• (M. Polnareff)

    Je me promenais le long des quais le long de ma pâleur

    Quêtant à la ronde quelques petits sous de bonheur

    Quand à mes pieds je vis

    Un tout tout petit

    Cœur qu'on semblait avoir laissé là par erreur

     

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Mais ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    Moi je n'ai vraiment jamais su ce que c'est qu'aimer

    Mais il faut dire que je suis un peu timide

    Et que j'ai des manières démodées

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Et ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    On m'avait dit : « Les filles mon vieux, ben ! faut leur parler »

    Mais moi ma seule passion c'est les soixante-dix-huit tours

    Mais ça les fait bouder

     

    Dans un an et un jour si elle n'est pas venue le chercher

    Je mettrai mes plus beaux habits lavés et repassés

    Il sera à moi

    À moi rien qu'à moi

    Ce petit cœur et je pourrai

    Enfin... aimer

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  • (L. Capart)

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Raconte-nous l'enfant que tu étais

    Courant du sable fin aux galets

    Parle-nous de ces jeunes gens

    Sautant les feux de la Saint-Jean

    On pouvait croire au paradis en ce pays

    Chante-nous si tu t'en souviens

    Pour passer le raz de Sein

    Le cantique à sainte Marie

    Qu'on ne chante qu'ici

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La peine et l'ennui de l'automne à l'été

    On ne vit qu'au rythme des marées

    De la naissance au grand sommeil

    Règne le flambeau de la Vieille

    On mêle la cannelle au parfum des chandelles

    On dira pour embarrasser

    La mort : « Joie aux trépassés »

    Car sur cette terre fidèle

    Les âmes vont au ciel

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Quand le jour s'achève au-dessus de la grève

    Sur la pierre écorchée de l'île

    On croit voir au fond de la brume

    Comme des feux qu'on allume

    Ou la barque ensorcelée qui apparaît

    Menaçante elle vient jeter

    La peur sur les naufragés

    Et le noir habille la vie

    Des femmes du pays

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La vie a changé sur le court chemin

    Du Néroth à Saint-Corentin

    On ne reste plus très longtemps

    Isolés du continent

    Même les anciens ne reviennent

    Qu'au printemps

    Et la mer a tourné le dos

    Aux pêcheurs des temps nouveaux

    Elle entraînera les marins

    Loin de l'île de Sein

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Il garde son histoire

    Au plus profond des mémoires

    Et l'on dit à Paris

    Qu'il est beau le pays

    Des marins d'île de Sein 

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  • (M. Lavoine / F. Aboulker)

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je vois la tour Montparnasse plantée devant moi

    Au coin de la rue Madame je reviens vers toi

    Je me rends à Saint-Sulpice je me rends tu vois

    Il y a de la poésie mon cœur ici bat

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les soirs je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Que cette ville est jolie en disant cela

    Ton visage m'apparaît je reviens à toi

    Voilà une journée qui traîne un peu à mon bras

    Un nuage dans sa traîne c'est la vie qui va

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les jours je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette ville je crois

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  • (C. Lemesle/R. Dassin/S. Goodman)

    Les matins se suivent et se ressemblent

    Quand l'amour fait place au quotidien

    On n'était pas faits pour vivre ensemble

    Ça ne suffit pas toujours de s'aimer bien

     

    C'est drôle hier on s'ennuyait

    Et c'est à peine si l'on trouvait

    Des mots pour se parler du mauvais temps

    Et maintenant qu'il faut partir

    On a cent mille choses à dire

    Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

     

    On fait ce qu'il faut on tient nos rôles

    On se regarde on rit on crâne un peu

    On a toujours oublié quelque chose

    Ce n'est pas facile de se dire adieu

     

    Et l'on sait trop bien que tôt ou tard

    Demain peut-être ou même ce soir

    On va se dire que tout n'est pas perdu

    De ce roman inachevé

    On va se faire un conte de fées

    Mais on a passé l'âge on n'y croirait plus

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

     

    Roméo Juliette et tous les autres

    Au fond de vos bouquins dormez en paix

    Une simple histoire comme la nôtre

    Est de celles qu'on n'écrira jamais

     

    Allons petite il faut partir

    Laisser ici nos souvenirs

    On va descendre ensemble si tu veux

    Et quand elle va nous voir passer

    La patronne du café

    Va encore nous dire

    Salut les amoureux

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

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  • (W. Sheller)

    Quelqu'un m'a demandé juste hier après-midi

    Si je me souvenais de toi

    Il m'a montré toutes ses photos d'amis

    Et j'en ai vu trop de toi

     

