• (S. Gainsbourg)

    [Avec les rires de Peggy B.]

    Faut savoir s'étendre sans se répandre

    Pauvre Lola

    Faut savoir s'étendre sans se répandre

    C'est délicat

     

    Ne pas la surprendre pas l'entreprendre

    Pauvre Lola

    Ne pas la surprendre pas l'entreprendre

    De but en bas

     

    Il est des mots tendres qu'elle aime entendre

    Tendre Lola

    Oui quelques mots tendres devraient atten-

    drir Lolita

     

    Ce que ça va rendre ça va dépendre

    Pauvre Lola

    Ce que ça va rendre ça va dépendre

    Un peu de toi

     

    On ne peut pas te prendre tu dois t'en rendre

    Compte Lola

    On ne peut pas te prendre jusqu'aux calendes

    Grecques Lola

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  • (C. Aznavour / G. Garvarentz)

    Nous nous reverrons un jour ou l'autre

    Si vous y tenez autant que moi

    Prenons rendez-vous

    Un jour n'importe où

    Je promets que j'y serai sans faute

     

    À Noël comme à la Pentecôte

    À Rio de Janeiro ou à Moscou

    Plus on est de fous

    Plus on rit de tout

    Nous nous reverrons un jour ou l'autre

    J'y tiens beaucoup

     

    Nous nous reverrons un jour ou l'autre

    Le monde est petit profitons-en

    Si votre chemin passe par le mien

    Ma destinée deviendra la vôtre

     

    Car il ne faut pas tenter le diable

    En disant : « À la prochaine fois »

    Faites comme moi et croisez les doigts

    Ou si vous trouvez ça préférable

    Touchez du bois

     

    Le hasard souvent fait bien les choses

    Surtout quand on peut l'aider un peu

    Une étoile file et je fais le vœu

    De nous retrouver un jour ou l'autre

    À nouveau deux

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  • (C. Piana / M. Pierozzi)

    Il dit qu'il ne veut pas la guerre

    Il dit qu'il ne veut pas de sang

    Qu'on partira sans lui la faire

    Ou bien qu'il sortira des rangs

     

    Et cette chanson me rappelle

    Qu'il est bien facile à vingt ans

    De ne pas risquer sa nacelle

    Lorsque s'annonce un ouragan

     

    Mais de nos fenêtres

    Grandes ouvertes

    Sur le jardin

    Vois-tu mon amour

    L'enfant qui court

    Et tend les mains

     

    Il dit qu'il se fout des honneurs

    Qu'il n'a que mépris pour l'argent

    Qu'il n'a pas besoin du bonheur

    Ni du moindre abri rassurant

     

    Et cette chanson me rappelle

    Qu'il est bien facile à vingt ans

    De vivre comme une sauterelle

    Dans les folles herbes des champs

     

    Mais de nos fenêtres

    Grandes ouvertes

    Sur le jardin

    Vois-tu mon amour

    L'enfant qui court

    Et tend les mains

     

    Il dit qu'il est son propre père

    Qu'il est libre depuis longtemps

    La vie que lui rêvait sa mère

    N'a rien de celle qu'il attend

     

    Et cette chanson me rappelle

    Qu'il est bien facile à vingt ans

    De rester au pied de l'échelle

    Pour ne pas voir trop loin devant

     

    Mais de nos fenêtres

    Grandes ouvertes

    Sur le jardin

    Vois-tu mon amour

    L'enfant qui court

    Et tend les mains

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  • (M. Polnareff)

    Il est des mots qu'on peut penser

    Mais à ne pas dire en société

    Moi je me fous de la société

    Et de sa prétendue moralité

     

    J'aimerais simplement faire l'amour avec toi

    J'aimerais simplement faire l'amour avec toi

     

    Bien sûr moi je pourrais te dire

    Que je ne vis que par ton sourire

    Que tes yeux sont de tous les yeux les plus bleus

    Bla-bla-bla bla-bla-bla bla-bla-bla

     

    J'ai juste envie de faire l'amour avec toi

    J'ai juste envie de faire l'amour avec toi

     

    D'aucuns diront qu'on ne peut pas

    Parler à une jeune fille comme ça

    Ceux-là le font mais ne le disent pas

    Moi c'est un rêve et ce soir c'est pour ça

     

    Que moi je veux faire l'amour avec toi

    Que moi je veux faire l'amour avec toi

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  • (M. Le Forestier)

