• (B. Knight)

    There’ll never be anyone else but you

     

    For me

     

    Never ever be

     

    Just couldn’t be

     

     Anyone else but you

     

     

    If I could take my pick of all

     

    The girls I’ve ever known

     

    Then I’d come and pick you out

     

    To be my very own

     

     

    There’ll never be anyone else but you

     

    For me

     

    Never ever be

     

    Just couldn’t be

     

     Anyone else but you

     

     

    A heart that’s true and longs for you

     

    Is all I have to give

     

    All my love belongs to you

     

    As long as I may live

     

     

    There’ll never be anyone else but you

     

    For me

     

    Never ever be

     

    Just couldn’t be

     

     Anyone else but you

     

     

    I never will forget the way you kiss me

     

    And when we’re not together

     

    I wonder if you’ve missed me ‘cause

     

     

    I hope and pray the day will come

     

    When you belong to me

     

    Then I’m gonna prove to you

     

    How true my love can be

     

     

    There’ll never be anyone else but you

     

    For me

     

    Never ever be

     

    Just couldn’t be

     

     Anyone else but you

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  • (S. Lama / A. Dona)

    Toute blanche

     

    Dans ton habit du dimanche

     

    Ils t’ont glissée sous les planches

     

    Avec un chagrin immense

     

    Ils ont fermé tes yeux

     

    Pour l’éternité

     

     

    Le cœur blême

     

    Je me suis penché quand même

     

    Pour te souffler mon haleine

     

    Mettre du sang dans tes veines

     

    Te réchauffer un peu

     

    Tu n’as pas bougé

     

     

    Ce dimanche

     

    J’y pense encore mais je flanche

     

    Je t’apportai des pervenches

     

    Pour parfumer ton silence

     

    Le ciel pour la circonstance

     

    S’est habillé d’éternité

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  • (M. Lavoine / F. Aboulker)

    Tous les matins c’est la même corrida

     

    Lever la tête ouvrir les bras

     

    Tous les matins c’est le même numéro

     

    Trouver l’amour chercher les mots

     

     

    Je suis coincé comme un évadé

     

    Faut marcher ne jamais s’arrêter

     

    Je suis piégé comme un condamné

     

    À marcher jamais se retourner

     

     

    C’est la vie la vie c’est du vent

     

    Qui nous souffle les rêves d’enfant

     

    C’est la nuit qui descend

     

    C’est jamais comme avant

     

    Il ne faut plus faire semblant attends

     

    C’est la vie la vie qui le veut

     

    Qui nous blesse le cœur et les yeux

     

    C’est la nuit qui retombe

     

    Comme la pluie et les bombes

     

    Il ne faut plus faire semblant attends

     

     

    Tous les matins c’est le même cinéma

     

    Tendre les mains croiser les doigts

     

    Tous les matins c’est la même comédie

     

    Chercher quelqu’un trouver celle qui

     

     

    Je suis coincé comme un évadé

     

    Faut marcher ne jamais s’arrêter

     

    Je suis piégé comme un condamné

     

    À marcher jamais se retourner

     

     

    C’est la vie la vie c’est du vent

     

    Qui nous souffle les rêves d’enfant

     

    C’est la nuit qui descend

     

    C’est jamais comme avant

     

    Il ne faut plus faire semblant attends

     

    C’est la vie la vie qui le veut

     

    Qui nous blesse le cœur et les yeux

     

    C’est la nuit qui retombe

     

    Comme la pluie et les bombes

     

    Il ne faut plus faire semblant attends

     

    C’est la vie

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  • (R. Haroche)

    Est-ce que j’en ai les larmes aux yeux

     

    Que nos mains ne tiennent plus ensemble

     

    Moi aussi je tremble un peu

     

    Est-ce que je ne vais plus attendre

     

     

    Est-ce qu’on va reprendre la route

     

    Est-ce que nous sommes proches de la nuit

     

    Est-ce que ce monde a le vertige

     

    Est-ce qu’on sera un jour punis

     

     

    Est-ce que je rampe comme un enfant

     

    Est-ce que je n’ai plus de chemise

     

    Et c’est le bon Dieu qui nous fait

     

    Et c’est le bon Dieu qui nous brise

     

     

    Est-ce que rien ne peut arriver

     

    Puisqu’il faut qu’il y ait une justice

     

    Je suis né dans cette caravane

     

    Mais nous partons allez viens

     

    Allez viens

     

     

    Parce que ma peau est la seule que j’ai

     

    Que bientôt mes os seront dans le vent

     

    Je suis né dans cette caravane

     

