    Alors au mât de misaine

    Je me suis fait ligoter

     

     

    Le vent

    Le vent du large s'impatiente

    Tu l'as rejoint sans résister

    Me laissant seul et naufragé

    Le vent

    Le vent du large s'impatiente

    Cela ne lui a pas suffi

    Faut-il que je me noie aussi

    Le vent au large s'impatiente

    Le vent du large m'impatiente

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Pour elle vous resterez

    Une erreur singulière

    Un souvenir léger

    Le vol d'un éphémère

    Elle gardera de vous

    Un parfum flou et tendre

    Un souffle sur son cou

    Des mots fous à entendre

     

    Celui qu'elle aime ne bouge pas

    Celui qu'elle aime ne sourit pas

    Celui qu'elle aime n'écoute pas

    Sait-il lui-même s'il changera

     

    Il faut vous dire aussi

    Qu'elle n'avait rien à faire

    Si elle vous a suivi

    C'était pour se distraire

    Elle se sentait perdue

    Vous avez su lui plaire

    Une nuit rien de plus

    Vous l'oublierez j'espère

     

    Celui qu'elle aime ne tremble pas

    Celui qu'elle aime n'applaudit pas

    Celui qu'elle aime ne blêmit pas

    Sait-il lui-même s'il l'aimera

     

    Elle ne sera pour vous

    Qu'un oiseau de passage

    Vous laissera le goût

    D'un étrange voyage

    Elle regrette d'avoir

    Gravi vos cinq étages

    Et fait toute une histoire

    D'un simple enfantillage

     

    Celui qu'elle aime ne parle pas

    Celui qu'elle aime ne faiblit pas

    Celui qu'elle aime n'en revient pas

    Celui quelle aime ce n'est que moi

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    3 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Tu vis comme tu veux

    T'inventes des voyages

    Tu ris dans tes cheveux

    Et tu pleures aux nuages

    Tu vis comme tu veux

    T'abandonnes aux caresses

    Mais ne prends au sérieux

    Aucun cri de détresse

    Tu vis comme tu veux

    Au détour de la ville

    Tu sèmes les curieux

    Qui te suivent dociles

    C'est bien mieux

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

    Tu en mourrais bientôt

    Promets-moi de rester toi-même

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

    Tu vis comme tu veux

    Ne dépends de personne

    Tu t'arrêtes au milieu

    De phrases qui étonnent

    Tu vis comme tu veux

    De façon confortable

    Un foulard sur les yeux

    Les talons sur la table

    Tu vis comme tu veux

    Et te camoufles en marge

    Des chemins tortueux

    Qui s'éloignent du large

    Et c'est mieux

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

    Tu en mourrais bientôt

    Ne change rien reste toi-même

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

    Tu vis comme tu veux

    Affectionnes les femmes

    Tu te prêtes à leur jeu

    Te consumes à leur flamme

    Tu vis comme tu veux

    Les hommes t'intimident

    Tu te grimes auprès d'eux

    En chérubin candide

    Tu vis comme tu veux

    On chercherait en vain

    De la place pour deux

    Dans ton monde incertain

    Ça vaut mieux

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

    Tu en mourrais bientôt

    Je t'en supplie reste toi-même

    Ne m'aime pas je t'aime trop

    Ne m'aime pas je t'aime trop

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    J'ai attendu longtemps que tu reviennes

    Je niais l'évidence et ton départ

    Maintenant c'est fini quoi qu'il advienne

    Je ne te verrai plus que par hasard

     

    Mais j'ai du mal à croire à la rupture

    Les mots que tu m'as dits je les entends

    Comme un air obsédant comme un murmure

    Je ne les ai pas rêvés pour autant

     

    C'est brutal de se retrouver seul

    Il faut réapprendre à se regarder

    Il faut s'inventer une belle histoire

    Il faut essayer de se prolonger

    Mais il faut se battre contre sa mémoire

    Et bien sûr ça ne se fait pas seul

     

    Depuis des mois l'ascenseur ne m'apporte

    Que des gens qui ne m'intéressent pas

    À leur façon de sonner à ma porte

    Je sais d'avance que ce n'est pas toi

     