    Toi le frère que je n'ai jamais eu

    Sais-tu si tu avais vécu

    Ce que nous aurions fait ensemble

    Un an après moi tu serais né

    Alors on ne se serait plus quittés

    Comme des amis qui se ressemblent

     

    On aurait appris l'argot par cœur

    J'aurais été ton professeur

    À mon école buissonnière

    Sûr qu'un jour on se serait battus

    Pour peu qu'alors on ait connu

    Ensemble la même première

     

    Mais tu n'es pas là

    À qui la faute

    Pas à mon père

    Pas à ma mère

    Tu aurais pu chanter cela

     

    Toi le frère que je n'ai jamais eu

    Si tu savais ce que j'ai bu

    De mes chagrins en solitaire

    Si tu ne m'avais pas fait faux bond

    Tu aurais fini mes chansons

    Je t'aurais appris à en faire

     

    Si la vie s'était comportée mieux

    Elle aurait divisé en deux

    Les paires de gants les paires de claques

    Elle aurait sûrement partagé

    Les mots d'amour et les pavés

    Les filles et les coups de matraque

     

    Mais tu n'es pas là

    À qui la faute

    Pas à mon père

    Pas à ma mère

    Tu aurais pu chanter cela

     

    Toi le frère que je n'aurai jamais

    Je suis moins seul de t'avoir fait

    Pour un instant pour une fille

    Je t'ai dérangé tu me pardonnes

    Ici quand tout vous abandonne

    On se fabrique une famille

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  • (G. Brassens)

    Les gens qui voient de travers

    Pensent que les bancs verts

    Qu'on voit sur les trottoirs

    Sont faits pour les impotents ou les ventripotents

    Mais c'est une absurdité

    Car à la vérité

    Ils sont là c'est notoire

    Pour accueillir quelque temps les amours débutants

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques

     

    Ils se tiennent par la main

    Parlent du lendemain

    Du papier bleu d'azur

    Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher

    Ils se voient déjà doucement

    Elle cousant lui fumant

    Dans un bien-être sûr

    Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques

     

    Quand la sainte famille machin

    Croise sur son chemin

    Deux de ces malappris

    Elle leur décoche hardiment des propos venimeux

    N'empêche que toute la famille

    Le père la mère la fille le fils le Saint-Esprit

    Voudrait bien de temps en temps

    Pouvoir se conduire comme eux

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques

     

    Quand les mois auront passé

    Quand seront apaisés

    Leurs beaux rêves flambants

    Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds

    Ils s'apercevront émus

    Que c'est au hasard des rues

    Sur un de ces fameux bancs

    Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

     

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se foutant pas mal du regard oblique

    Des passants honnêtes

    Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics

    Bancs publics bancs publics

    En se disant des « Je t'aime » pathétiques

    Ont des petites gueules bien sympathiques 

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  • (F. Hardy / J. Dutronc)

    Partir quand même

    Pendant qu'elle dort

    Pendant qu'elle rêve

    Et qu'il est temps encore

     

    Partir quand même

    Au moment fort

    Briser les chaînes

    Qui me lient à son sort

    Pour faire de moi un poids mort

    Un objet du décor

     

    Partir quand même

    Avant qu'elle veuille

    Couper mes ailes

    Et dompter mon orgueil

     

    Partir quand même

    Partir d'abord

    Quitter la scène

    Dans un ultime effort

    Avant de dire « Je t'aime »

    Que le piège se referme

    Partir quand même

     

    Rester maître

    De ses jeux

    Et de mes énigmes

    Disparaître

    À ses yeux

    Ne plus donner signe

     

    Avant de ne plus pouvoir

    Revenir en arrière

    Avant qu'il soit trop tard

    Pour éviter la guerre

    Avant de dire « Je t'aime »

    Savoir partir quand même 

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  • (S. Gainsbourg)

    Écoute ma voix écoute ma prière

    Écoute mon cœur qui bat laisse-toi faire

    Je t'en prie ne sois pas farouche

    Quand me vient l'eau à la bouche

     

    Je te veux confiante je te sens captive

    Je te veux docile je te sens craintive

    Je t'en prie ne sois pas farouche

    Quand me vient l'eau à la bouche

     

    Laisse-toi au gré du courant

    Porter dans le lit du torrent

    Et dans le mien

    Si tu veux bien

    Quittons la rive

    Partons à la dérive

     

