• Le Chardon et la Fleur de coton

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Le petit vieux n'a pas vingt ans

    Il se suicide tout le temps

    Et s'ennuie à longueur de jour

    Il manque d'air et puis d'amour

    La fillette a quatre-vingts ans

    Elle renaît à chaque instant

    Ses jours lui paraissent trop courts

    Cousus de joies tissés d'amour

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui tenait dans ses épines

    Une vraie fleur de coton

    Sur le flanc de la colline

    Dans le plus total abandon

     

    Le vieil enfant fume le cigare

    Boit des cocktails un peu bizarres

    Il a deux rides entre les yeux

    Ses lendemains ne sont pas bleus

    La jeune vieille aime les pralines

    Boit du sirop de grenadine

    Ses joues se plissent quand elle rit

    Ses rêves ne sont jamais gris

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui serrait dans ses épines

    Une vraie fleur de coton

    Oubliés par les machines

    Épargnés par les fenaisons

     

    Lui la regarde s'amuser

    Tandis qu'elle a le dos tourné

    Et ferme les volets sans bruit

    Dès qu'elle s'endort sur le tapis

    Elle redoute de lui manquer

    Pourtant ça ne saurait tarder

    Et voudrait qu'il se lasse avant

    Qu'elle ne s'éteigne doucement

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui griffait de ses épines

    Un cœur de fleur de coton

    Tout le reste on le devine

    N'est que pure imagination

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  • Commentaires

    1
    Mardi 10 Avril à 18:29
    Belle histoire d'amour peu commune, les protagonistes ne sont plus des tiendrons. Mais tout est tellement joliment dit, en touches légères et tendres. J'irai t'écouter sur mon ordinateur plus tard. La lecture est prometteuse.mille bises d'amour mon Mar eau
    2
    Mercredi 11 Avril à 11:08

    Peut-être ne m'as-tu pas bien lu, sans doute me suis-je mal exprimé, mais il s'agit d'un amour entre un tout jeune garçon et une vieille dame qui sent qu'elle va mourir bientôt. En fait, je me suis inspiré d'un film (et d'une pièce de théâtre) qui m'a beaucoup marqué : "Harold et Maude", librement revisité par ma subjectivité.

    Je ne t'en embrasse pas moins très tendrement, mon agneau.

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