    Et nous partons allez viens

     

    Allez viens

     

     

    Allez viens

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  • (A. Souchon / L. Voulzy)

    Jeanne enfin je vais vous dire

     

    Combien je soupire

     

    Vous êtes si loin si loin d’ici

     

    Des siècles nous séparent

     

    Et mon cœur s’égare

     

    Un amour subtil l’a pris

     

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

     

    Jeanne j’aurais aimé vous plaire

     

    Et je désespère

     

    De venir un soir à vos genoux

     

    Vous n’êtes qu’une image

     

    Perdue dans les âges

     

    Et moi dans l’amour de vous

     

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

     

    Jeanne si la vie est un rêve

     

    Que l’amour relève

     

    Tout contre vous Jeanne au bois dormant

     

    Vous prendriez ma vie

     

    Je prendrais votre main

     

    Nous irions dans un lit comme des amants

     

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

     

    Jeanne

     

     

    Jeanne

     

    Vous n’êtes qu’une image

     

    Perdue dans les âges

     

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

     

    Et je chante ma peine

     

    Loin de celle que j’aime

     

    L’âme pleine de mélancolie

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  • (J. Fuller)

    I’ve seen the snow-white mountains of Alaska

     

    I’ve sailed along the rivers of Peru

     

    I’ve seen the world and all its Seven Wonders

     

    But I’ve never seen a wonder like you

     

     

    I’ve stood upon the pyramids of Egypt

     

    Far away across the ocean blue

     

    I’ve seen the island beauties of Hawaii

     

    But I’ve never seen a beauty like you

     

     

    I’ve gazed at the White Cliffs of Dover

     

    There’s not a place I didn’t see

     

    Now that my travels are over

     

    I wish you had been there with me

     

     

    I’ve seen the pretty dancing girls of Siam

     

    The happy Polynesian people too

     

    But they’re not as happy as I am

     

    cause they haven’t got a wonder like you

     

     

    I’ve gazed at the White Cliffs of Dover

     

    There’s not a place I didn’t see

     

    Now that my travels are over

     

    I wish you had been there with me

     

     

    I’ve seen the pretty dancing girls of Siam

     

    The happy Polynesian people too

     

    But they’re not as happy as I am

     

    cause they haven’t got a wonder like you

     

     

    They haven’t got a wonder like you

     

    No they haven’t got a wonder like you

     

    They haven’t got a wonder like you

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  • (M. Chédid)

    Elle sort de son lit tellement sûre d’elle

     

    La Seine la Seine la Seine

     

    Tellement jolie elle m’ensorcelle

     

    La Seine la Seine la Seine

     

     

    Extralucide la lune est sur

     

    La Seine la Seine la Seine

     

    Je ne suis pas soûl Paris est sous

     

    La Seine la Seine la Seine

     

     

    Je ne sais ne sais ne sais pas pourquoi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

    Je ne sais ne sais ne sais pas pourquoi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

     

    Extralucide quand tu es sur

     

    La Seine la Seine la Seine

     

    Extravagante quand l’ange est sur

     

    La Seine la Seine la Seine

     

     

    Je ne sais ne sais ne sais pas pourquoi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

    Je ne sais ne sais ne sais pas pourquoi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

     

    Sur le pont des Arts mon cœur vacille

     

    Entre les eaux l’air est si bon

     

    Cet air si pur je le respire

     

    Nos reflets perchés sur ce pont

     

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

     

    On s’aime comme ça la Seine et moi

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  • (F. Hardy / G. Kawczynski)

    Elle voudrait bien croire qu'elle est libre

    Elle ferme la porte et s'en va

    Sans me dire si elle reviendra

    Et voilà

     

    Moi je vais faire un tour en ville

    Je rentre dans un cinéma

    Et après je ne sais pas

    Ça dépend des fois

     

    Quelquefois

    Je me promène

    J'attends je traîne

    Ou je retourne chez moi

     

    Elle pense qu'aimer un garçon

    C'est parfois comme être en prison

    Et pour mieux voir l'horizon

    Elle s'en va

     

    Moi je ne me sens pas très utile

    En face de la télévision

    Abandonné à la maison

    Je ne tourne pas rond

     

    Quelquefois

    Je change les draps

    J'appelle unetelle

    Et je lui dis viens chez moi

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  • (J.-J. Goldman)

    En attendant ses pas

     

    Je mets la musique en sourdine tout bas

     

    Trop bête on ne sait pas

     

    Si elle sonnait si je n’entendais pas cette fois

     

    En attendant ses pas ce matin-là

     

     

    Un soir un matin

     