    Je te prendrai doucement et sans contrainte

    De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte

    Je t'en prie ne sois pas farouche

    Quand me vient l'eau à la bouche

     

    Cette nuit près de moi tu viendras t'étendre

    Oui je serai calme je saurai t'attendre

    Et pour que tu ne t'effarouches

    Vois je ne prends que ta bouche 

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  • (Y. Duteil)

    Sous le soleil la terre se fend

    Pour cet homme et pour son enfant

    Après le puits qu'il faut creuser

    Il reste un sillon à tracer

    Sans attendre

     

    Apprendre

    À lire à écrire à compter

    Ouvrir les portes encore fermées

    Sur ce savoir accumulé

    Qu'on lui en donne un jour la clé

    Il a le monde à sa portée

     

    Lire

    Apprendre à lire entre les lignes

    Découvrir la magie des signes

    Et les trésors inépuisables

    Qu'on emporte dans son cartable

     

    Comprendre

    C'est comme un mur que l'on traverse

    C'est la brume qui se disperse

    Une promesse encore plus belle

    La connaissance universelle

     

    Compter

    Apprendre à compter sur soi-même

    À compter pour ceux qui vous aiment

    Pour faire aussi partie du nombre

    Pouvoir enfin sortir de l'ombre

     

    Comprendre

    Combien la vie peut être belle

    Et se mettre à compter pour elle

    Faire la somme de sa différence

    Et se soustraire à l'ignorance

     

    Écrire

    Apprendre à écrire son histoire

    À la plume et au crayon noir

    En appliquant son écriture

    Raconter sa propre aventure

     

    Surprendre

    Cueillir ses mots comme des fleurs

    Semer des graines au long des cœurs

    Confier son âme et sa mémoire

    À celui qui viendra plus tard

     

    Pour cet enfant à son pupitre

    Tirer la langue sur le titre

    Écrire son nom sur son cahier

    C'est plonger vers sa liberté

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  • (M. Berger)

    Un soir

    Tu trouveras des brouillons dans leur cachette

    Pour voir

    Tu sortiras les disques de leur pochette

    Notre histoire

    Tu la verras défiler dans ta tête

     

    Alors chut

    Pose doucement un doigt devant ta bouche

    Et lutte

    Efface de ta mémoire ces mots qui nous touchent

    Brûle

    Ces images qui nous plongent dans la solitude

     

    Écoute ce qu'il reste de nous

    Immobile et debout

    Une minute de silence

    Ce qu'il reste c'est tout

    De ces deux cœurs immenses

    Et de cet amour fou

    Et fais quand tu y penses

    En souvenir de nous

    Une minute de silence

     

    Écoute passer mes nuits blanches

    Dans tes volutes de fumée bleue

    Cette minute de silence

    Est pour nous deux

     

    Écoute ce qu'il reste de nous

    Immobile et debout

    Cette minute de silence

    Ce qu'il reste c'est tout

    De ces deux cœurs immenses

    Et de cet amour fou

    Et fais quand tu y penses

    En souvenir de nous

    Une minute de silence

     

    Écoute passer mes nuits blanches

    Dans tes volutes de fumée bleue

    Cette minute de silence

    Est pour nous deux

     

    Cette minute de silence

    Est pour nous deux 

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  • (K. A. Zeidel / B. Biolay)

    Je voudrais du soleil vert

    Des dentelles et des théières

    Des photos de bord de mer

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Je voudrais de la lumière

    Comme en Nouvelle-Angleterre

    Je veux changer d'atmosphère

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Ta robe à fleurs sous la pluie de novembre

    Mes mains qui courent je n'en peux plus de t'attendre

    Les années passent qu'il est loin l'âge tendre

    Nul ne peut nous entendre

     

    Je voudrais du Fred Astaire

    Revoir un Latécoère

    Je voudrais toujours te plaire

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Je veux déjeuner par terre

    Comme au long des golfes clairs

    T'embrasser les yeux ouverts

    Dans mon jardin d'hiver

     

    Ta robe à fleurs sous la pluie de novembre

    Mes mains qui courent je n'en peux plus de t'attendre

    Les années passent qu'il est loin l'âge tendre

    Nul ne peut nous entendre

     

    Dans mon jardin d'hiver

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  • (M. et A. Bergman/ E. Marnay / M. Legrand)

    [Un humble hommage à Michel Legrand qui vient de nous quitter et que j'admirerai toujours]