    J'ai malgré moi souvent de tes nouvelles

    Par tous ceux qui te connaissent le mieux

    J'ai beau risquer ma vie à la marelle

    Ce n'est que toi que je vois dans leurs yeux

     

    C'est violent de se retrouver seul

    Il faut réapprendre à s'apprivoiser

    Il faut s'installer dans une autre histoire

    Il faut s'enchaîner pour ne pas tomber

    Mais il faut surtout bâillonner sa mémoire

    Et bien sûr on est encore plus seul

    Encore plus seul

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    C'est vrai

    Lorsque je m'éloigne un peu trop

    Je vous téléphone aussitôt

    Pour obtenir de vos nouvelles

    C'est vrai

    Je ne peux résister longtemps

    À ce plaisir attendrissant

    De froisser vos folles dentelles

     

    Voyez je suis à vos genoux

    Laissez votre main sur mon cou

    Je vais dormir

    Ma mère

     

    C'est vrai

    Dès que je rentre tard le soir

    J'imagine votre regard

    Chargé de tendresse en colère

    C'est vrai

    Si je me réfugie chez vous

    Tout s'apaise et tout se dénoue

    Au son de votre voix si claire

     

    Voyez je suis à vos genoux

    Posez vos lèvres sur ma joue

    Je vais rêver

    Ma mère

     

    C'est vrai

    Quand je rencontre de beaux yeux

    Je n'y retrouve pas ce bleu

    Qui me naufrage dans les vôtres

    C'est vrai

    Que j'aie froid chaud faim soif ou peur

    Votre place au coin de mon cœur

    Est bien plus vaste que les autres

     

    Voyez je suis à vos genoux

    Il me semble n'aimer que vous

    Au fil du temps

    Ma mère 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand parfois je me laisse aller

    Je viens m'insinuer chez vous

    Sous le couvert de l'amitié

    Je m'impose à toi peu ou prou

     

    De ton air le plus désarmant

    Tu fermes tes doigts sur mon cou

    Ma main se hasarde un instant

    Sur le galbe de ton genou

     

    Trop tard

    Je suis venu trop tard

    Tu ne m'attendais plus

    Trop tard

    Je t'ai connue trop tard

    Tu n'improvisais plus

    Trop tard

    Je t'ai voulue trop tard

    Tu ne changeras plus

     

    Excédé par nos faux-semblants

    Notre incomplète intimité

    Je vais clamer ce sentiment

    Que tu continues d'exalter

     

    Je ne peux plus atermoyer

    Fétu au centre d'un remous

    Tant pis si je dois tout gâcher

    Si tu me chasses de chez vous

     

    Trop tard

    Je me livre trop tard

    Tu ne t'appartiens plus

    Trop tard

    Je te parle trop tard

    Tu ne m'écoutes plus

    Trop tard

    Je m'insurge trop tard

    Tu ne m'aimeras plus 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Ce fut une journée fantasque et poétique

    Dans la rue les passants se tenaient par la main

    Matin privilégié atmosphère euphorique

    La cité se parait d'un sourire enfantin

     

    Ébahi par ma bonne humeur inaltérable

    Je chantonnais sur le trottoir achalandé

    Lorsque midi sonna me suis senti capable

    D'ingurgiter Paris gargouille après pavé

     

    Mon repas terminé j'ai pris d'assaut ma ville

    Aux arches de ses ponts je me suis balancé

    Puis j'ai songé à toi qui dormais bien tranquille

    Quand je t'avais quittée sur la pointe des pieds

     

    J'ai souvent déploré dans mes joies les plus fortes

    Que tu ne sois à mon côté pour partager

    Ce frisson subtil mais ce qui me réconforte

    C'est qu'en ces moments-là je suis sûr de t'aimer

     

    Les ombres de la nuit ont transposé mon rêve

    Par quelque raccourci j'ai volé jusqu'à toi

    Cependant c'est ici que mon récit s'achève

    Le reste m'appartient et m'échappe à la fois

     