    Un hiver une aube un printemps qu’elle choisira

     

    Rien je n’en sais rien

     

    Je mets des lumières les nuits au bord des chemins

     

     

    En attendant ses bras

     

    Je peins des fleurs aux portes elle aimera ça

     

    En attendant le doux temps de ses bras

     

     

    Et je prends soin de moi

     

    De mon corps de ma peau pour qu’elle ne voie pas

     

    Quand trop pâle parfois

     

    Ne surtout pas qu’elle me surprenne comme ça

     

     

    Il y a de l’eau fraîche et du vin

     

    Je ne sais pas ce qu’elle choisira

     

    Je ne sais pas si son regard est vert

     

    S’il est bleu s’il est gris ou noir

     

     

    Mais en entendant sa voix

     

    Je saurai que ses mots ne seront qu’à moi

     

    En attendant le doux temps de ses bras

     

     

    J’y pense tout le temps à cet instant

     

    Quand on se reconnaîtra

     

    Je lui dirai c’était long non

     

    Non je ne lui dirai sûrement pas

     

     

    En attendant ses pas

     

    Je vis je rêve et je respire pour ça

     

    En attendant juste un sens à tout ça

     

     

    Un soir un matin

     

    Un hiver une aube un printemps qu’elle choisira

     

    Rien je n’en sais rien

     

    Je mets des lumières les nuits au bord des chemins

     

     

    En attendant ses bras

     

    Je peins des fleurs aux murs elle aimera ça

     

    En attendant juste un sens à tout ça

     

    À tout ça

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  • (S. Gainsbourg)

    Èlaeudanla teïteïa

    Èlaeudanla teïteïa

     

    Sur ma Remington portative

    J'ai écrit ton nom Lætitia

    Èlaeudanla teïteïa

     

    Lætitia les jours qui se suivent

    Hélas ne se ressemblent pas

    Èlaeudanla teïteïa

     

    C'est ma douleur que je cultive

    En frappant ces huit lettres-là

    Èlaeudanla teïteïa

     

    C'est une fleur bien maladive

    Je la touche du bout des doigts

    Èlaeudanla teïteïa

     

    S'il faut aller à la dérive

    Je veux bien y aller pour toi

    Èlaeudanla teïteïa

     

    Ma raison en définitive

    Se perd dans ces huit lettres-là

    Èlaeudanla teïteïa

     

    Sur ma Remington portative

    J'ai écrit ton nom Lætitia

    Èlaeudanla teïteïa

     

    Èlaeudanla teïteïa

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  • (G. Pitney / C. Mangiaracina)

    Hello Mary Lou goodbye heart

    Sweet Mary Lou I'm so in love with you

    I knew Mary Lou we'd never part

    So hello Mary Lou goodbye heart

     

    You passed me by one sunny day

    Flashed those big brown eyes my way

    And ooh I wanted you forever more

    Now I'm not one that gets around

    I swear my feet stuck to the ground

    And though I never did meet you before

     

    I said hello Mary Lou goodbye heart

    Sweet Mary Lou I'm so in love with you

    I knew Mary Lou we'd never part

    So hello Mary Lou goodbye heart

     

    I saw your lips I heard your voice

    Believe me I just had no choice

    Wild horses couldn't make me stay away

    I thought about a moonlit night

    My arms around you good and tight

    That's all I had to see for me to say

     

    Hey hey hello Mary Lou goodbye heart

    Sweet Mary Lou I'm so in love with you

    I knew Mary Lou we'd never part

    So hello Mary Lou goodbye heart

    So hello Mary Lou goodbye heart

    Yes hello Mary Lou goodbye heart

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  • (M. Teodon / W. Sheller)

    Les filles de l’aurore

     

    Je peux encore

     

     Les retrouver

     

    Elles ont autour du corps

     

    De l’amour et de l’or

     

     Que l’on peut jouer aux dés

     

    Elles ont au fond des yeux

     

    Des rêves que l’on ignore

     

    Quand vous dormez encore

     

    Quand l’aube les voit passer par deux

     

     

    Et moi je viens bien après l’aurore

     

    Quand le soleil monte à Saint-Jean

     

    Je voudrais leur dire que je t’aime encore

     

    Toi qui t’en vas tout le temps

     

     

    Les garçons de l’aurore

     

    Glissent leur corps

     

    Dans des jeans usés

     

    Ils passent des doigts nerveux

     

    Dans leurs cheveux

     

    Et s’en vont au-dehors

     

    Ils ont au fond des yeux

     

    Les rêves des plus forts

     

    Les guerres qu’ils font encore

     