    Comme une pierre que l'on jette

    Dans l'eau vive d'un ruisseau

    Et qui laisse derrière elle

    Des milliers de ronds dans l'eau

    Comme un manège de lune

    Avec ses chevaux d'étoiles

    Comme un anneau de Saturne

    Un ballon de carnaval

     

    Comme le chemin de ronde

    Que font sans cesse les heures

    Le voyage autour du monde

    D'un tournesol dans sa fleur

    Tu fais tourner de ton nom

    Tous les moulins de mon cœur

     

    Comme un écheveau de laine

    Entre les mains d'un enfant

    Ou les mots d'une rengaine

    Pris dans les harpes du vent

    Comme un tourbillon de neige

    Comme un vol de goélands

    Sur des forêts de Norvège

    Sur des moutons d'océan

     

    Comme le chemin de ronde

    Que font sans cesse les heures

    Le voyage autour du monde

    D'un tournesol dans sa fleur

    Tu fais tourner de ton nom

    Tous les moulins de mon cœur

     

    Ce jour-là près de la source

    Dieu sait ce que tu m'as dit

    Mais l'été finit sa course

    L'oiseau tomba de son nid

    Et voilà que sur le sable

    Nos pas s'effacent déjà

    Et je suis seul à la table

    Qui résonne sous mes doigts

     

    Comme un tambourin qui pleure

    Sous les gouttes de la pluie

    Comme les chansons qui meurent

    Aussitôt qu'on les oublie

    Et les feuilles de l'automne

    Rencontrent des ciels moins bleus

    Et ton absence leur donne

    La couleur de tes cheveux

     

    Une pierre que l'on jette

    Dans l'eau vive d'un ruisseau

    Et qui laisse derrière elle

    Des milliers de ronds dans l'eau

    Au vent des quatre saisons

    Tu fais tourner de ton nom

    Tous les moulins de mon cœur

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  • (M. et C. Le Forestier)

    Comme un arbre dans la ville

    Je suis né dans le béton

    Coincé entre deux maisons

    Sans abri sans domicile

    Comme un arbre dans la ville

     

    Comme un arbre dans la ville

    J'ai grandi loin des futaies

    Où mes frères des forêts

    Ont fondé une famille

    Comme un arbre dans la ville

     

    Entre béton et bitume

    Pour pousser je me débats

    Mais mes branches volent bas

    Si près des autos qui fument

    Entre béton et bitume

     

    Comme un arbre dans la ville

    J'ai la fumée des usines

    Pour prison et mes racines

    On les recouvre de grilles

    Comme un arbre dans la ville

     

    Comme un arbre dans la ville

    J'ai des chansons sur mes feuilles

    Qui s'envoleront sous l'œil

    De vos fenêtres serviles

    Comme un arbre dans la ville

     

    Entre béton et bitume

    On m'arrachera des rues

    Pour bâtir où j'ai vécu

    Des parkings d'honneur posthume

    Entre béton et bitume

     

    Comme un arbre dans la ville

    Ami fais après ma mort

    Barricades de mon corps

    Et du feu de mes brindilles

    Comme un arbre dans la ville 

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  • (M. Berger)

    Derrière des barreaux

    Pour quelques mots

    Qu'il pensait si fort

     

    Dehors dehors il fait chaud

    Des milliers d'oiseaux

    S'envolent sans effort

     

    Quel est ce pays

    Où frappe la nuit

    La loi du plus fort

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    S'endort peut-être

     

    Et moi qui danse ma vie

    Qui chante et qui ris

    Je pense à lui

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    Déjà mort peut-être

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  • (N. Peyrac)

    Quelques lueurs d'aéroport

     L'étrange fille aux cheveux d'or

     Dans ma mémoire traîne encore

     C'est l'hiver à San Francisco

     Mais il ne tombe jamais d'eau

     Aux confins du Colorado

     

    Et le Golden Gate s'endort

     Sur Alcatraz où traîne encore

     Des sanglots couleur de prison

     Monsieur Caryl Chessman est mort

     Mais le doute subsiste encore

     Avait-il raison ou bien tort

     

    So far away from L.A.

     So long ago in Frisco

     I'm no one but a shadow

     But a shadow

     A shadow

     

    Le Queen Mary est un hôtel

     Au large de Beverley Hills

     Et les collines se souviennent

     Des fastes de la dynastie

     Qui de Garbo jusqu'à Bogie

     Faisait résonner ses folies

     

     So far away from L.A.