    Les clichés d'un week-end en Angleterre

    Quelques diapos d'un de nos anniversaires

    Enfin juste de quoi tout remuer

    Avec une envie folle de te retrouver

    Et de te chercher partout

    De te retrouver

     

    Et puis j'ai repris ce matin mon job à huit heures pile

    Et là j'ai tout oublié

    C'est drôle de voir comme les heures qui défilent

    Peuvent à ce point tout changer

     

    Après tout je me fous de l'Angleterre

    Et j'aurai bien d'autres anniversaires

    Je vis la vie que je voulais mener

    À quoi bon tout changer

    Pour te retrouver

    Et puis te chercher partout

    Pour te retrouver

     

    Après tout je me fous de l'Angleterre

    Et j'aurai bien d'autres anniversaires

    Je vis la vie que je voulais mener

    À quoi bon tout changer

    Pour te retrouver

    Et puis te chercher partout

    Un peu n'importe où

     

    Peut-être à Paris à Neuilly à Passy à Lagny à Bondy

    À Grigny à Parly à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo à Kyoto à Stromso

    À Paris à Neuilly à Passy à Lagny à Bondy

    À Grigny à Parly à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo à Kyoto à Stromso

    À Paris à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo...

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  • (L. Chédid)

    Moteur

     

    L'action se déroule dans ta ville

    Vue d'hélicoptère ou du haut d'un building

    Et puis la caméra zoome avant

    Jusqu'à ton appartement

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Comme il est dit dans le scénario

    Gros plan de toi dans ton berceau

    Comme il est précisé dans le script

    Lumière tamisée flou artistique

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Sur la bande-son une cloche qui sonne

    Fondu enchaîné sur la cour d'une école

    Un lièvre une tortue Les Trois Mousquetaires

    Et plus tard Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Autre séquence autre scène

    Champ contrechamp gros plan sur elle

    T'as raison y a que l'amour qui vaille la peine

    Demande à l'éclairagiste qu'il éteigne

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Flash-back tu regardes en arrière

    Toutes les choses que tu n'as pas pu faire

    Tu voudrais disparaître dans le rétroviseur

    Mais personne n'a jamais arrêté le projecteur

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

     

    Travelling sur un corbillard qui passe

    Sans faire de bruit sans laisser de traces

    Un bébé qui pleure dans la maison d'en face

    Quand quelqu'un s'en va un autre prend sa place

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Alors la caméra zoome arrière

    Et tu remontes dans l'hélicoptère

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  • (C. Trénet)

    Je me souviens d'un coin de rue

    Aujourd'hui disparu

    Mon enfance est restée là

    Je ne l'oublierai pas

    Il y avait une palissade

    Un taillis d'embuscades

    Les voyous de mon quartier

    Venaient s'y batailler

     

    À présent il y a un café

    Un comptoir blanc qui fait de l'effet

    Un fleuriste qui vend ses fleurs aux amants

    Et même aux enterrements

     

    Je revois mon coin de rue

    Tel que je l'ai vécu

    Aussi vrai que ce triste soir

    Où le cœur sans espoir

    Je pleurais en attendant

    Un amour de quinze ans

    Rêve fou qui fut perdu

    Juste à ce coin de rue

     

    Et depuis j'ai beaucoup voyagé

    Trop souvent en pays étrangers

    Réfections constructions ou démolitions

    Vous me donnez des visions

     

    Je crois voir mon coin de rue

    Soudain réapparu

    Je retrouve ma palissade

    Mes copains nos glissades

    Deux brins de muguet de printemps

    Mes treize ans mes vingt ans

    Tout ce qui fut et qui n'est plus

    Mon petit coin de rue

     

    Tout ce qui fut et qui n'est plus

    Cher petit coin de rue

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  • (S. Gainsbourg)

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Je distribue les swings et les uppercuts

    Ça fait VLAM ça fait SPLATCH et ça fait SHTUCK ou bien BOMP

    Ou HUMPF parfois même

    FLAP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens avec moi par-dessus les buildings

    Ça fait WHIN quand on s'envole et puis

    KLING après quoi je fais TILT et ça fait

    BOING SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    N'aie pas peur bébé agrippe-toi SHACK

    Je suis là CRASH pour te protéger TCHLACK

    Ferme les yeux CRASH embrasse-moi

    SMACK SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ 

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  • (P. Cyel / D. Hallyday)

    Repense aux douces minutes

    Quelques instants de purs moments loin de nos disputes

    Repense aux intenses lueurs

    Aux doux contacts loin de l'impact du vide intérieur

     

