• (M. Berger)

    Derrière des barreaux

    Pour quelques mots

    Qu'il pensait si fort

     

    Dehors dehors il fait chaud

    Des milliers d'oiseaux

    S'envolent sans effort

     

    Quel est ce pays

    Où frappe la nuit

    La loi du plus fort

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    S'endort peut-être

     

    Et moi qui danse ma vie

    Qui chante et qui ris

    Je pense à lui

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    Déjà mort peut-être

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  • (N. Peyrac)

     

    Quelques lueurs d'aéroport

     

    L'étrange fille aux cheveux d'or

     

    Dans ma mémoire traîne encore

     

    C'est l'hiver à San Francisco

     

    Mais il ne tombe jamais d'eau

     

    Aux confins du Colorado

     

     

     

    Et le Golden Gate s'endort

     

    Sur Alcatraz où traîne encore

     

    Des sanglots couleur de prison

     

    Monsieur Caryl Chessman est mort

     

    Mais le doute subsiste encore

     

    Avait-il raison ou bien tort

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

     

     

    Le Queen Mary est un hôtel

     

    Au large de Beverley Hills

     

    Et les collines se souviennent

     

    Des fastes de la dynastie

     

    Qui de Garbo jusqu'à Bogie

     

    Faisait résonner ses folies

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

     

     

    Pauvre madame Polanski

     

    D'un seul coup on t'a pris deux vies

     

    Mais qui donc s'en souvient ici

     

    C'est l'hiver à San Francisco

     

    Je ne trouverai le repos

     

    Qu'aux confins du Colorado

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

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  • (A. Pol / G. Brassens)

    Je veux dédier ce poème

    À toutes les femmes qu'on aime

    Pendant quelques instants secrets

    À celles qu'on connaît à peine

    Qu'un destin différent entraîne

    Et qu'on ne retrouve jamais

     

    À celle qu'on voit apparaître

    Une seconde à sa fenêtre

    Et qui preste s'évanouit

    Mais dont la svelte silhouette

    Est si gracieuse si fluette

    Qu'on en demeure épanoui

     

    À la compagne de voyage

    Dont les yeux charmant paysage

    Font paraître court le chemin

    Qu'on est seul peut-être à comprendre

    Et qu'on laisse pourtant descendre

    Sans avoir effleuré la main

     

    À celles qui sont déjà prises

    Et qui vivant des heures grises

    Près d'un être trop différent

    Vous ont inutile folie

    Laissé voir la mélancolie

    D'un avenir désespérant

     

    Chères images aperçues

    Espérances d'un jour déçues

    Vous serez dans l'oubli demain

    Pour peu que le bonheur survienne

    Il est rare qu'on se souvienne

    Des épisodes du chemin

     

    Mais si l'on a manqué sa vie

    On songe avec un peu d'envie

    À tous ces bonheurs entrevus

    Aux cœurs qui doivent vous attendre

    Aux baisers qu'on n'osa pas prendre

    Aux yeux qu'on n'a jamais revus

     

    Alors aux soirs de lassitude

    Tout en peuplant sa solitude

    Des fantômes du souvenir

    On pleure les lèvres absentes

    De toutes ces belles passantes

    Que l'on n'a pas su retenir

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  • (G. Moustaki)

    [En duo avec Karine Kargal]

    Pour une longue dame brune

    J'ai inventé

    Une chanson au clair de la lune

    Quelques couplets

    Si jamais elle l'entend un jour

    Elle saura

    Que c'est une chanson d'amour

    Pour elle et moi

     

    Je suis la longue dame brune

    Que tu attends

    Je suis la longue dame brune

    Et je t'entends

    Chante encore au clair de la lune

    Je viens vers toi

    Ta guitare orgue de fortune

    Guide mes pas

     

    Pierrot m'avait prêté sa plume

    Ce matin-là

    À ma guitare de fortune

    J'ai pris le la

    Je me suis pris pour un poète

    En écrivant

    Les mots qui passaient par ma tête

    Comme le vent

     