    Quand l’aube les voit marcher par deux

     

     

    Et moi je viens bien après l’aurore

     

    Quand le soleil monte à Saint-Jean

     

    Je voudrais leur dire que je t’aime encore

     

    Toi qui t’en vas tout le temps

     

     

    Les amants de l’aurore

     

    Se donnent encore

     

    Dans des lits froissés

     

    Au cœur qui cogne au corps

     

    Est-ce l’amour ou la mort

     

    Qui les garde enlacés

     

    Ils ont au fond des yeux

     

    Des rêves que je rêvais fort

     

    Pour que tu restes encore

     

    Quand l’aube nous gardait tous les deux

     

     

    Et je reviens bien après l’aurore

     

    Quand le soleil monte à Saint-Jean

     

    Je voudrais leur dire que je t’aime encore

     

    Toi qui t’en vas tout le temps

     

     

    Et je reviens bien après l’aurore

     

    Quand le soleil monte à Saint-Jean

     

    Je voudrais leur dire que je t’aime encore

     

    Toi qui t’en vas tout le temps

     

     

    Je voudrais leur dire que je t’aime encore

     

    Toi qui t’en vas tout le temps

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  • (Christophe / J.-M. Jarre)

    Dans ma veste de soie rose

     

    Je déambule morose

     

    Le crépuscule est grandiose

     

     

    Mais peut-être

     

    Un beau jour voudras-tu

     

    Retrouver avec moi

     

    Les paradis perdus

     

     

    Dandy un peu maudit un peu vieilli

     

    Dans ce luxe qui s’effondre

     

    Te souviens-tu quand je chantais

     

    Dans les caves de Londres

     

    Un peu noyé dans la fumée

     

    Ce rock sophistiqué

     

    Toutes les nuits tu restais là

     

     

    Mais peut-être

     

    Un beau jour voudras-tu

     

    Retrouver avec moi

     

    Les paradis perdus

     

     

    Dandy un peu maudit un peu vieilli

     

    Mes musiciens sont ridés

     

    Sur ce clavier que c’est joli

     

    J’essaie de me rappeler

     

    Encore une fois les accords de

     

    Ce rock sophistiqué

     

    Qui étonnait même les Anglais

     

     

    Mais peut-être

     

    Un beau jour voudras-tu

     

    Retrouver avec moi

     

    Les paradis perdus

     

     

    Peut-être

     

    Un beau jour voudras-tu

     

    Retrouver avec moi

     

    Les paradis perdus

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  • (J.-M. Rivière / G. Bourgeois)

    Sur la plage abandonnée

    Coquillages et crustacés

    Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été

    Qui depuis s'en est allé

     

    On a rangé les vacances

    Dans des valises en carton

    Et c'est triste quand on pense à la saison

    Du soleil et des chansons

     

    Pourtant tu sais bien l'année prochaine

    Tout refleurira nous reviendrons

    Mais en attendant tu es en peine

    De quitter la mer et ta maison

     

    Le mistral va s'habituer

    À courir sans les voiliers

    C'est surtout ta chevelure ébouriffée

    Qui va le plus lui manquer

     

    Le soleil ton grand copain

    Ne te brûlera que de loin

    Croyant que vous êtes ensemble un peu fâchés

    D'être tous deux séparés

     

    Le train t'emportera vers l'automne

    Retrouver la ville sous la pluie

    Ton chagrin ne sera pour personne

    Tu le garderas comme un ami

     

    Mais aux premiers jours d'été

    Tous nos ennuis oubliés

    Nous reviendrons faire la fête aux crustacés

    De la plage ensoleillée

    De la plage ensoleillée

    De la plage ensoleillée

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  • (Y. Duteil)

    En regardant le mur de la prison d'en face

    J'entends tous les ragots

    Et les bruits des autos

    Boulevard Arago

    Qui passent

    Au-dessus des maisons

    Qui servent d'horizon

    Un bout de la tour Mont-

    parnasse

     

    L'hiver on voit les gens dans les maisons d'en face

    L'été les marronniers

    Les cachent aux prisonniers

    Et les sons du quartier

    Se glacent

    Quand l'école a fermé

    Combien ont dû penser

    Aux jours de la rentrée

    Des classes

     

    En regardant le mur j'imagine les traces

    Des portillons rouillés

    D'un parc abandonné

    Explosant de rosiers

    D'espace

    Des grillages ouvragés

    D'un jardin oublié

    Où les arbres emmêlés

    S'enlacent

     

    En regardant le mur de la prison d'en face

    Le cœur un peu serré

    D'être du bon côté

    Ai-je bien mérité

    Ma place

    Et les toits de Paris

    S'effacent sous la pluie

    Ils perdent leur magie

    Leur grâce

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  • (G. Brassens)

    Quand ils sont tout neufs

    Qu'ils sortent de l'œuf

    Du cocon

    Tous les jeunes blancs-becs

    Prennent les vieux mecs

    Pour des cons

     

    Quand ils sont devenus

    Des têtes chenues

    Des grisons

    Tous les vieux fourneaux

    Prennent les jeunots

    Pour des cons

     

    Moi qui balance entre deux âges

    Je leur adresse à tous un message

     

    Le temps ne fait rien à l'affaire

    Quand on est con on est con

    Qu'on ait vingt ans qu'on soit grand-père

    Quand on est con on est con

    Entre vous plus de controverses

    Cons caducs ou cons débutants

    Petits cons de la dernière averse

    Vieux cons des neiges d'antan

    Petits cons de la dernière averse

    Vieux cons des neiges d'antan

     

    Vous les cons naissants

    Les cons innocents

    Les jeunes cons

    Qui ne le niez pas

    Prenez les papas

    Pour des cons

     

    Vous les cons âgés

    Les cons usagés

    Les vieux cons

    Qui confessez-le

    Prenez les petits bleus

    Pour des cons

     

    Méditez l'impartial message

    D'un qui balance entre deux âges

     

    Le temps ne fait rien à l'affaire

    Quand on est con on est con

    Qu'on ait vingt ans qu'on soit grand-père

    Quand on est con on est con

    Entre vous plus de controverses

    Cons caducs ou cons débutants

    Petits cons de la dernière averse

    Vieux cons des neiges d'antan

    Petits cons de la dernière averse

    Vieux cons 

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  • (S. Gainsbourg)

    [Avec les rires de Peggy B.]

    Faut savoir s'étendre sans se répandre

    Pauvre Lola

    Faut savoir s'étendre sans se répandre

    C'est délicat

     

    Ne pas la surprendre pas l'entreprendre

    Pauvre Lola

    Ne pas la surprendre pas l'entreprendre

    De but en bas

     

    Il est des mots tendres qu'elle aime entendre

    Tendre Lola

    Oui quelques mots tendres devraient atten-

    drir Lolita

     

    Ce que ça va rendre ça va dépendre

    Pauvre Lola

    Ce que ça va rendre ça va dépendre

    Un peu de toi

     

    On ne peut pas te prendre tu dois t'en rendre

    Compte Lola

    On ne peut pas te prendre jusqu'aux calendes

    Grecques Lola

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  • (C. Aznavour / G. Garvarentz)

    Nous nous reverrons un jour ou l'autre

    Si vous y tenez autant que moi

    Prenons rendez-vous

    Un jour n'importe où

    Je promets que j'y serai sans faute

     

    À Noël comme à la Pentecôte

    À Rio de Janeiro ou à Moscou

    Plus on est de fous

    Plus on rit de tout

    Nous nous reverrons un jour ou l'autre

    J'y tiens beaucoup

     

    Nous nous reverrons un jour ou l'autre

    Le monde est petit profitons-en

    Si votre chemin passe par le mien

    Ma destinée deviendra la vôtre

     

    Car il ne faut pas tenter le diable

    En disant : « À la prochaine fois »

    Faites comme moi et croisez les doigts

    Ou si vous trouvez ça préférable

    Touchez du bois

     

    Le hasard souvent fait bien les choses

    Surtout quand on peut l'aider un peu

    Une étoile file et je fais le vœu

    De nous retrouver un jour ou l'autre

    À nouveau deux

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  • (C. Piana / M. Pierozzi)

    Il dit qu'il ne veut pas la guerre

    Il dit qu'il ne veut pas de sang

    Qu'on partira sans lui la faire

    Ou bien qu'il sortira des rangs

     

    Et cette chanson me rappelle

    Qu'il est bien facile à vingt ans

    De ne pas risquer sa nacelle

    Lorsque s'annonce un ouragan

     

    Mais de nos fenêtres

    Grandes ouvertes

    Sur le jardin

    Vois-tu mon amour

    L'enfant qui court

    Et tend les mains

     

    Il dit qu'il se fout des honneurs

    Qu'il n'a que mépris pour l'argent

    Qu'il n'a pas besoin du bonheur

    Ni du moindre abri rassurant

     

    Et cette chanson me rappelle

    Qu'il est bien facile à vingt ans

    De vivre comme une sauterelle

    Dans les folles herbes des champs

     