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu ne peux plus te taire

    Et lorsque regarder en arrière

    Reste le seul lien entre nous deux

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu n'as plus de repères

    Et si vraiment tout a été offert

    Aux caprices de tes yeux

    Repenses-y si tu veux

    Si tu veux

     

    Repense à ces images

    Où les pardons sont des questions aux étendues sans grillages

    Repense même aux silences

    Plus forts que les mots laissés au repos face aux évidences

     

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu ne peux plus te taire

    Et lorsque regarder en arrière

    Reste le seul lien entre nous deux

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu n'as plus de repères

    Et si vraiment la vie a tout offert

    Aux caprices de tes yeux

    Repenses-y si tu veux

    Repenses-y si tu veux

    Oui repenses-y si tu veux

     

    Si tu peux

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  • (W. Sheller)

    Dans l'orage d'une forêt sans âge

    Aux abords du Poitou

    À l'automne où je vivais chez vous

    J'ai vu le visage d'une enfant sauvage

    Qui portait un bijou

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

    À l'automne où je vivais chez vous

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

     

    Elle avait l'âge des vagabondages

    Pieds nus sur les cailloux

    Dans les rivières où viennent boire les loups

    À mon passage elle a pris mon bagage

    Elle m'a suivi partout

    Jusqu'à l'étage où j'avais mon verrou

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

     

    Au lendemain de l'orage il restait un message

    Vous me plaisiez beaucoup

    Mais je ne pense pas avoir besoin de vous

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

    Je t'ai cherchée partout

    Je t'ai cherchée partout 

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  • (G. Béart)

    Ce qu'il y a de bon en vous c'est vous

    Tout le reste ne vaut rien du tout

    Tout ce qui se trouve autour

    N'est que matière à discours

    Et ce qui m'attire en vous c'est vous

     

    Quand je vais à notre rendez-vous

    Je me dis ce que les gens sont fous

    De ne pas suivre mes pas

    C'est vrai qu'ils ne savent pas

    Ce que c'est que d'être auprès de vous

     

    Certains me parlent très mal de vous

    Mais vous voyez bien que je m'en fous

    Tout le bien et tout le mal

    S'additionnent c'est normal

    Ce qu'il en sort le meilleur c'est vous

     

    J'aimerais tant jouer avec vous

    Même si je n'ai aucun atout

    Sans carreau mon trèfle abdique

    Je n'ai plus le moindre pique

    Me reste un seul cœur il est pour vous

     

    C'est fini je suis au garde-à-vous

    Et n'ajouterai plus rien du tout

    Ah ! Si j'aurais pu dire encore

    Que j'aime tant votre corps

    C'est faux ce que j'aime en vous c'est vous

    Ce que j'aime en vous c'est vous

    Ce que j'aime en vous c'est vous 

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  • (G. Brassens)

    Toi l'épouse modèle le grillon du foyer

    Toi qui n'as point d'accroc dans ta robe de mariée

    Toi l'intraitable Pénélope

    En suivant ton petit bonhomme de bonheur

    Ne berces-tu jamais en tout bien tout honneur

    De jolies pensées interlopes

    De jolies pensées interlopes

     

    Derrière tes rideaux dans ton juste milieu

    En attendant le retour d'un Ulysse de banlieue

    Penchée sur tes travaux de toile

    Les soirs de vague à l'âme et de mélancolie

    N'as-tu jamais en rêve au ciel d'un autre lit

    Compté de nouvelles étoiles

    Compté de nouvelles étoiles

     

    N'as-tu jamais encore appelé de tes vœux

    L'amourette qui passe qui vous prend aux cheveux

    Qui vous conte des bagatelles

    Qui met la marguerite au jardin potager

    La pomme défendue aux branches du verger

    Et le désordre à vos dentelles

    Et le désordre à vos dentelles

     

    N'as-tu jamais souhaité de revoir en chemin

    Cet ange ce démon qui son arc à la main

    Décoche des flèches malignes

    Qui rend leur chair de femme aux plus froides statues

    Les bascule de leur socle bouscule leur vertu

    Arrache leur feuille de vigne

    Arrache leur feuille de vigne

     

    N'aie crainte que le ciel ne t'en tienne rigueur

    Il n'y a vraiment pas là de quoi fouetter un cœur

    Qui bat la campagne et galope

    C'est la faute commune et le péché véniel

    C'est la face cachée de la lune de miel

    Et la rançon de Pénélope

    Et la rançon de Pénélope

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  • (V. De Moraes / A. Pecci Filho / G. Moustaki)

    Mon amour mon bonheur mon tourment

    Je veille ton sommeil

    Comme on veille un enfant

     

    Les yeux clos le visage apaisé

    Je t'entends respirer

    Tu souris en rêvant

     

    J'imagine tes rêves

    Peuplés de princesses

    De lampes magiques

    De grands méchants loups

     

    Mon amour reste là sans bouger

    Sans grandir sans vieillir

    Le temps s'est arrêté

     

    Mon amour reste là sans parler

    Nous sommes dans un monde

    Étrange et étranger

    Où les fleurs nous racontent des contes de fées

    Où toutes les légendes sont réalité

     

    Reste là sans bouger mon amour

    Et s'il faut que demain cesse l'enchantement

    Et que la vie reprenne son cours

    Désormais rien ne sera plus

    Tout à fait comme avant

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  • (G. Bontempelli / J. Rodrigo)

    Mon amour

    Sur l'eau des fontaines

    Mon amour

    Où le vent les amène

    Mon amour

    Le soir tombé

    On voit flotter

    Des pétales de roses

     

    Mon amour

    Et les murs se gercent

    Mon amour

    Au soleil au vent à l'averse

    Et aux années qui vont passant

    Depuis le matin de mai

    Qu'ils sont venus

    Et qu'en chantant

    Soudain ils ont écrit

    Sur les murs du bout de leurs fusils

    De bien étranges choses

     

    Mon amour

    Le rosier suit les traces

    Mon amour

    Sur le mur et enlace

    Mon amour

    Leurs noms gravés

    Et chaque été

    D'un beau rouge sont les roses

     

    Mon amour

    Sèchent les fontaines

    Mon amour

    Au soleil au vent de la plaine

    Et aux années qui vont passant

    Depuis le matin de mai

    Qu'ils sont venus

    La fleur au cœur

    Les pieds nus le pas lent

    Et les yeux éclairés d'un étrange sourire

     

    Et sur ce mur

    Lorsque le soir descend

    On croirait voir des taches de sang

    Ce ne sont que des roses

     

    À Aranjuez mon amour

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  • (L. Aragon / G. Brassens)

    Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force

    Ni sa faiblesse ni son cœur et quand il croit

    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

    Et quand il veut serrer son bonheur il le broie

    Sa vie est un étrange et douloureux divorce

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes

    Qu'on avait habillés pour un autre destin

    À quoi peut leur servir de se lever matin

    Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains

    Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Mon bel amour mon cher amour ma déchirure

    Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

    Et ceux-là sans savoir nous regardent passer

    Répétant après moi ces mots que j'ai tressés

    Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard

    Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson

    Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson

    Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson

    Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

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  • (M. Jonasz)

    Tu peux toujours croire

    Que les petites cases de la mémoire

    Peuvent s'ouvrir comme des tiroirs

    Et laisser partir les souvenirs

     

    Tu sais je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

    Je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

     

    Le bruit des fanfares

    Les trains qui entrent dans les gares

    Le tam-tam des pays noirs

    Pourront pas couvrir ce que je vais dire

     

    Tu sais je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

    Je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

     

    Mes larmes c'est rien

    Si t'as du bonheur tiens-le bien

    Ces trucs-là ça va ça vient

    Mais ça s'éteint pas sous les doigts

    Et ça brûle comme du bois mort

    On sera toujours corps à corps

     

    Tu sais je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

    Je t'aimais tellement fort

    Que je t'aime encore

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  • (J. Brel)

    Ne me quitte pas

    Il faut oublier

    Tout peut s'oublier

    Qui s'enfuit déjà

    Oublier le temps

    Des malentendus

    Et le temps perdu

    À savoir comment

    Oublier ces heures

    Qui tuaient parfois

    À coups de pourquoi

    Le cœur du bonheur

     

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

     

    Moi je t'offrirai

    Des perles de pluie

    Venues de pays

    Où il ne pleut pas

    Je creuserai la terre

    Jusqu'après ma mort

    Pour couvrir ton corps

    D'or et de lumière

    Je ferai un domaine

    Où l'amour sera roi

    Où l'amour sera loi

    Où tu seras reine

     

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

     

    Ne me quitte pas

    Je t'inventerai

    Des mots insensés

    Que tu comprendras

    Je te parlerai

    De ces amants-là

    Qui ont vu deux fois

    Leurs cœurs s'embraser

    Je te raconterai

    L'histoire de ce roi

    Mort de n'avoir pas

    Pu te rencontrer

     

    Mais ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

     