    Pierrot t'avait prêté sa plume

    Cette nuit-là

    À ta guitare de fortune

    Tu pris le la

    Et je t'ai pris pour un poète

    En écoutant

    Les mots qui passaient par ta tête

    Comme le vent

     

    J'ai habillé la dame brune

    Dans mes pensées

    D'un morceau de voile de brume

    Et de rosée

    J'ai fait son lit contre ma peau

    Pour qu'elle soit bien

    Bien à l'abri et bien au chaud

    Entre mes mains

     

    Habillée de voile de brume

    Et de rosée

    Je suis la longue dame brune

    De ta pensée

    Chante encore au clair de la lune

    J'entends ta voix

    À travers les monts et les dunes

    Je viens vers toi

     

    Pour une longue dame brune

    J'ai inventé

    Une chanson au clair de la lune

    Quelques couplets

    Je sais qu'elle l'entendra un jour

    Qui sait demain

    Pour que cette chanson d'amour

    Finisse bien

     

    Bonjour je suis la dame brune

    J'ai tant marché

    Bonjour je suis la dame brune

    Je t'ai trouvé

    Fais-moi place au creux de ton lit

    Je serai bien

    Bien au chaud et bien à l'abri

    Contre tes reins 

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  • (N. Ciccone)

    J' t'aime tout court

    Sans beaucoup ni vraiment

    Sans faire peur ni semblant

    Sans conditions ni règles

     

    J' t'aime tout court

    Sans peut-être ni seulement

    Sans parures ni diamants

    Sans artifices ni chaînes

     

    J' t'aime tout court

    Sans tambours ni canons

    Sans vainqueurs ni perdants

    Sans belles promesses ni pièges

     

    J' t'aime tout court

    Sans orages ni volcans

    Beau temps ou mauvais temps

    Au profond de moi-même

     

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    J' t'aime tout court

    Sans virgules sans accents

    Sans détours ni serments

    Sans complexes ni gêne

     

    J' t'aime tout court

    Sans une limite de temps

    Au passé au présent

    Bien au-delà du rêve

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    J' t'aime tout court

    Même si l'homme est violent

    Même si vivre est dément

    Même si lourdes sont nos peines

     

    J' t'aime tout court

    Follement tendrement

    Fort de tout mon vivant

    Collé contre tes lèvres

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime 

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  • (R. Miller / G. Allwright)

    Dans son manteau rouge et blanc

    Sur un traîneau porté par le vent

    Il descendra par la cheminée

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Maintenant il est l'heure d'aller te coucher 

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  • (B. Lapointe)

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons

    Qui sont dans l'eau profonde

    C'est que jamais quand ils sont polissons

    Leur maman ne les gronde

    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit

    Ou bien sur leurs chaussettes

    Ou à cracher comme des pas polis

    Elle reste muette

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    Elle ne leur fait jamais la vie

    Ne leur fait jamais de tartines

    Ils mangent quand ils ont envie

    Et quand ça a dîné ça r'dîne

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    S'ils veulent prendre un petit ver

    Elle les approuve des deux ouïes

    Leur montrant comment sans ennuis

    On les décroche de leur patère

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    S'ils veulent être maquereaux

    C'est pas elle qui les empêche

    De se faire des raies bleues sur le dos

    Dans un banc de peinture fraîche

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    J'en connais un qui s'est marié

    À une grande raie publique

    Il dit quand elle lui fait la nique

    « Ah qu'est-ce que tu me fais ma raie »

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons

    Qui sont dans l'eau profonde

    C'est que jamais quand ils sont polissons

    Leur maman ne les gronde

    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit

    Ou bien sur leurs chaussettes

    Ou à cracher comme des pas polis

    Elle reste muette

     

    La maman des poissons elle est bien gentille 

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  • (S. Gainsbourg)

    Écoute les orgues

    Elles jouent pour toi

    Il est terrible cet air-là

    J'espère que tu aimes

    C'est assez beau non

    C'est le requiem pour un con

     

    Je l'ai composé

    Spécialement pour toi

    À ta mémoire scélérat

    C'est un joli thème

    Tu ne trouves pas non

    Semblable à toi-même pauvre con

     