    Mais de nos fenêtres

    Grandes ouvertes

    Sur le jardin

    Vois-tu mon amour

    L'enfant qui court

    Et tend les mains

     

    Il dit qu'il est son propre père

    Qu'il est libre depuis longtemps

    La vie que lui rêvait sa mère

    N'a rien de celle qu'il attend

     

    Et cette chanson me rappelle

    Qu'il est bien facile à vingt ans

    De rester au pied de l'échelle

    Pour ne pas voir trop loin devant

     

    Mais de nos fenêtres

    Grandes ouvertes

    Sur le jardin

    Vois-tu mon amour

    L'enfant qui court

    Et tend les mains

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  • (M. Polnareff)

    Il est des mots qu'on peut penser

    Mais à ne pas dire en société

    Moi je me fous de la société

    Et de sa prétendue moralité

     

    J'aimerais simplement faire l'amour avec toi

    J'aimerais simplement faire l'amour avec toi

     

    Bien sûr moi je pourrais te dire

    Que je ne vis que par ton sourire

    Que tes yeux sont de tous les yeux les plus bleus

    Bla-bla-bla bla-bla-bla bla-bla-bla

     

    J'ai juste envie de faire l'amour avec toi

    J'ai juste envie de faire l'amour avec toi

     

    D'aucuns diront qu'on ne peut pas

    Parler à une jeune fille comme ça

    Ceux-là le font mais ne le disent pas

    Moi c'est un rêve et ce soir c'est pour ça

     

    Que moi je veux faire l'amour avec toi

    Que moi je veux faire l'amour avec toi

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  • (M. Le Forestier)

    Toi le frère que je n'ai jamais eu

    Sais-tu si tu avais vécu

    Ce que nous aurions fait ensemble

    Un an après moi tu serais né

    Alors on ne se serait plus quittés

    Comme des amis qui se ressemblent

     

    On aurait appris l'argot par cœur

    J'aurais été ton professeur

    À mon école buissonnière

    Sûr qu'un jour on se serait battus

    Pour peu qu'alors on ait connu

    Ensemble la même première

     

    Mais tu n'es pas là

    À qui la faute

    Pas à mon père

    Pas à ma mère

    Tu aurais pu chanter cela

     

    Toi le frère que je n'ai jamais eu

    Si tu savais ce que j'ai bu

    De mes chagrins en solitaire

    Si tu ne m'avais pas fait faux bond

    Tu aurais fini mes chansons

    Je t'aurais appris à en faire

     

    Si la vie s'était comportée mieux

    Elle aurait divisé en deux

    Les paires de gants les paires de claques

    Elle aurait sûrement partagé

    Les mots d'amour et les pavés

    Les filles et les coups de matraque

     

    Mais tu n'es pas là

    À qui la faute

    Pas à mon père

    Pas à ma mère

    Tu aurais pu chanter cela

     

    Toi le frère que je n'aurai jamais

    Je suis moins seul de t'avoir fait

    Pour un instant pour une fille

    Je t'ai dérangé tu me pardonnes

    Ici quand tout vous abandonne

    On se fabrique une famille

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  • (G. Brassens)

    Les gens qui voient de travers

    Pensent que les bancs verts

    Qu'on voit sur les trottoirs

    Sont faits pour les impotents ou les ventripotents

    Mais c'est une absurdité

    Car à la vérité

    Ils sont là c'est notoire

    Pour accueillir quelque temps les amours débutants

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques

     

    Ils se tiennent par la main

    Parlent du lendemain

    Du papier bleu d'azur

    Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher

    Ils se voient déjà doucement

    Elle cousant lui fumant

    Dans un bien-être sûr

    Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques

     

    Quand la sainte famille machin

    Croise sur son chemin

    Deux de ces malappris

    Elle leur décoche hardiment des propos venimeux

    N'empêche que toute la famille

    Le père la mère la fille le fils le Saint-Esprit

    Voudrait bien de temps en temps

    Pouvoir se conduire comme eux

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques

     

    Quand les mois auront passé

    Quand seront apaisés

    Leurs beaux rêves flambants

    Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds

    Ils s'apercevront émus

    Que c'est au hasard des rues

    Sur un de ces fameux bancs

    Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques 

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  • (F. Hardy / J. Dutronc)

    Partir quand même

    Pendant qu'elle dort

    Pendant qu'elle rêve

    Et qu'il est temps encore

     

    Partir quand même

    Au moment fort

    Briser les chaînes

    Qui me lient à son sort

    Pour faire de moi un poids mort

    Un objet du décor

     