     So long ago in Frisco

     I'm no one but a shadow

     But a shadow

     A shadow

     

     So far away from L.A.

    So long ago in Frisco

     I'm no one but a shadow

     But a shadow

     A shadow

     

     Pauvre madame Polanski

     D'un seul coup on t'a pris deux vies

     Mais qui donc s'en souvient ici

     C'est l'hiver à San Francisco

     Je ne trouverai le repos

     Qu'aux confins du Colorado

     

    So far away from L.A.

     So long ago in Frisco

     I'm no one but a shadow

     But a shadow

     A shadow

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  • (A. Pol / G. Brassens)

    Je veux dédier ce poème

    À toutes les femmes qu'on aime

    Pendant quelques instants secrets

    À celles qu'on connaît à peine

    Qu'un destin différent entraîne

    Et qu'on ne retrouve jamais

     

    À celle qu'on voit apparaître

    Une seconde à sa fenêtre

    Et qui preste s'évanouit

    Mais dont la svelte silhouette

    Est si gracieuse si fluette

    Qu'on en demeure épanoui

     

    À la compagne de voyage

    Dont les yeux charmant paysage

    Font paraître court le chemin

    Qu'on est seul peut-être à comprendre

    Et qu'on laisse pourtant descendre

    Sans avoir effleuré la main

     

    À celles qui sont déjà prises

    Et qui vivant des heures grises

    Près d'un être trop différent

    Vous ont inutile folie

    Laissé voir la mélancolie

    D'un avenir désespérant

     

    Chères images aperçues

    Espérances d'un jour déçues

    Vous serez dans l'oubli demain

    Pour peu que le bonheur survienne

    Il est rare qu'on se souvienne

    Des épisodes du chemin

     

    Mais si l'on a manqué sa vie

    On songe avec un peu d'envie

    À tous ces bonheurs entrevus

    Aux cœurs qui doivent vous attendre

    Aux baisers qu'on n'osa pas prendre

    Aux yeux qu'on n'a jamais revus

     

    Alors aux soirs de lassitude

    Tout en peuplant sa solitude

    Des fantômes du souvenir

    On pleure les lèvres absentes

    De toutes ces belles passantes

    Que l'on n'a pas su retenir

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  • (G. Moustaki)

    [En duo avec Karine Kargal]

    Pour une longue dame brune

    J'ai inventé

    Une chanson au clair de la lune

    Quelques couplets

    Si jamais elle l'entend un jour

    Elle saura

    Que c'est une chanson d'amour

    Pour elle et moi

     

    Je suis la longue dame brune

    Que tu attends

    Je suis la longue dame brune

    Et je t'entends

    Chante encore au clair de la lune

    Je viens vers toi

    Ta guitare orgue de fortune

    Guide mes pas

     

    Pierrot m'avait prêté sa plume

    Ce matin-là

    À ma guitare de fortune

    J'ai pris le la

    Je me suis pris pour un poète

    En écrivant

    Les mots qui passaient par ma tête

    Comme le vent

     

    Pierrot t'avait prêté sa plume

    Cette nuit-là

    À ta guitare de fortune

    Tu pris le la

    Et je t'ai pris pour un poète

    En écoutant

    Les mots qui passaient par ta tête

    Comme le vent

     

    J'ai habillé la dame brune

    Dans mes pensées

    D'un morceau de voile de brume

    Et de rosée

    J'ai fait son lit contre ma peau

    Pour qu'elle soit bien

    Bien à l'abri et bien au chaud

    Entre mes mains

     

    Habillée de voile de brume

    Et de rosée

    Je suis la longue dame brune

    De ta pensée

    Chante encore au clair de la lune

    J'entends ta voix

    À travers les monts et les dunes

    Je viens vers toi

     

    Pour une longue dame brune

    J'ai inventé

    Une chanson au clair de la lune

    Quelques couplets

    Je sais qu'elle l'entendra un jour

    Qui sait demain

    Pour que cette chanson d'amour

    Finisse bien

     

    Bonjour je suis la dame brune

    J'ai tant marché

    Bonjour je suis la dame brune

    Je t'ai trouvé

    Fais-moi place au creux de ton lit

    Je serai bien

    Bien au chaud et bien à l'abri

    Contre tes reins 

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  • (N. Ciccone)

    J' t'aime tout court

    Sans beaucoup ni vraiment

    Sans faire peur ni semblant

    Sans conditions ni règles

     