    Et voici les orgues

    Qui remettent ça

    Faut que tu apprennes par cœur cet air-là

    Que tu n'aies pas même

    Une hésitation

    Sur le requiem pour un con

     

    Quoi tu me regardes

    Tu n'apprécies pas

    Mais qu'est-ce qu'il y a là-dedans qui te plaît pas

    Pour moi c'est idem

    Que ça te plaise ou non

    Je te le rejoue quand même pauvre con

     

    Écoute les orgues

    Elles jouent pour toi

    Il est terrible cet air-là

    J'espère que tu aimes

    C'est assez beau non

    C'est le requiem pour un con

     

    Je l'ai composé

    Spécialement pour toi

    À ta mémoire de scélérat

    Sur ta figure blême

    Aux murs des prisons

    J'inscrirai moi-même : « Pauvre con » 

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  • (M. Le Forestier)

    Marie s'éveille s'ensommeille pourtant

    Marie se lève bonne élève enfant

    Prend son cartable sur la table et sort

    Ses yeux picotent papillotent encore

     

    Marie c'est bien Charlemagne

    Qui t'a fait lever si tôt

    Marie maudis Charlemagne

    Souffle une voix dans son dos

     

    Et Marie cueille quelques feuilles jaunies

    Rencontre Pierre sur le lierre assis

    Marie paresse puis caresse sa joue

    S'assied par terre près de Pierre et joue

     

    Marie bénis Charlemagne

    Qui t'a fait lever si tôt

    Marie oublie Charlemagne

    Souffle une voix dans son dos

     

    Un jour d'école sans parole c'est long

    La cloche sonne mais l'automne sent bon

    Marie se terre près de Pierre dehors

    Marie s'éloigne Charlemagne est mort

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  • (Zazie / R. Seff)

    [En duo avec Ann O'Nimm]

    J'étais à l'hôtel Beau Rivage

    Un nid douillet face à la plage

    J'aurais pu croire au paradis

    Tout seul au fond de ce grand lit

     

    Mais voilà j'ai ouvert les yeux

    Et par malheur on était deux

    Je rêvais de vivre sans toi

    Mais tu étais nu sous mes draps

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais je m'en fous

     

    Avec horreur dans ton sourire

    J'ai lu l'amour et le désir

    Alors en fermant les paupières

    J'ai aussi éteint la lumière

     

    Je n'ai cédé à tes caresses

    Que par fatigue et par paresse

    Et je n'ai connu le plaisir

    Qu'en t'entendant enfin dormir

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas non plus

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais je m'en fous

     

    Tant pis si c'est un peu cruel

    Tant de chansons sont con...sensuelles

    On ne peut pas passer son temps

    À n'avoir que de bons sentiments

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais

    C'est pas facile à dire mais

    C'est pas facile à dire 

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  • (G. Bontempelli)

    Ma jeunesse fout le camp

    Tout au long d'un poème

    Et d'une rime à l'autre

    Elle va bras ballants

    Ma jeunesse fout le camp

    À la morte fontaine

    Et les coupeurs d'osier

    Moissonnent mes vingt ans

     

    Nous n'irons plus au bois

    La chanson du poète

    Le refrain de deux sous

    Les vers de mirliton

    Qu'on chantait en rêvant

    Aux filles de la fête

    J'en oublie jusqu'au nom

    J'en oublie jusqu'au nom

     

    Nous n'irons plus au bois

    Cueillir la violette

    La pluie tombe aujourd'hui

    Qui efface nos pas

    Les enfants ont pourtant

    Des chansons plein la tête

    Mais je ne les sais pas

    Mais je ne les sais pas

     

    Ma jeunesse fout le camp

    Sur un air de guitare

    Elle sort de moi-même

    En silence à pas lents

    Ma jeunesse fout le camp

    Elle a rompu l'amarre

    Elle a dans ses cheveux

    Les fleurs de mes vingt ans

     

    Nous n'irons plus au bois

    Voici venir l'automne

    J'attendrai le printemps

    En effeuillant l'ennui

    Il ne reviendra plus

    Et si mon cœur frissonne

    C'est que descend la nuit

    C'est que descend la nuit

     