    Partir quand même

    Avant qu'elle veuille

    Couper mes ailes

    Et dompter mon orgueil

     

    Partir quand même

    Partir d'abord

    Quitter la scène

    Dans un ultime effort

    Avant de dire « Je t'aime »

    Que le piège se referme

    Partir quand même

     

    Rester maître

    De ses jeux

    Et de mes énigmes

    Disparaître

    À ses yeux

    Ne plus donner signe

     

    Avant de ne plus pouvoir

    Revenir en arrière

    Avant qu'il soit trop tard

    Pour éviter la guerre

    Avant de dire « Je t'aime »

    Savoir partir quand même 

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  • (S. Gainsbourg)

    Écoute ma voix écoute ma prière

    Écoute mon cœur qui bat laisse-toi faire

    Je t'en prie ne sois pas farouche

    Quand me vient l'eau à la bouche

     

    Je te veux confiante je te sens captive

    Je te veux docile je te sens craintive

    Je t'en prie ne sois pas farouche

    Quand me vient l'eau à la bouche

     

    Laisse-toi au gré du courant

    Porter dans le lit du torrent

    Et dans le mien

    Si tu veux bien

    Quittons la rive

    Partons à la dérive

     

    Je te prendrai doucement et sans contrainte

    De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte

    Je t'en prie ne sois pas farouche

    Quand me vient l'eau à la bouche

     

    Cette nuit près de moi tu viendras t'étendre

    Oui je serai calme je saurai t'attendre

    Et pour que tu ne t'effarouches

    Vois je ne prends que ta bouche 

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  • (Y. Duteil)

    Sous le soleil la terre se fend

    Pour cet homme et pour son enfant

    Après le puits qu'il faut creuser

    Il reste un sillon à tracer

    Sans attendre

     

    Apprendre

    À lire à écrire à compter

    Ouvrir les portes encore fermées

    Sur ce savoir accumulé

    Qu'on lui en donne un jour la clé

    Il a le monde à sa portée

     

    Lire

    Apprendre à lire entre les lignes

    Découvrir la magie des signes

    Et les trésors inépuisables

    Qu'on emporte dans son cartable

     

    Comprendre

    C'est comme un mur que l'on traverse

    C'est la brume qui se disperse

    Une promesse encore plus belle

    La connaissance universelle

     

    Compter

    Apprendre à compter sur soi-même

    À compter pour ceux qui vous aiment

    Pour faire aussi partie du nombre

    Pouvoir enfin sortir de l'ombre

     

    Comprendre

    Combien la vie peut être belle

    Et se mettre à compter pour elle

    Faire la somme de sa différence

    Et se soustraire à l'ignorance

     

    Écrire

    Apprendre à écrire son histoire

    À la plume et au crayon noir

    En appliquant son écriture

    Raconter sa propre aventure

     

    Surprendre

    Cueillir ses mots comme des fleurs

    Semer des graines au long des cœurs

    Confier son âme et sa mémoire

    À celui qui viendra plus tard

     

    Pour cet enfant à son pupitre

    Tirer la langue sur le titre

    Écrire son nom sur son cahier

    C'est plonger vers sa liberté

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  • (M. Berger)

    Un soir

    Tu trouveras des brouillons dans leur cachette

    Pour voir

    Tu sortiras les disques de leur pochette

    Notre histoire

    Tu la verras défiler dans ta tête

     

    Alors chut

    Pose doucement un doigt devant ta bouche

    Et lutte

    Efface de ta mémoire ces mots qui nous touchent

    Brûle

    Ces images qui nous plongent dans la solitude

     

    Écoute ce qu'il reste de nous

    Immobile et debout

    Une minute de silence

    Ce qu'il reste c'est tout

    De ces deux cœurs immenses

    Et de cet amour fou

    Et fais quand tu y penses

    En souvenir de nous

    Une minute de silence

     

    Écoute passer mes nuits blanches

    Dans tes volutes de fumée bleue

    Cette minute de silence

    Est pour nous deux

     

    Écoute ce qu'il reste de nous

    Immobile et debout

    Cette minute de silence

    Ce qu'il reste c'est tout

    De ces deux cœurs immenses

    Et de cet amour fou

    Et fais quand tu y penses

    En souvenir de nous

    Une minute de silence

     

    Écoute passer mes nuits blanches

    Dans tes volutes de fumée bleue

    Cette minute de silence

    Est pour nous deux

     

    Cette minute de silence

    Est pour nous deux 

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  • (K. A. Zeidel / B. Biolay)