    J' t'aime tout court

    Sans peut-être ni seulement

    Sans parures ni diamants

    Sans artifices ni chaînes

     

    J' t'aime tout court

    Sans tambours ni canons

    Sans vainqueurs ni perdants

    Sans belles promesses ni pièges

     

    J' t'aime tout court

    Sans orages ni volcans

    Beau temps ou mauvais temps

    Au profond de moi-même

     

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    J' t'aime tout court

    Sans virgules sans accents

    Sans détours ni serments

    Sans complexes ni gêne

     

    J' t'aime tout court

    Sans une limite de temps

    Au passé au présent

    Bien au-delà du rêve

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    J' t'aime tout court

    Même si l'homme est violent

    Même si vivre est dément

    Même si lourdes sont nos peines

     

    J' t'aime tout court

    Follement tendrement

    Fort de tout mon vivant

    Collé contre tes lèvres

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime 

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  • (R. Miller / G. Allwright)

    Dans son manteau rouge et blanc

    Sur un traîneau porté par le vent

    Il descendra par la cheminée

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Maintenant il est l'heure d'aller te coucher 

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  • (B. Lapointe)

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons

    Qui sont dans l'eau profonde

    C'est que jamais quand ils sont polissons

    Leur maman ne les gronde

    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit

    Ou bien sur leurs chaussettes

    Ou à cracher comme des pas polis

    Elle reste muette

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    Elle ne leur fait jamais la vie

    Ne leur fait jamais de tartines

    Ils mangent quand ils ont envie

    Et quand ça a dîné ça r'dîne

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    S'ils veulent prendre un petit ver

    Elle les approuve des deux ouïes

    Leur montrant comment sans ennuis

    On les décroche de leur patère

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    S'ils veulent être maquereaux

    C'est pas elle qui les empêche

    De se faire des raies bleues sur le dos

    Dans un banc de peinture fraîche

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    J'en connais un qui s'est marié

    À une grande raie publique

    Il dit quand elle lui fait la nique

    « Ah qu'est-ce que tu me fais ma raie »

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons

    Qui sont dans l'eau profonde

    C'est que jamais quand ils sont polissons

    Leur maman ne les gronde

    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit

    Ou bien sur leurs chaussettes

    Ou à cracher comme des pas polis

    Elle reste muette

     

    La maman des poissons elle est bien gentille 

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  • (S. Gainsbourg)

    Écoute les orgues

    Elles jouent pour toi

    Il est terrible cet air-là

    J'espère que tu aimes

    C'est assez beau non

    C'est le requiem pour un con

     

    Je l'ai composé

    Spécialement pour toi

    À ta mémoire scélérat

    C'est un joli thème

    Tu ne trouves pas non

    Semblable à toi-même pauvre con

     

    Et voici les orgues

    Qui remettent ça

    Faut que tu apprennes par cœur cet air-là

    Que tu n'aies pas même

    Une hésitation

    Sur le requiem pour un con

     

    Quoi tu me regardes

    Tu n'apprécies pas

    Mais qu'est-ce qu'il y a là-dedans qui te plaît pas

    Pour moi c'est idem

    Que ça te plaise ou non

    Je te le rejoue quand même pauvre con

     

    Écoute les orgues

    Elles jouent pour toi

    Il est terrible cet air-là

    J'espère que tu aimes

    C'est assez beau non

    C'est le requiem pour un con

     

    Je l'ai composé

    Spécialement pour toi

    À ta mémoire de scélérat

    Sur ta figure blême

    Aux murs des prisons

    J'inscrirai moi-même : « Pauvre con » 

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  • (M. Le Forestier)

    Marie s'éveille s'ensommeille pourtant

    Marie se lève bonne élève enfant

    Prend son cartable sur la table et sort

    Ses yeux picotent papillotent encore

     

    Marie c'est bien Charlemagne

    Qui t'a fait lever si tôt

    Marie maudis Charlemagne

    Souffle une voix dans son dos

     

    Et Marie cueille quelques feuilles jaunies

    Rencontre Pierre sur le lierre assis

    Marie paresse puis caresse sa joue

    S'assied par terre près de Pierre et joue

     

    Marie bénis Charlemagne

    Qui t'a fait lever si tôt

    Marie oublie Charlemagne

    Souffle une voix dans son dos

     

    Un jour d'école sans parole c'est long

    La cloche sonne mais l'automne sent bon

    Marie se terre près de Pierre dehors

    Marie s'éloigne Charlemagne est mort

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  • (Zazie / R. Seff)