    Tu es là sur mon lit offerte et magnifique

    On dirait que tu n'es pas encore éveillée

    Comment ai-je oublié cet instant pathétique

    Où la veille pourtant je t'avais... étranglée

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Tu me dis que j'exagère

    De me plaindre de mon sort

    Quand je n'ai fait pour te plaire

    Qu'un imperceptible effort

    Mais lorsque tu me regardes

    De si près que j'en ai peur

    Ce sont mille et une échardes

    Qui me lacèrent le cœur

     

    Bien sûr je ne suis pas Danton

    Ni du Guesclin ni D'Annunzio

    Bien sûr Gainsbourg n'était pas sans raisons

    Plus séduisant qu'un hidalgo

    C'est sûr mais la bâtarde position

    Que de n'être ni laid ni beau

    Entre Lautrec et Rimbaud

    Je navigue incognito

     

    Tu dis que c'est une chance

    À condition cependant

    D'en garder pleine conscience

    Et d'en user finement

    C'est réconfortant peut-être

    Mais injuste malgré tout

    Quand d'autres n'ont qu'à paraître

    Pour qu'on tombe à leurs genoux

     

    Bien sûr je ne suis pas Danton

    Ni du Guesclin ni D'Annunzio

    Bien sûr Gainsbourg n'était pas sans raisons

    Plus séduisant qu'un hidalgo

    C'est sûr mais la bâtarde position

    Que de n'être ni laid ni beau

    Entre Lautrec et Rimbaud

    Je navigue incognito

     

    Tu me dis que j'ai des armes

    Que je fourbis bel et bien

    Tu appelles ça mon charme

    Redoutable et assassin

    Même si c'est plus durable

    Ne crois pas me consoler

    Moi qui me montre implacable

    Devant la médiocrité

     

    Bien sûr je ne suis pas Danton

    Ni du Guesclin ni D'Annunzio

    Bien sûr Gainsbourg n'était pas sans raisons

    Plus séduisant qu'un hidalgo

    C'est sûr mais la bâtarde position

    Que de n'être ni laid ni beau

    Entre Lautrec et Rimbaud

    Je navigue incognito

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    L’alligator n’est pas grand-chose

    À mes deux yeux exorbités

    Auprès de la moindre lycose

    Je n’ose pas même y penser

    Ne me parlez pas des tropiques

    Je n’y mettrai jamais un pied

    Tant que la mygale exotique

    N’y sera pas exterminée

     

    Qu’elle soit naine ou bien géante

    Rousse et velue ça m’est égal

    Équilibriste ou galopante

    Je la redoute comme la gale

    Il me vient des idées morbides

    Depuis que je connais le nom

    D’un microscopique arachnide

    Sarcopte des démangeaisons

     

    La pieuvre et ses longs tentacules

    Ne m’épouvantent pas autant

    Que l’agressive tarentule

    Cauchemar de mes nuits d’enfant

    De la plus humble tégénaire

    Jusqu’au faucheux dégingandé

    De la veuve noire à l’épeire

    Je n’aime pas les araignées 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    3 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Roger Pouly)

    Dans ma chambre

    Royaume de la nostalgie

    C'est là que je me réfugie

    J'y allume quelques bougies

    Et je me brûle en effigie

     

    Dans ma chambre

    Je cultive l'intimité

    Avec un rien de dignité

    J'y cache aussi la nudité

    De mes désirs d'absurdité

     

    Dans ma chambre

    Je m'endors au petit matin

    Je fais des rêves libertins

    Dont je ne suis pas très certain

    Car on n'y parle que latin

     

    Dans ma chambre

    On entre comme au tribunal

    D'une façon bien machinale

    On y condamne le banal

    Cela n'a rien d'original

     

    Dans ma chambre

    À tout petits coups de pinceau

    Je reconstitue par morceaux

    La voilure de mon berceau

    Soudain mon lit se fait vaisseau

     

    Dans ma chambre

    En maître des cérémonies

    Je m'invente des insomnies

    Pour briser la monotonie

    De mes amours à l'agonie

     

    Dans ma chambre

    C'est là que je viens naufrager

    Mes illusions trop affligées

    Et si l'on voulait m'assiéger

    Je saurais bien me protéger

     