    On a vu souvent

    Rejaillir le feu

    D'un ancien volcan

    Qu'on croyait trop vieux

    Il est paraît-il

    Des terres brûlées

    Donnant plus de blé

    Qu'un meilleur avril

    Et quand vient le soir

    Pour qu'un ciel flamboie

    Le rouge et le noir

    Ne s'épousent-ils pas

     

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me

     

    Ne me quitte pas

    Je ne veux plus pleurer

    Je ne veux plus parler

    Je me cacherai là

    À te regarder

    Danser et sourire

    Et à t'écouter

    Chanter et puis rire

    Laisse-moi devenir

    L'ombre de ton ombre

    L'ombre de ta main

    Tiens l'ombre de ton chien

     

    Mais ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas

    Dis 

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  • (C. Bruni)

    Je te propose

    Le temps des cerises et des roses

    Le temps des caresses soyeuses

    Laissons du temps à la douceur des choses

     

    Et si ça te tente

    Prenons le temps de faire silence

    D'emmêler nos souffles et nos langues

    Prenons du temps pour les choses d'importance

     

    Et laissons-nous renverser emporter caresser

    Par le temps perdu

    Restons tranquilles immobiles sans un bruissement d'aile

    Sans un battement de cils

     

    Et contre l'implacable

    Contre le vacarme du diable

    Trouvons du temps pour l'impossible

    Pour l'inespéré pour l'imprévisible

     

    Et contre l'éphémère

    Contre la cruauté première

    Contre le marbre de nos tombes

    Prenons tout notre temps à chaque seconde

     

    Et laissons-nous renverser emporter caresser

    Par le doux temps perdu

    Nos vies s'allongent et soudain les voilà dans nos mains

    Toutes vives toutes chaudes toutes nues

     

    Je te propose

    De retrouver le temps des roses

    Le temps des caresses soyeuses

    Laissons du temps à la douceur des choses

     

    Oui je te propose

    De retrouver le temps des roses

    Le temps des caresses soyeuses

    Prenons du temps pour la douceur des choses

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  • (L. Chédid)

    Ces parents ces amis ces femmes qu'on affectionne

    Avec lesquels on dort on dîne on parle au téléphone

    Souvent quand nos regards se croisent

    Y a comme une chaleur

    Mais de là à en faire des phrases

    Trop de pudeur

    Trop de pudeur

     

    On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime

    Par peur de les gêner qu'on les aime

    On ne leur dit jamais assez

    Que sans eux sans elles

    On ne serait même pas la moitié

    De nous-mêmes

     

    Avant de nous dire au revoir marcher à l'ombre

    Avant que sur notre histoire le rideau tombe

    Je veux déclarer à tout ce petit monde

    Qui m'entoure

    La vie la vie serait d'un sombre

    Sans vous autour

    Vous tous autour

     

    On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime

    Par peur de les gêner qu'on les aime

    On ne leur dit jamais assez

    Que sans eux sans elles

    On ne serait même pas la moitié

    De nous-mêmes

     

    Qu'y a-t-il de plus important

    La raison ou les sentiments

     

    On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime

    On ne leur dit jamais assez

    Qu'on les aime

     

    Je vous aime

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  • (M. Lavoine / G. Lunghini)

    À deux pas d'ici j'habite

    Peut-être est-ce ailleurs

    Je ne reconnais plus ma vie

    Parfois je me fais peur

    Je vis dans un monde

    Qui n'existe pas

    Sans toi je ne suis plus tout à fait moi

     

    À deux pas d'ici

    J'ai égaré ce que j'étais

    Mon nom ne me dit rien

    Ni la photo sur mes papiers

    On peut bien m'appeler

    Untel ou untel

    Sans toi peu importe qui m'appelle

     

    Comment dit-on bonjour

    Je ne sais plus

    Le parfum des beaux jours

    Je le sens plus

    Comment fait-on l'amour

    Si j'avais su

    J'ai tout oublié

    Quand tu m'as oublié

     

    Les mots doux de velours

    Je n'écris plus

    Et le sens de l'humour

    Je l'ai perdu

    Comment faire l'amour

    Si j'avais su

    J'ai tout oublié

    Quand tu m'as oublié

     

    À deux pas d'ici

    J'ai essayé de revenir

    De mettre un peu d'ordre

    À mes idées les rafraîchir

    Je me suis rasé les cheveux

    Je frôle les murs

    Ce que je fais je n'en suis plus très sûr

     

    Comment dit-on bonjour

    Je ne sais plus

    Le parfum des beaux jours

    Je le sens plus

    Comment fait-on l'amour

    Si j'avais su

    J'ai tout oublié

    Quand tu m'as oublié

     

    Les mots doux de velours

    Je n'écris plus

    Et le sens de l'humour

    Je l'ai perdu

    Comment faire l'amour

    Si j'avais su

    J'ai tout oublié

    Quand tu m'as oublié

     

    J'ai tout oublié

    Quand tu m'as oublié

    J'ai tout oublié

    Quand tu m'as oublié

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  • (B. Lavilliers)

    Solitaire un peu trop fier

    Pour vivre au présent

    Tu te demandes à quoi ça sert

    Passer tout ce temps

    Et cet arpège est un piège

    On en sort comment

    On réfléchit on assiège

    Et plus seul qu'avant

    Et plus seul qu'avant

     

    Tu ratures tu désespères

    Cris chuchotements

    Tu tournes en rond tu t'enterres

    Tu bois énormément

    C'est mauvais y a rien à faire

    Cette nuit est un enfer

    On en sort comment

    Bien plus seul qu'avant

    Bien plus seul qu'avant

     

    Cette chanson de pervers

    Et de bons sentiments

    Ne veut pas se laisser faire

    Pour qui tu te prends

    Autour de toi y a la guerre

    Y a la faim et la misère

    Tu te ramollis grand frère

    Tu t'en sors comment

    Bien plus seul qu'avant

     

    C'est toujours un grand mystère

    Un secret pesant

    Tout ce que l'homme peut faire

    Tout l'acharnement

    Pour éliminer ses frères

    Radical et sanguinaire

    Il a besoin de tout son talent

    Et plus seul qu'avant

     

    Cette image à la frontière

    D'une femme en blanc

    Allongée dans la poussière

    Depuis un moment

    Y a le décalage horaire

    J'aurais mieux fait de me taire

    C'était pas le moment

    Je suis plus seul qu'avant

     

    Je suis plus seul qu'avant

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  • (D. Edwards / R. Bernet)

    Tu me dis que tu l'aimes

    Je sais tu dis vrai

    Et pourtant moi je t'aime

    Bien plus fort en secret

     

    Un matin quand il partira

    Quand tu pleureras

    Dis-toi bien que tu vivais

    Tes tendres années

     

    Dans tes yeux la lumière

    N'est là que pour lui

    Le sais-tu la lumière

    Ça n'est pas infini

     

    De ne voir en lui qu'un espoir

    Au jour des regrets

    Dis-toi bien que tu vivais

    Tes tendres années

     

    Si mon cœur ne peut être

    Pour toi le premier

    J'attendrai afin d'être

    Dans ta vie le dernier

     

    Je serai dans ton avenir

    Loin des souvenirs

    Pour te faire oublier

    Tes tendres années

     

    Je serai dans ton avenir

    Loin des souvenirs

    Pour te faire oublier

    Tes tendres

    Tes tendres années

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  • (C. Trénet / L. Chauliac)

    Il revient à ma mémoire

    Des souvenirs familiers

    Je revois ma blouse noire

    Lorsque j'étais écolier

    Sur le chemin de l'école

    Je chantais à pleine voix

    Des romances sans paroles

    Vieilles chansons d'autrefois

     

    Douce France

    Cher pays de mon enfance

    Bercée de tendre insouciance

    Je t'ai gardée dans mon cœur

    Mon village

    Au clocher aux maisons sages

    Où les enfants de mon âge

    Ont partagé mon bonheur

     

    Oui je t'aime

    Et je t'offre ce poème

    Oui je t'aime

    Dans la joie et la douleur

    Douce France

    Cher pays de mon enfance

    Bercée de tendre insouciance

    Je t'ai gardée dans mon cœur

     

    J'ai connu des paysages

    Et des soleils merveilleux

    Au cours de lointains voyages

    Tout là-bas sous d'autres cieux

    Mais combien je leur préfère

    Mon ciel bleu mon horizon

    Ma grande route et ma rivière

    Ma prairie et ma maison

     

    Oui je t'aime

    Et je t'offre ce poème

    Oui je t'aime

    Dans la joie ou la douleur

    Douce France

    Cher pays de mon enfance

    Bercée de tendre insouciance

    Je t'ai gardée dans mon cœur

    Je t'ai gardée dans mon cœur

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  • (E. Chemouny / D. Hallyday)

    Je n'ai pas toujours trouvé les mots

    Pour bercer tes rêves d'enfant

    Ensemble on est devenus grands

    De bons points en doubles zéros

    Paralysés par tant d'amour

    On s'apprivoise au jour le jour

     

    Je n'ai jamais su trouver les gestes

    Qui pouvaient soigner tes blessures

    Guider tes pas vers le futur

    À tous les signaux de détresse

    Dis comment j'aurais pu faire face

    Pris entre le feu et la glace

     

    Au-delà de nos différences

    Des coups de gueule des coups de sang

    À force d'échanger nos silences

    Maintenant qu'on est face à face

    On se ressemble sang pour sang

     

    Comme si les battements de nos cœurs

    Étaient sur la même longueur d'onde

    Les lignes de nos mains se confondent

    Tu me renvoies comme un miroir

    Mes doutes et mes éclats de rire

    La promesse d'un autre avenir

     

    Peu importe si la vie menace

    Ce qui reste en nous d'innocent

    Puisqu'on se comprend à présent

    Peu à peu la douleur s'efface

    On n'en garde plus qu'une trace

    Comme une offense au temps qui passe

     

    Au-delà de nos différences

    Des coups de gueule des coups de sang

    À force d'échanger nos silences

    Maintenant qu'on est face à face

    On se ressemble sang pour sang

    Au-delà de nos différences

    À force d'échanger nos silences

    Maintenant qu'on est face à face

    On se ressemble sang pour sang

    Tous les deux sang pour sang

    Tous les deux sang pour sang

    Tous les deux sang pour sang

    Tous les deux

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  • (S. Lama / Y. Gilbert)

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour te dire ma solitude

    Pour te dire ma lassitude

    De te savoir si loin de moi

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour te dire mon espérance

    Et le prix que je paie d'avance

    De t'avoir un jour toute à moi

     

    Dans mon désert y a pas de fleurs

    Pas d'oasis et pas de vent

    Et si tu venais plus souvent

    Ça ferait du bien à mon cœur

    Mon pauvre cœur

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour réveiller mes fleurs éteintes

    Ton absence comme une plainte

    Vient toujours me parler de toi

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    À l'heure où les nuages passent

    Tu élargirais mon espace

    Rien qu'à te blottir contre moi

     

    Dans mon désert y a pas de fleurs

    Pas d'oasis et pas de vent

    Et si tu venais plus souvent

    Tu comprendrais pourquoi j'ai peur

    Parce que j'ai peur

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour mettre du rouge à mes roses

    Et pour que servent à quelque chose

    Ces mots que je pleure à mi-voix

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour partager la chambre close

    Où mon avenir se repose

    En attendant que tu sois là

     

    Et dans cet univers borné

    Où tout est vide et décevant

    Je pourrais me sentir vivant

    Près de toi pour qui je suis né

    Toi qui ne m'aimes pas... assez

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  • (L. Fabian / R. Allison)

    Âme sœur jumeau ou frère de

    Rien mais qui es-tu

    Tu es mon plus grand mystère mon

    Seul lien contigu

    Tu m'enrubannes et m'embryonnes

    Et tu me gardes à vue

    Tu es le seul animal

    De mon arche perdue

     

    Tu ne parles qu'une langue

    Aucun mot déçu

    Celle qui fait de toi mon autre

    L'être reconnu

    Il n'y a rien à comprendre

    Et que passe l'intrus

    Qui n'en pourra rien attendre

    Car je suis seul à les entendre

    Les silences et quand j'en tremble

     

    Toi tu es mon autre

    La force de ma foi

    Ma faiblesse et ma loi

    Mon insolence et mon droit

    Moi je suis ton autre

    Si nous n'étions pas d'ici

    Nous serions l'infini

     

    Et si l'un de nous deux tombe

    L'arbre de nos vies

    Nous gardera loin de l'ombre

    Entre ciel et fruit

    Mais jamais trop loin de l'autre

    Nous serions maudits

    Tu seras ma dernière seconde

    Car je suis seul à les entendre

    Les silences et quand j'en tremble

     

    Toi tu es mon autre

    La force de ma foi

    Ma faiblesse et ma loi

    Mon insolence et mon droit

    Moi je suis ton autre

    Si nous n'étions pas d'ici

    Nous serions l'infini

     

    Et si l'un de nous deux tombe

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  • (M. Pierozzi)

    Toi mon voisin d'enfance

    Tu combles mes silences

    Avec nos lointains souvenirs

    Aujourd'hui tu me manques

    J'aurais voulu te voir vieillir

     

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Toi mon meilleur copain

    Tu m'as tendu la main

    Quand j'étais perdu dans le noir

    Si je ferme les yeux

    C'est pour mieux t'entendre et te voir

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Toi mon premier amour

    Sans user de détours

    Tu m'as libéré de mes doutes

    Après toi j'ai compris

    Qu'il faut aimer coûte que coûte

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Et toi mon seul frangin

    Tu t'es trompé de train

    En direction de nulle part

    Tu n'as pas eu le temps

    De mettre un terme à notre histoire

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Toi mon complice ami

    Tu m'as donné l'envie

    De composer et de chanter

    Tes mots sur ma guitare

    En noir et blanc se sont posés

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

    Ne les efface pas

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  • (J.-B. Clément / A. Renoir)

    Quand nous chanterons le temps des cerises

    Et gai rossignol et merle moqueur

    Seront tous en fête

    Les belles auront la folie en tête

    Et les amoureux du soleil au cœur

    Quand nous chanterons le temps des cerises

    Sifflera bien mieux le merle moqueur

     

    Mais il est bien court le temps des cerises

    Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant

    Des pendants d'oreilles

    Cerises d'amour aux robes pareilles

    Tombant sous la feuille en gouttes de sang

    Mais il est bien court le temps des cerises

    Pendants de corail qu'on cueille en rêvant

     

    Quand vous en serez au temps des cerises

    Si vous avez peur des chagrins d'amour

    Évitez les belles

    Moi qui ne crains pas les peines cruelles

    Je ne vivrai pas sans souffrir un jour

    Quand vous en serez au temps des cerises

    Vous aurez aussi des chagrins d'amour

     

    J'aimerai toujours le temps des cerises

    C'est de ce temps-là que je garde au cœur

    Une plaie ouverte

    Et dame Fortune en m'étant offerte

    Ne saura jamais calmer ma douleur

    J'aimerai toujours le temps des cerises

    Et le souvenir que je garde au cœur

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  • (C. Piana / M. Pierozzi)

    Tu n'auras pas de maison basse

    D'énormes poutres au plafond

    Dont le bois garde dans la masse

    L'écho des haches qui les font

     

    Tu n'auras pas de murs de pierre

    Ni de tuiles ou d'ardoises au toit

    Mais sur l'acier poli et froid

    Se brisera l'éclat du verre

     

    Tu n'ouvriras pas tes fenêtres

    Pour un bonjour à tes voisins

    Et parler des fleurs qui vont naître

    Ou bien mourir dans ton jardin

     

    Toi tu regarderas le monde

    Sur des télévisions-œillères

    Sans voir le cœur de la matière

    Où se cache la vie profonde

     

    Tu n'auras pas l'amour paisible

    De cette femme qui m'attend

    Ni le temps d'être encore sensible

    À l'univers de tes enfants

     

    Vous croiserez vos lassitudes

    Et dans vos loisirs programmés

    Vous ne pourrez pas vous donner

    L'oubli de votre servitude

     

    Tu n'auras pas le goût des livres

    Ni ce regard que tu avais

    Quand je voulais t'apprendre à vivre

    Dans la musique que j'aimais

     

    Je sens pour moi que c'est l'automne

    J'étais fait pour d'autres saisons

    Et j'ai bien peur d'avoir raison

    Mon fils quand tu seras un homme

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  • (Marc Lavoine / C. Casenave)

    [À mon frère aîné tel que j'eusse voulu qu'il fût s'il n'y avait eu entre nous une ennemie incontournable au nom innommable d'Alzheimer]

    À nos amours à nos amis perdus

    À nos idoles un peu déchues

    À nos combats nos rêves presque nus

    À nos voyages au bout de la rue

     

    À nos silences à nos hivers frileux

    À nos croyances autour du feu

    À nos secrets à nos trains de banlieue

    À nos parents aux jours heureux

     

    Je lève encore mon verre un peu comme une prière

    Sans violons et sans pleurer

    Je marche de travers auprès de toi mon frère

    Peux-tu encore me protéger

    Je me laisse aller

     

    À nos enfants à nos désirs de vivre

    À nos vieux profs et à leurs livres

    À nos princesses charmantes qu'on délivre

    À nos nuits blanches nos bateaux ivres

     

    Je lève encore mon verre un peu comme une prière

    Sans dire un mot et sans pleurer

    Je marche de travers auprès de toi mon frère

    Veux-tu encore me protéger

    Je me laisse aller

     

    À nos chagrins nos bonheurs partagés

     

    Je lève encore mon verre un peu comme une prière

    Sans violons et sans pleurer

    Je marche de travers auprès de toi mon frère

    Peux-tu encore me protéger

    Je me laisse aller

     

    Je me laisse aller

    Auprès de toi mon frère

    Je me laisse aller

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