    [En duo avec Ann O'Nimm]

    J'étais à l'hôtel Beau Rivage

    Un nid douillet face à la plage

    J'aurais pu croire au paradis

    Tout seul au fond de ce grand lit

     

    Mais voilà j'ai ouvert les yeux

    Et par malheur on était deux

    Je rêvais de vivre sans toi

    Mais tu étais nu sous mes draps

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais je m'en fous

     

    Avec horreur dans ton sourire

    J'ai lu l'amour et le désir

    Alors en fermant les paupières

    J'ai aussi éteint la lumière

     

    Je n'ai cédé à tes caresses

    Que par fatigue et par paresse

    Et je n'ai connu le plaisir

    Qu'en t'entendant enfin dormir

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas non plus

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais je m'en fous

     

    Tant pis si c'est un peu cruel

    Tant de chansons sont con...sensuelles

    On ne peut pas passer son temps

    À n'avoir que de bons sentiments

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais

    C'est pas facile à dire mais

    C'est pas facile à dire 

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  • (G. Bontempelli)

    Ma jeunesse fout le camp

    Tout au long d'un poème

    Et d'une rime à l'autre

    Elle va bras ballants

    Ma jeunesse fout le camp

    À la morte fontaine

    Et les coupeurs d'osier

    Moissonnent mes vingt ans

     

    Nous n'irons plus au bois

    La chanson du poète

    Le refrain de deux sous

    Les vers de mirliton

    Qu'on chantait en rêvant

    Aux filles de la fête

    J'en oublie jusqu'au nom

    J'en oublie jusqu'au nom

     

    Nous n'irons plus au bois

    Cueillir la violette

    La pluie tombe aujourd'hui

    Qui efface nos pas

    Les enfants ont pourtant

    Des chansons plein la tête

    Mais je ne les sais pas

    Mais je ne les sais pas

     

    Ma jeunesse fout le camp

    Sur un air de guitare

    Elle sort de moi-même

    En silence à pas lents

    Ma jeunesse fout le camp

    Elle a rompu l'amarre

    Elle a dans ses cheveux

    Les fleurs de mes vingt ans

     

    Nous n'irons plus au bois

    Voici venir l'automne

    J'attendrai le printemps

    En effeuillant l'ennui

    Il ne reviendra plus

    Et si mon cœur frissonne

    C'est que descend la nuit

    C'est que descend la nuit

     

    Nous n'irons plus au bois

    Nous n'irons plus ensemble

    Ma jeunesse fout le camp

    Au rythme de tes pas

    Si tu savais pourtant

    Comme elle te ressemble

    Mais tu ne le sais pas

    Mais tu ne le sais pas 

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  • (S. Gainsbourg)

    Oh je voudrais tant que tu te souviennes

    Cette chanson était la tienne

    C'était ta préférée je crois

    Qu'elle est de Prévert et Kosma

     

    Et chaque fois « Les Feuilles mortes »

    Te rappellent à mon souvenir

    Jour après jour

    Les amours mortes

    N'en finissent pas de mourir

     

    Avec d'autres bien sûr je m'abandonne

    Mais leur chanson est monotone

    Et peu à peu je m'indiffère

    À cela il n'est rien à faire

     

    Car chaque fois « Les Feuilles mortes »

    Te rappellent à mon souvenir

    Jour après jour

    Les amours mortes

    N'en finissent pas de mourir

     

    Peut-on jamais savoir par où commence

    Et quand finit l'indifférence

    Passe l'automne vienne l'hiver

    Et que la chanson de Prévert

     

    Cette chanson « Les Feuilles mortes »

    S'efface de mon souvenir

    Et ce jour-là

    Mes amours mortes

    En auront fini de mourir

    Et ce jour-là

    Mes amours mortes

    En auront fini de mourir 

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  • (G. Brassens)

    Ma mie de grâce ne mettons

    Pas sous la gorge de Cupidon

    Sa propre flèche

    Tant d'amoureux l'ont essayé

    Qui de leur bonheur ont payé

    Ce sacrilège

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Laissons le champ libre à l'oiseau

    Nous serons tous les deux priso-

    nniers sur parole

    Au diable les maîtresses queux

    Qui attachent les cœurs aux queues

    Des casseroles

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Vénus se fait vieille souvent

    Elle perd son latin devant

    La lèchefrite

    À aucun prix moi je ne veux

    Effeuiller dans le pot-au-feu

    La marguerite

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    On leur ôte bien des attraits

    En dévoilant trop les secrets

    De Mélusine

    L'encre des billets doux pâlit

    Vite entre les feuilles des li-

    vres de cuisine

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Il peut sembler de tout repos

    De mettre à l'ombre au fond d'un pot

    De confiture

    La jolie pomme défendue

    Mais elle est cuite elle a perdu

    Son goût nature

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    De servante n'ai pas besoin

    Et du ménage et de ses soins

    Je te dispense

    Qu'en éternelle fiancée

    À la dame de mes pensées

    Toujours je pense

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

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  • (B. Bergman / A. Hamilton)

    Adieu gueule d'amour

    Viens pas boire dans mon verre

    Tu peux me pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré pour toi naguère

     

    Et salut gueule d'amour

    Tu m'as joué tu perds

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré pour toi naguère

     

    Tu m'as cassé presque cassé le cœur en deux

    Il s'en est fallu de peu

    Tu te rappelles je me rappelle quand tu disais

    « L'amour c'est imbécile »

    L'amour c'était pas pour toi et...

     

    Adieu gueule d'amour

    J'ai besoin de changer d'air

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré à quoi à quoi ça sert

     

    Adieu gueule d'amour

    J'ai besoin de changer d'air

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré à quoi ça sert

     

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

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  • (M. Polnareff)

    Je me promenais le long des quais le long de ma pâleur

    Quêtant à la ronde quelques petits sous de bonheur

    Quand à mes pieds je vis

    Un tout tout petit

    Cœur qu'on semblait avoir laissé là par erreur

     

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Mais ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    Moi je n'ai vraiment jamais su ce que c'est qu'aimer

    Mais il faut dire que je suis un peu timide

    Et que j'ai des manières démodées

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Et ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    On m'avait dit : « Les filles mon vieux, ben ! faut leur parler »

    Mais moi ma seule passion c'est les soixante-dix-huit tours

    Mais ça les fait bouder

     

    Dans un an et un jour si elle n'est pas venue le chercher

    Je mettrai mes plus beaux habits lavés et repassés

    Il sera à moi

    À moi rien qu'à moi

    Ce petit cœur et je pourrai

    Enfin... aimer

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  • (L. Capart)

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Raconte-nous l'enfant que tu étais

    Courant du sable fin aux galets

    Parle-nous de ces jeunes gens

    Sautant les feux de la Saint-Jean

    On pouvait croire au paradis en ce pays

    Chante-nous si tu t'en souviens

    Pour passer le raz de Sein

    Le cantique à sainte Marie

    Qu'on ne chante qu'ici

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La peine et l'ennui de l'automne à l'été

    On ne vit qu'au rythme des marées

    De la naissance au grand sommeil

    Règne le flambeau de la Vieille

    On mêle la cannelle au parfum des chandelles

    On dira pour embarrasser

    La mort : « Joie aux trépassés »

    Car sur cette terre fidèle

    Les âmes vont au ciel

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Quand le jour s'achève au-dessus de la grève

    Sur la pierre écorchée de l'île

    On croit voir au fond de la brume

    Comme des feux qu'on allume

    Ou la barque ensorcelée qui apparaît

    Menaçante elle vient jeter

    La peur sur les naufragés

    Et le noir habille la vie

    Des femmes du pays

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La vie a changé sur le court chemin

    Du Néroth à Saint-Corentin

    On ne reste plus très longtemps

    Isolés du continent

    Même les anciens ne reviennent

    Qu'au printemps

    Et la mer a tourné le dos

    Aux pêcheurs des temps nouveaux

    Elle entraînera les marins

    Loin de l'île de Sein

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Il garde son histoire

    Au plus profond des mémoires

    Et l'on dit à Paris

    Qu'il est beau le pays

    Des marins d'île de Sein 

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  • (M. Lavoine / F. Aboulker)

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je vois la tour Montparnasse plantée devant moi

    Au coin de la rue Madame je reviens vers toi

    Je me rends à Saint-Sulpice je me rends tu vois

    Il y a de la poésie mon cœur ici bat

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les soirs je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Que cette ville est jolie en disant cela

    Ton visage m'apparaît je reviens à toi

    Voilà une journée qui traîne un peu à mon bras

    Un nuage dans sa traîne c'est la vie qui va

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les jours je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette ville je crois

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