    Dans ma chambre

    Je pense à tout décidément

    Je vis ma vie intensément

    Et si quelquefois je me mens

    Je fais semblant d'y croire... vraiment

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Il était beau comme une fille

    Sa barbe n'était qu'un duvet

    Charmeur de la tête aux chevilles

    On en fit un agent secret

     

    Elle était fière et douce et fine

    Pareille au fil de son épée

    La grande amie d'une tsarine

    Et de ses romans préférés

     

    C'était un vaillant capitaine

    Un chevalier de Saint-Louis

    Homme jusqu'à la quarantaine

    C'est son roi qui le travestit

     

    C'était une troublante dame

    Geneviève on la prénommait

    Que d'anonymes épigrammes

    Fiancèrent à Beaumarchais

     

    Entre les deux chacun hésite

    On conjecture on prend parti

    Pourquoi pas un hermaphrodite

    Qu'importe son sexe aujourd'hui

     

    Ne détruisons pas la légende

    Qui était ce monsieur d'Éon

    Si jamais on vous le demande

    Répondez : « Charles de Beaumont » 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Dans la rosée à la même heure

    Dès que le pré secoue ses fleurs

    Mieux qu’une myriade d’abeilles

    En volant à tire-d’oreille

    Les éléphants qu’on dit gourmands

    Viennent butiner goulûment

     

    Rien ne t’étonne

    Tu ne m’écoutes pas

    Ma fable est bonne

    Je l’ai faite pour toi

    Mais tu fredonnes

    Pendant tout ce temps-là

     

    Perchés sur les coquelicots

    Les héliotropes les pavots

    Les éléphants l’air imbécile

    Du bout de leur trompe érectile

    Aspirent sans rien en laisser

    Le nectar aux reflets dorés

     

    Rien ne t’étonne

    Tu ne m’écoutes pas

    Ma fable sonne

    Comme des coups de glas

    Sans que résonne

    Le moindre écho en toi

     

    Enfin le champ est désherbé

    Bien labouré bien arrosé

    Et quand la lune ouvre les yeux

    Les pachydermes besogneux

    Regagnent l'usine de miel

    Dans un élan industriel

     

    Rien ne t’étonne

    Tu ne m’écoutes pas

    Moi j’abandonne

    Tu ne comprendrais pas

    Ma fable est conne

    Mais pas autant que toi

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Toi l'ancien que je vais être

    Que je ne suis pas encore

    Toi qui me juges peut-être

    Je te conduis vers la mort

    Toi que je ne connais pas

    Mon dernier double vieilli

    Comprends-tu ce que je suis

    Et que tu n'es plus déjà

     

    C'est à toi que je m'adresse

    Et c'est pour toi que j'écris

    As-u trouvé la sagesse

    Es-tu cloué dans ton lit

    Je ménage ta jeunesse

    Du moins je fais de mon mieux

    Ne me crois pas si tu veux

    J'y mets toute ma tendresse

     

    Toi mon écorce ridée

    Je ne te décevrai pas

    Je suis un peu désarmé

    Mais ne me condamne pas

    Par-delà mon insouciance

    Tu sais bien ce qui m'attend

    Mais ne sois pas impatient

    Je n'ai pas ton expérience

     

    Chaque journée qui s'éteint

    Nous rapproche tant et plus

    Lorsque je t'aurai rejoint

    Comment m'accueilleras-tu

    J'essaierai de te sourire

    Nous nous donnerons la main

    Et sur le même chemin

    Nous pourrons alors partir

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    3 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je suis sûr que tu existes

    Qu'un jour tu me rejoindras

    Que toi aussi tu résistes

    À tout ce qui n'est pas moi

    Sauras-tu me reconnaître

    Quand se croiseront nos vies

    Te laisserai-je peut-être

    Passer sans avoir compris

     

    Qu'on ne vienne pas me dire

    Que tu es déjà venue

    Sans que j'aie vu ton sourire

    Ni saisi ta main tendue

    Qu'on ne me fasse pas croire

    Que tu es mon invention

    Une utopie dérisoire

    Pour sauver mes illusions

     