    Je voudrais du soleil vert

    Des dentelles et des théières

    Des photos de bord de mer

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Je voudrais de la lumière

    Comme en Nouvelle-Angleterre

    Je veux changer d'atmosphère

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Ta robe à fleurs sous la pluie de novembre

    Mes mains qui courent je n'en peux plus de t'attendre

    Les années passent qu'il est loin l'âge tendre

    Nul ne peut nous entendre

     

    Je voudrais du Fred Astaire

    Revoir un Latécoère

    Je voudrais toujours te plaire

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Je veux déjeuner par terre

    Comme au long des golfes clairs

    T'embrasser les yeux ouverts

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Ta robe à fleurs sous la pluie de novembre

    Mes mains qui courent je n'en peux plus de t'attendre

    Les années passent qu'il est loin l'âge tendre

    Nul ne peut nous entendre

     

    Dans mon jardin d'hiver

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  • (M. et A. Bergman/ E. Marnay / M. Legrand)

    [Un humble hommage à Michel Legrand qui vient de nous quitter et que j'admirerai toujours]

    Comme une pierre que l'on jette

    Dans l'eau vive d'un ruisseau

    Et qui laisse derrière elle

    Des milliers de ronds dans l'eau

    Comme un manège de lune

    Avec ses chevaux d'étoiles

    Comme un anneau de Saturne

    Un ballon de carnaval

     

    Comme le chemin de ronde

    Que font sans cesse les heures

    Le voyage autour du monde

    D'un tournesol dans sa fleur

    Tu fais tourner de ton nom

    Tous les moulins de mon cœur

     

    Comme un écheveau de laine

    Entre les mains d'un enfant

    Ou les mots d'une rengaine

    Pris dans les harpes du vent

    Comme un tourbillon de neige

    Comme un vol de goélands

    Sur des forêts de Norvège

    Sur des moutons d'océan

     

    Comme le chemin de ronde

    Que font sans cesse les heures

    Le voyage autour du monde

    D'un tournesol dans sa fleur

    Tu fais tourner de ton nom

    Tous les moulins de mon cœur

     

    Ce jour-là près de la source

    Dieu sait ce que tu m'as dit

    Mais l'été finit sa course

    L'oiseau tomba de son nid

    Et voilà que sur le sable

    Nos pas s'effacent déjà

    Et je suis seul à la table

    Qui résonne sous mes doigts

     

    Comme un tambourin qui pleure

    Sous les gouttes de la pluie

    Comme les chansons qui meurent

    Aussitôt qu'on les oublie

    Et les feuilles de l'automne

    Rencontrent des ciels moins bleus

    Et ton absence leur donne

    La couleur de tes cheveux

     

    Une pierre que l'on jette

    Dans l'eau vive d'un ruisseau

    Et qui laisse derrière elle

    Des milliers de ronds dans l'eau

    Au vent des quatre saisons

    Tu fais tourner de ton nom

    Tous les moulins de mon cœur

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  • (M. et C. Le Forestier)

    Comme un arbre dans la ville

    Je suis né dans le béton

    Coincé entre deux maisons

    Sans abri sans domicile

    Comme un arbre dans la ville

     

    Comme un arbre dans la ville

    J'ai grandi loin des futaies

    Où mes frères des forêts

    Ont fondé une famille

    Comme un arbre dans la ville

     

    Entre béton et bitume

    Pour pousser je me débats

    Mais mes branches volent bas

    Si près des autos qui fument

    Entre béton et bitume

     

    Comme un arbre dans la ville

    J'ai la fumée des usines

    Pour prison et mes racines

    On les recouvre de grilles

    Comme un arbre dans la ville

     

    Comme un arbre dans la ville

    J'ai des chansons sur mes feuilles

    Qui s'envoleront sous l'œil

    De vos fenêtres serviles

    Comme un arbre dans la ville

     

    Entre béton et bitume

    On m'arrachera des rues

    Pour bâtir où j'ai vécu

    Des parkings d'honneur posthume

    Entre béton et bitume

     

    Comme un arbre dans la ville

    Ami fais après ma mort

    Barricades de mon corps

    Et du feu de mes brindilles

    Comme un arbre dans la ville 

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  • (M. Berger)

    Derrière des barreaux

    Pour quelques mots

    Qu'il pensait si fort

     

    Dehors dehors il fait chaud

    Des milliers d'oiseaux

    S'envolent sans effort

     

    Quel est ce pays

    Où frappe la nuit

    La loi du plus fort

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    S'endort peut-être

     

    Et moi qui danse ma vie

    Qui chante et qui ris

    Je pense à lui

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    Déjà mort peut-être

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