    Nous n'irons plus au bois

    Nous n'irons plus ensemble

    Ma jeunesse fout le camp

    Au rythme de tes pas

    Si tu savais pourtant

    Comme elle te ressemble

    Mais tu ne le sais pas

    Mais tu ne le sais pas 

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  • (S. Gainsbourg)

    Oh je voudrais tant que tu te souviennes

    Cette chanson était la tienne

    C'était ta préférée je crois

    Qu'elle est de Prévert et Kosma

     

    Et chaque fois « Les Feuilles mortes »

    Te rappellent à mon souvenir

    Jour après jour

    Les amours mortes

    N'en finissent pas de mourir

     

    Avec d'autres bien sûr je m'abandonne

    Mais leur chanson est monotone

    Et peu à peu je m'indiffère

    À cela il n'est rien à faire

     

    Car chaque fois « Les Feuilles mortes »

    Te rappellent à mon souvenir

    Jour après jour

    Les amours mortes

    N'en finissent pas de mourir

     

    Peut-on jamais savoir par où commence

    Et quand finit l'indifférence

    Passe l'automne vienne l'hiver

    Et que la chanson de Prévert

     

    Cette chanson « Les Feuilles mortes »

    S'efface de mon souvenir

    Et ce jour-là

    Mes amours mortes

    En auront fini de mourir

    Et ce jour-là

    Mes amours mortes

    En auront fini de mourir 

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  • (G. Brassens)

    Ma mie de grâce ne mettons

    Pas sous la gorge de Cupidon

    Sa propre flèche

    Tant d'amoureux l'ont essayé

    Qui de leur bonheur ont payé

    Ce sacrilège

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Laissons le champ libre à l'oiseau

    Nous serons tous les deux priso-

    nniers sur parole

    Au diable les maîtresses queux

    Qui attachent les cœurs aux queues

    Des casseroles

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Vénus se fait vieille souvent

    Elle perd son latin devant

    La lèchefrite

    À aucun prix moi je ne veux

    Effeuiller dans le pot-au-feu

    La marguerite

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    On leur ôte bien des attraits

    En dévoilant trop les secrets

    De Mélusine

    L'encre des billets doux pâlit

    Vite entre les feuilles des li-

    vres de cuisine

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Il peut sembler de tout repos

    De mettre à l'ombre au fond d'un pot

    De confiture

    La jolie pomme défendue

    Mais elle est cuite elle a perdu

    Son goût nature

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    De servante n'ai pas besoin

    Et du ménage et de ses soins

    Je te dispense

    Qu'en éternelle fiancée

    À la dame de mes pensées

    Toujours je pense

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

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  • (B. Bergman / A. Hamilton)

    Adieu gueule d'amour

    Viens pas boire dans mon verre

    Tu peux me pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré pour toi naguère

     

    Et salut gueule d'amour

    Tu m'as joué tu perds

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré pour toi naguère

     

    Tu m'as cassé presque cassé le cœur en deux

    Il s'en est fallu de peu

    Tu te rappelles je me rappelle quand tu disais

    « L'amour c'est imbécile »

    L'amour c'était pas pour toi et...

     

    Adieu gueule d'amour

    J'ai besoin de changer d'air

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré à quoi à quoi ça sert

     

    Adieu gueule d'amour

    J'ai besoin de changer d'air

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré à quoi ça sert

     

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

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  • (M. Polnareff)

    Je me promenais le long des quais le long de ma pâleur

    Quêtant à la ronde quelques petits sous de bonheur

    Quand à mes pieds je vis

    Un tout tout petit

    Cœur qu'on semblait avoir laissé là par erreur

     

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Mais ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    Moi je n'ai vraiment jamais su ce que c'est qu'aimer

    Mais il faut dire que je suis un peu timide

    Et que j'ai des manières démodées

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Et ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    On m'avait dit : « Les filles mon vieux, ben ! faut leur parler »

    Mais moi ma seule passion c'est les soixante-dix-huit tours

    Mais ça les fait bouder

     

    Dans un an et un jour si elle n'est pas venue le chercher

    Je mettrai mes plus beaux habits lavés et repassés

    Il sera à moi

    À moi rien qu'à moi

    Ce petit cœur et je pourrai

    Enfin... aimer

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  • (L. Capart)

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Raconte-nous l'enfant que tu étais

    Courant du sable fin aux galets

    Parle-nous de ces jeunes gens

    Sautant les feux de la Saint-Jean

    On pouvait croire au paradis en ce pays

    Chante-nous si tu t'en souviens

    Pour passer le raz de Sein

    Le cantique à sainte Marie

    Qu'on ne chante qu'ici

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La peine et l'ennui de l'automne à l'été

    On ne vit qu'au rythme des marées

    De la naissance au grand sommeil

    Règne le flambeau de la Vieille

    On mêle la cannelle au parfum des chandelles

    On dira pour embarrasser

    La mort : « Joie aux trépassés »

    Car sur cette terre fidèle

    Les âmes vont au ciel

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Quand le jour s'achève au-dessus de la grève

    Sur la pierre écorchée de l'île

    On croit voir au fond de la brume

    Comme des feux qu'on allume

    Ou la barque ensorcelée qui apparaît

    Menaçante elle vient jeter

    La peur sur les naufragés

    Et le noir habille la vie

    Des femmes du pays

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La vie a changé sur le court chemin

    Du Néroth à Saint-Corentin

    On ne reste plus très longtemps

    Isolés du continent

    Même les anciens ne reviennent

    Qu'au printemps

    Et la mer a tourné le dos

    Aux pêcheurs des temps nouveaux

    Elle entraînera les marins

    Loin de l'île de Sein

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Il garde son histoire

    Au plus profond des mémoires

    Et l'on dit à Paris

    Qu'il est beau le pays

    Des marins d'île de Sein 

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  • (M. Lavoine / F. Aboulker)

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je vois la tour Montparnasse plantée devant moi

    Au coin de la rue Madame je reviens vers toi

    Je me rends à Saint-Sulpice je me rends tu vois

    Il y a de la poésie mon cœur ici bat

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les soirs je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Que cette ville est jolie en disant cela

    Ton visage m'apparaît je reviens à toi

    Voilà une journée qui traîne un peu à mon bras

    Un nuage dans sa traîne c'est la vie qui va

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les jours je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette ville je crois

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  • (C. Lemesle/R. Dassin/S. Goodman)

    Les matins se suivent et se ressemblent

    Quand l'amour fait place au quotidien

    On n'était pas faits pour vivre ensemble

    Ça ne suffit pas toujours de s'aimer bien

     

    C'est drôle hier on s'ennuyait

    Et c'est à peine si l'on trouvait

    Des mots pour se parler du mauvais temps

    Et maintenant qu'il faut partir

    On a cent mille choses à dire

    Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

     

    On fait ce qu'il faut on tient nos rôles

    On se regarde on rit on crâne un peu

    On a toujours oublié quelque chose

    Ce n'est pas facile de se dire adieu

     

    Et l'on sait trop bien que tôt ou tard

    Demain peut-être ou même ce soir

    On va se dire que tout n'est pas perdu

    De ce roman inachevé

    On va se faire un conte de fées

    Mais on a passé l'âge on n'y croirait plus

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

     

    Roméo Juliette et tous les autres

    Au fond de vos bouquins dormez en paix

    Une simple histoire comme la nôtre

    Est de celles qu'on n'écrira jamais

     

    Allons petite il faut partir

    Laisser ici nos souvenirs

    On va descendre ensemble si tu veux

    Et quand elle va nous voir passer

    La patronne du café

    Va encore nous dire

    Salut les amoureux

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

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  • (W. Sheller)

    Quelqu'un m'a demandé juste hier après-midi

    Si je me souvenais de toi

    Il m'a montré toutes ses photos d'amis

    Et j'en ai vu trop de toi

     

    Les clichés d'un week-end en Angleterre

    Quelques diapos d'un de nos anniversaires

    Enfin juste de quoi tout remuer

    Avec une envie folle de te retrouver

    Et de te chercher partout

    De te retrouver

     

    Et puis j'ai repris ce matin mon job à huit heures pile

    Et là j'ai tout oublié

    C'est drôle de voir comme les heures qui défilent

    Peuvent à ce point tout changer

     

    Après tout je me fous de l'Angleterre

    Et j'aurai bien d'autres anniversaires

    Je vis la vie que je voulais mener

    À quoi bon tout changer

    Pour te retrouver

    Et puis te chercher partout

    Pour te retrouver

     

    Après tout je me fous de l'Angleterre

    Et j'aurai bien d'autres anniversaires

    Je vis la vie que je voulais mener

    À quoi bon tout changer

    Pour te retrouver

    Et puis te chercher partout

    Un peu n'importe où

     

    Peut-être à Paris à Neuilly à Passy à Lagny à Bondy

    À Grigny à Parly à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo à Kyoto à Stromso

    À Paris à Neuilly à Passy à Lagny à Bondy

    À Grigny à Parly à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo à Kyoto à Stromso

    À Paris à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo...

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  • (L. Chédid)

    Moteur

     

    L'action se déroule dans ta ville

    Vue d'hélicoptère ou du haut d'un building

    Et puis la caméra zoome avant

    Jusqu'à ton appartement

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Comme il est dit dans le scénario

    Gros plan de toi dans ton berceau

    Comme il est précisé dans le script

    Lumière tamisée flou artistique

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Sur la bande-son une cloche qui sonne

    Fondu enchaîné sur la cour d'une école

    Un lièvre une tortue Les Trois Mousquetaires

    Et plus tard Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Autre séquence autre scène

    Champ contrechamp gros plan sur elle

    T'as raison y a que l'amour qui vaille la peine

    Demande à l'éclairagiste qu'il éteigne

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Flash-back tu regardes en arrière

    Toutes les choses que tu n'as pas pu faire

    Tu voudrais disparaître dans le rétroviseur

    Mais personne n'a jamais arrêté le projecteur

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

     

    Travelling sur un corbillard qui passe

    Sans faire de bruit sans laisser de traces

    Un bébé qui pleure dans la maison d'en face

    Quand quelqu'un s'en va un autre prend sa place

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Alors la caméra zoome arrière

    Et tu remontes dans l'hélicoptère

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  • (C. Trénet)

    Je me souviens d'un coin de rue

    Aujourd'hui disparu

    Mon enfance est restée là

    Je ne l'oublierai pas

    Il y avait une palissade

    Un taillis d'embuscades

    Les voyous de mon quartier

    Venaient s'y batailler

     

    À présent il y a un café

    Un comptoir blanc qui fait de l'effet

    Un fleuriste qui vend ses fleurs aux amants

    Et même aux enterrements

     

    Je revois mon coin de rue

    Tel que je l'ai vécu

    Aussi vrai que ce triste soir

    Où le cœur sans espoir

    Je pleurais en attendant

    Un amour de quinze ans

    Rêve fou qui fut perdu

    Juste à ce coin de rue

     

    Et depuis j'ai beaucoup voyagé

    Trop souvent en pays étrangers

    Réfections constructions ou démolitions

    Vous me donnez des visions

     

    Je crois voir mon coin de rue

    Soudain réapparu

    Je retrouve ma palissade

    Mes copains nos glissades

    Deux brins de muguet de printemps

    Mes treize ans mes vingt ans

    Tout ce qui fut et qui n'est plus

    Mon petit coin de rue

     

    Tout ce qui fut et qui n'est plus

    Cher petit coin de rue

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  • (S. Gainsbourg)

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Je distribue les swings et les uppercuts

    Ça fait VLAM ça fait SPLATCH et ça fait SHTUCK ou bien BOMP

    Ou HUMPF parfois même

    FLAP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens avec moi par-dessus les buildings

    Ça fait WHIN quand on s'envole et puis

    KLING après quoi je fais TILT et ça fait

    BOING SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    N'aie pas peur bébé agrippe-toi SHACK

    Je suis là CRASH pour te protéger TCHLACK

    Ferme les yeux CRASH embrasse-moi

    SMACK SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ 

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  • (P. Cyel / D. Hallyday)

    Repense aux douces minutes

    Quelques instants de purs moments loin de nos disputes

    Repense aux intenses lueurs

    Aux doux contacts loin de l'impact du vide intérieur

     

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu ne peux plus te taire

    Et lorsque regarder en arrière

    Reste le seul lien entre nous deux

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu n'as plus de repères

    Et si vraiment tout a été offert

    Aux caprices de tes yeux

    Repenses-y si tu veux

    Si tu veux

     

    Repense à ces images

    Où les pardons sont des questions aux étendues sans grillages

    Repense même aux silences

    Plus forts que les mots laissés au repos face aux évidences

     

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu ne peux plus te taire

    Et lorsque regarder en arrière

    Reste le seul lien entre nous deux

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu n'as plus de repères

    Et si vraiment la vie a tout offert

    Aux caprices de tes yeux

    Repenses-y si tu veux

    Repenses-y si tu veux

    Oui repenses-y si tu veux

     

    Si tu peux

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  • (W. Sheller)

    Dans l'orage d'une forêt sans âge

    Aux abords du Poitou

    À l'automne où je vivais chez vous

    J'ai vu le visage d'une enfant sauvage

    Qui portait un bijou

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

    À l'automne où je vivais chez vous

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

     

    Elle avait l'âge des vagabondages

    Pieds nus sur les cailloux

    Dans les rivières où viennent boire les loups

    À mon passage elle a pris mon bagage

    Elle m'a suivi partout

    Jusqu'à l'étage où j'avais mon verrou

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

     

    Au lendemain de l'orage il restait un message

    Vous me plaisiez beaucoup

    Mais je ne pense pas avoir besoin de vous

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

    Je t'ai cherchée partout

    Je t'ai cherchée partout 

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  • (G. Béart)

    Ce qu'il y a de bon en vous c'est vous

    Tout le reste ne vaut rien du tout

    Tout ce qui se trouve autour

    N'est que matière à discours

    Et ce qui m'attire en vous c'est vous

     

    Quand je vais à notre rendez-vous

    Je me dis ce que les gens sont fous

    De ne pas suivre mes pas

    C'est vrai qu'ils ne savent pas

    Ce que c'est que d'être auprès de vous

     

    Certains me parlent très mal de vous

    Mais vous voyez bien que je m'en fous

    Tout le bien et tout le mal

    S'additionnent c'est normal

    Ce qu'il en sort le meilleur c'est vous

     

    J'aimerais tant jouer avec vous

    Même si je n'ai aucun atout

    Sans carreau mon trèfle abdique

    Je n'ai plus le moindre pique

    Me reste un seul cœur il est pour vous

     

    C'est fini je suis au garde-à-vous

    Et n'ajouterai plus rien du tout

    Ah ! Si j'aurais pu dire encore

    Que j'aime tant votre corps

    C'est faux ce que j'aime en vous c'est vous

    Ce que j'aime en vous c'est vous

    Ce que j'aime en vous c'est vous 

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  • (G. Brassens)

    Toi l'épouse modèle le grillon du foyer

    Toi qui n'as point d'accroc dans ta robe de mariée

    Toi l'intraitable Pénélope

    En suivant ton petit bonhomme de bonheur

    Ne berces-tu jamais en tout bien tout honneur

    De jolies pensées interlopes

    De jolies pensées interlopes

     

    Derrière tes rideaux dans ton juste milieu

    En attendant le retour d'un Ulysse de banlieue

    Penchée sur tes travaux de toile

    Les soirs de vague à l'âme et de mélancolie

    N'as-tu jamais en rêve au ciel d'un autre lit

    Compté de nouvelles étoiles

    Compté de nouvelles étoiles

     

    N'as-tu jamais encore appelé de tes vœux

    L'amourette qui passe qui vous prend aux cheveux

    Qui vous conte des bagatelles

    Qui met la marguerite au jardin potager

    La pomme défendue aux branches du verger

    Et le désordre à vos dentelles

    Et le désordre à vos dentelles

     

    N'as-tu jamais souhaité de revoir en chemin

    Cet ange ce démon qui son arc à la main

    Décoche des flèches malignes

    Qui rend leur chair de femme aux plus froides statues

    Les bascule de leur socle bouscule leur vertu

    Arrache leur feuille de vigne

    Arrache leur feuille de vigne

     

    N'aie crainte que le ciel ne t'en tienne rigueur

    Il n'y a vraiment pas là de quoi fouetter un cœur

    Qui bat la campagne et galope

    C'est la faute commune et le péché véniel

    C'est la face cachée de la lune de miel

    Et la rançon de Pénélope

    Et la rançon de Pénélope

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  • (V. De Moraes / A. Pecci Filho / G. Moustaki)

    Mon amour mon bonheur mon tourment

    Je veille ton sommeil

    Comme on veille un enfant

     

    Les yeux clos le visage apaisé

    Je t'entends respirer

    Tu souris en rêvant

     

    J'imagine tes rêves

    Peuplés de princesses

    De lampes magiques

    De grands méchants loups

     

    Mon amour reste là sans bouger

    Sans grandir sans vieillir

    Le temps s'est arrêté

     

    Mon amour reste là sans parler

    Nous sommes dans un monde

    Étrange et étranger

    Où les fleurs nous racontent des contes de fées

    Où toutes les légendes sont réalité

     

    Reste là sans bouger mon amour

    Et s'il faut que demain cesse l'enchantement

    Et que la vie reprenne son cours

    Désormais rien ne sera plus

    Tout à fait comme avant

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  • (G. Bontempelli / J. Rodrigo)

    Mon amour

    Sur l'eau des fontaines

    Mon amour

    Où le vent les amène

    Mon amour

    Le soir tombé

    On voit flotter

    Des pétales de roses

     

    Mon amour

    Et les murs se gercent

    Mon amour

    Au soleil au vent à l'averse

    Et aux années qui vont passant

    Depuis le matin de mai

    Qu'ils sont venus

    Et qu'en chantant

    Soudain ils ont écrit

    Sur les murs du bout de leurs fusils

    De bien étranges choses

     

    Mon amour

    Le rosier suit les traces

    Mon amour

    Sur le mur et enlace

    Mon amour

    Leurs noms gravés

    Et chaque été

    D'un beau rouge sont les roses

     

    Mon amour

    Sèchent les fontaines

    Mon amour

    Au soleil au vent de la plaine

    Et aux années qui vont passant

    Depuis le matin de mai

    Qu'ils sont venus

    La fleur au cœur

    Les pieds nus le pas lent

    Et les yeux éclairés d'un étrange sourire

     

    Et sur ce mur

    Lorsque le soir descend

    On croirait voir des taches de sang

    Ce ne sont que des roses

     

    À Aranjuez mon amour

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  • (L. Aragon / G. Brassens)

    Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force

    Ni sa faiblesse ni son cœur et quand il croit

    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

    Et quand il veut serrer son bonheur il le broie

    Sa vie est un étrange et douloureux divorce

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes

    Qu'on avait habillés pour un autre destin

    À quoi peut leur servir de se lever matin

    Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains

    Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Mon bel amour mon cher amour ma déchirure

    Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

    Et ceux-là sans savoir nous regardent passer

    Répétant après moi ces mots que j'ai tressés

    Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard

    Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson

    Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson

    Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson

    Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

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  • (M. Jonasz)

    Tu peux toujours croire

    Que les petites cases de la mémoire

    Peuvent s'ouvrir comme des tiroirs

    Et laisser partir les souvenirs

     

    Tu sais je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

    Je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

     

    Le bruit des fanfares

    Les trains qui entrent dans les gares

    Le tam-tam des pays noirs

    Pourront pas couvrir ce que je vais dire

     

    Tu sais je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

    Je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

     

    Mes larmes c'est rien

    Si t'as du bonheur tiens-le bien

    Ces trucs-là ça va ça vient

    Mais ça s'éteint pas sous les doigts

    Et ça brûle comme du bois mort

    On sera toujours corps à corps

     

    Tu sais je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

    Je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

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