    J'ai rencontré des mirages

    Je pensais t'avoir trouvée

    Mais ces amours de passage

    Ne m'étaient pas destinées

    De ton côté je suppose

    Que tu as dû te tromper

    Endurer les mêmes choses

    Sans jamais désespérer

     

    Ça n'a pas été facile

    Ces multiples déceptions

    Certainement pas stérile

    Ce temps de préparation

    J'ai calmé mes exigences

    Émoussé mes jugements

    Dominé mon impatience

    Tu peux venir je t'attends

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    La fin de la semaine

    Ne m'apporte rien de bon

    Je soupire et je traîne

    Je flâne et je tourne en rond

    La fin de la semaine

    Prend ses vacances chez moi

    Espiègle et souveraine

    Elle pavoise mon toit

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime jeudi

     

    La fin de la semaine

    Me donne froid dans le dos

    Les heures qui s'égrènent

    Alourdissent mon fardeau

    La fin de la semaine

    M'inocule son ennui

    Et mes pensées m'emmènent

    Dans les profondeurs d'un puits

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime jeudi

     

    La fin de la semaine

    Sans relâche me poursuit

    S'installe diluvienne

    Dans les veilles de mes nuits

    La fin de la semaine

    Se faufile entre mes draps

    Au rythme des migraines

    Qui m'abattent sans combat

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime jeudi

     

    La fin de la semaine

    Me terrasse au pied du lit

    Où j'épargne avec peine

    Ce qu'il me reste de vie

    La fin de la semaine

    Me fait grâce le lundi

    Mais comme une rengaine

    Me revient le vendredi

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime on s'aime à tout vent

    On s'aime... souvent 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Serait-il devenu si laid

    Que vous ne l'envisagiez plus

    Que vous a-t-il dit qu'a-t-il fait

    Qui vous ait à ce point déçu

     

    L'incorrigible enfant fait de son mieux

    Il fait de son mieux

     

    Lorsqu'il était drôle et charmant

    Vous recherchiez sa compagnie

    Le découvrez-vous différent

    Aurait-il gravement failli

     

    L'éternel débutant fait ce qu'il peut

    Il fait ce qu'il peut

     

    On l'a vu consacrer ses nuits

    À tous ceux qu'il aimait vraiment

    A-t-il mérité le mépris

    Que vous lui vouez maintenant

     

    L'infatigable amant s'ennuie un peu

    Il s'ennuie un peu

     

    S'il sait se montrer vigilant

    Fidèle efficace et discret

    Il ne vous confie pas souvent

    Les clés de son jardin secret

     

    L'insoumis impatient fait ce qu'il veut

    Il fait ce qu'il veut

     

    Il a cultivé ses amis

    N'est pas près de démissionner

    N'a pas chuté au fond du puits

    Que pour lui leurs mains ont creusé

     

    L'acrobate imprudent ferme les yeux

     Il ferme les yeux

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana  / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [À toi]

    Moi je levais les yeux au ciel

    Lorsque l'on me parlait d'amours

    Issues d'échanges de courriels

    Et de compliments tout autour

     

    J'avais bien du mal à comprendre

    Que l'on puisse ouvrir grands ses bras

    À n'importe qui fût-il tendre

    Et désirable de surcroît

     

    Je haussais toujours les épaules

    Et je me croyais à l'abri

    De ces coups de foudre si drôles

    Tellement pitoyables aussi

     

    Tu m'as parlé de connivences

    Entre ton talent et le mien

    Tu as vaincu mes réticences

    Je t'ai tracé d'autres chemins

     

    Tu ne posais pas de questions

    Je ne te répondais jamais

    Sur l'écran je guettais ton nom

    Lui seul m'importait désormais

     

    Je hausse toujours les épaules

    Je ne me sens plus protégé

    De tes paroles qui m'enjôlent

    Par Internet interposé

     

    Je détestais les faux mirages

    Le chant sirupeux des poèmes

    Maintenant j'ai choisi ta page

    Celle où tu aimes que je t'aime

     

    Si je te trouble quelquefois

    Je sais que je nous rends heureux

    Que tu te demandes pourquoi

    Nous nous attirons tous les deux

     

    Je ne hausse plus les épaules

    Ne lève plus les yeux au ciel

    Je te caresse et tu me frôles

    D'un virtuel battement d'aile

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [À ma mère]

    Tu es faite des bois que rajeunit l'orage

    Tu es de ces refrains chantés à la veillée

    Tu es peinte des fleurs que j'épargne au passage

    Senteurs hors de saison sous les feuilles rouillées

     

    Tes bras se multiplient au-dessus de ma tête

    Charmille improvisée à mes pas ombrageux

    Ton rire est un écho en harmonie parfaite

    Avec un cri d'espoir inondant un ciel bleu

     

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Ce serait superflu je crois

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Trois mots galvaudés tant de fois

     

    Tu es de ces ruisseaux dont la voix désaltère

    Et de ces champs de blé que décoiffe le vent

    Tu es cette oasis où je mets pied à terre

    Pour quêter un peu d'eau et dormir un instant

     

    Si les ans ont froissé de leurs doigts ton visage

    S'ils ont griffé tes mains aux épines du temps

    À mes yeux ils n'ont pas corrompu ton image

    Celle qui a pour moi la fraîcheur d'une enfant

     

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Mais ne le sais-tu pas déjà

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Cette chanson le fait pour moi 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    16 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Quand le marin part en voyage

    Il abandonne sur le port

    Ses vieux parents et son village

    Une autre vie l'attend à bord

     

    Accoudé sur le bastingage

    Au soleil couchant il choisit

    Parmi ses copains d'abordage

    Celui qu'il mettra dans son lit

     

    Quand le soldat part pour la guerre

    Il quitte à regret sa maison

    La fille du garde-barrière

    Une autre vie l'attend au front

     

    Avec son arme en bandoulière

    Il s'en va d'un pas triomphant

    Une main sur sa cartouchière

    L'autre dans celle du commandant

     

    Quand je m'éloigne de la France

    J'ai la nostalgie de chez moi

    Mais je fais preuve de patience

    Une autre vie m'attend là-bas

     

    Je passe de sages vacances

    À me refaire une santé

    Dans le repos la continence

    Et vous envoie de doux baisers

     

    Vous attendiez-vous à autre chose ? 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Le petit vieux n'a pas vingt ans

    Il se suicide tout le temps

    Et s'ennuie à longueur de jour

    Il manque d'air et puis d'amour

    La fillette a quatre-vingts ans

    Elle renaît à chaque instant

    Ses jours lui paraissent trop courts

    Cousus de joies tissés d'amour

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui tenait dans ses épines

    Une vraie fleur de coton

    Sur le flanc de la colline

    Dans le plus total abandon

     

    Le vieil enfant fume le cigare

    Boit des cocktails un peu bizarres

    Il a deux rides entre les yeux

    Ses lendemains ne sont pas bleus

    La jeune vieille aime les pralines

    Boit du sirop de grenadine

    Ses joues se plissent quand elle rit

    Ses rêves ne sont jamais gris

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui serrait dans ses épines

    Une vraie fleur de coton

    Oubliés par les machines

    Épargnés par les fenaisons

     

    Lui la regarde s'amuser

    Tandis qu'elle a le dos tourné

    Et ferme les volets sans bruit

    Dès qu'elle s'endort sur le tapis

    Elle redoute de lui manquer

    Pourtant ça ne saurait tarder

    Et voudrait qu'il se lasse avant

    Qu'elle ne s'éteigne doucement

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui griffait de ses épines

    Un cœur de fleur de coton

    Tout le reste on le devine

    N'est que pure imagination

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je n'invite pas à danser

    À chanter en chœur avec moi

    Les hurlements les poings levés

    On ne m'a pas conçue pour ça

    Je suis là pour être écoutée

    Je ne vous ferai pas l'affront

    De quelques onomatopées

    Je laisse à d'autres sans façon

    Le soin de vous crétiniser

     

    Je suis une chanson

    Qui revendique l'intention

    De vous parler droit au cœur

    Sans artifice et sans heurt

    Je suis une chanson

    Je veux être au creux de votre oreille

    Vous tenir en éveil

     

    Je suis malicieuse ou naïve

    Comme vous pouvez l'être aussi

    Provocante ou récréative

    Je dépeins des tranches de vie

    Je réhabilite des mots

    Que l'on avait presque oubliés

    Au profit d'un système idiot

    De langue stéréotypée

    Qui se répercute en écho

     

    Je suis une chanson

    Je n'ai pas besoin d'un canon

    Pour vous redonner du cœur

    Un certain goût du bonheur

    Je suis une chanson

    Il ne tient qu'à vous que je sois belle

    Rendez-moi immortelle

     

    N'attendez pas que je me nomme

    Ni que je vous cède mes clés

    J'ai du respect pour vous en somme

    Quand je répugne à bêtifier

    Je ne suis pas un chant guerrier

    Un air de ralliement mondial

    Je me refuse à répéter

    Ce que vous dit votre journal

    Essayons de nous envoler

     

    Je suis une chanson

    Qui reconnaît son ambition

    De vous chatouiller le cœur

    De vous emmener ailleurs

    Une simple chanson

    Si vous parvenez à m'adopter

    À me perpétuer

    Alors j'aurai... gagné

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    7 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand ton sommeil est le plus fort

    Je ne te reconnais jamais

    Je sais que ton amour est mort

    Sinon tu te réveillerais

    Pourtant je ne peux pas y croire

    Les apparences m'ont trompé

    Puisqu'il me reste cet espoir

    Qui ne veut pas m'abandonner

     

    Tu es la larme sur ma joue

    Tu es le cerne sous mes yeux

    De tous les rôles que tu joues

    C'est celui qui te va le mieux

    Je voudrais tant pouvoir me dire

    Que j'ai l'impression de t'aimer

    Par caprice ou simple plaisir

    Par crainte de te remplacer

     

    Tu es le mur de ma prison

    Infranchissable et quotidien

    Faut-il que j'y heurte mon front

    Ou dois-je rebrousser chemin

    Mon seul effort en attendant

    Consiste à me tenir debout

    Si je te hais le plus souvent

    C'est pour ne pas devenir fou

     

    Je t'aime et j'en meurs lentement

    J'ai mis une arme entre tes mains

    Et tu t'en sers inconsciemment

    Le moindre de tes mots m'atteint

    Chaque jour plus indifférent

    Quand il ne se fait pas moqueur

    Ton regard me blesse en passant

    Aussi froid qu'une balle au cœur

     

    Ton regard me blesse en passant

    Aussi froid qu'une balle au cœur

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    5 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    J'ai détesté mon nom

    Dès lors que je t'ai vu entrer

    J'ai compris que ce serait toi

    J'étais au bout de la rangée

    J'ai craint que tu ne me voies pas

     

    Avant que tu parviennes à moi

    L'un de mes compagnons pouvait

    Te charmer mille et une fois

    Je connaissais tous leurs attraits

     

    J'ai détesté mon nom

    Non je n'ai pas eu droit

    À Mariette ou Manon

    Pierrette ou Paméla

     

    Je m'étais résignée déjà

    Quand devant moi tu t'es dressé

    Puis tu m'as désignée du doigt

    Dans tes bras on m'a déposée

     

    Ce qui avait guidé ton choix

    Je l'ignorais sur le moment

    Depuis je sais que je le dois

    À mon beau manteau noir et blanc

     

    J'ai détesté mon nom

    Pourquoi pas Joséfa

    Juliette ou Jeanneton

    Babette ou Barbara

     

    Je m'abandonne à tes caresses

    Mais c'est toujours toi qui ronronnes

    Si mon corps brûle de tendresse

    C'est pour l'amour que tu me donnes

     

    Nous restons très indépendants

    Sans pourtant nous quitter des yeux

    Et je me demande souvent

    Quel est le plus félin des deux

     

    J'ai détesté mon nom

    Emprunté à Zola

    J'ai changé d'opinion

    Puisqu'il me vient de toi

    Je m'appelle Nana

    Na !

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique