• Futur

    (C. Piana / M. Pierozzi)

    Tu n'auras pas de maison basse

    D'énormes poutres au plafond

    Dont le bois garde dans la masse

    L'écho des haches qui les font

     

    Tu n'auras pas de murs de pierre

    Ni de tuiles ou d'ardoises au toit

    Mais sur l'acier poli et froid

    Se brisera l'éclat du verre

     

    Tu n'ouvriras pas tes fenêtres

    Pour un bonjour à tes voisins

    Et parler des fleurs qui vont naître

    Ou bien mourir dans ton jardin

     

    Toi tu regarderas le monde

    Sur des télévisions-œillères

    Sans voir le cœur de la matière

    Où se cache la vie profonde

     

    Tu n'auras pas l'amour paisible

    De cette femme qui m'attend

    Ni le temps d'être encore sensible

    À l'univers de tes enfants

     

    Vous croiserez vos lassitudes

    Et dans vos loisirs programmés

    Vous ne pourrez pas vous donner

    L'oubli de votre servitude

     

    Tu n'auras pas le goût des livres

    Ni ce regard que tu avais

    Quand je voulais t'apprendre à vivre

    Dans la musique que j'aimais

     

    Je sens pour moi que c'est l'automne

    J'étais fait pour d'autres saisons

    Et j'ai bien peur d'avoir raison

    Mon fils quand tu seras un homme

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :