• (M. Berger)

    Derrière des barreaux

    Pour quelques mots

    Qu'il pensait si fort

     

    Dehors dehors il fait chaud

    Des milliers d'oiseaux

    S'envolent sans effort

     

    Quel est ce pays

    Où frappe la nuit

    La loi du plus fort

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    S'endort peut-être

     

    Et moi qui danse ma vie

    Qui chante et qui ris

    Je pense à lui

     

    Diego libre dans sa tête

    Derrière sa fenêtre

    Déjà mort peut-être

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Pour entrer chez toi

    Il fallait trouver le sentier

    Grimper à l'assaut d'un rocher

    Et enfin se déshabiller

    Mais ce n'était pas

    Pour plus d'originalité

    C'est qu'il nous fallait traverser

    La cascade

     

    Elle tombait devant chez toi

    Comme un rideau de perles d'eau

    Qui ne se tirait certes pas

    Qu'on passait en courbant le dos

     

    Parvenus chez toi

    On s'étendait devant le feu

    Et tout en séchant peu à peu

    On caressait tes chats frileux

    On ne parlait pas

    C'était devenu presque un jeu

    Arbitré par le rythme de

    La cascade

     

    Tu t'offrais doucement à nous

    Qui ne formions plus qu'un seul corps

    Lame de fond sur sable doux

    Tu nous aimais jusqu'à l'aurore

     

    Au petit matin

    On rallumait le feu de bois

    On buvait un verre de lait froid

    En riant de n'importe quoi

    Mais c'était la fin

    D'un monde qu'on laissait chez toi

    Qui se terminait chaque fois

    En cascade

     

    Je n'ai jamais su retrouver

    Le chemin qui mène chez toi

    Mais ce parfum de bois mouillé

    Je ne l'ai pas rêvé je crois

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  • (N. Peyrac)

     

    Quelques lueurs d'aéroport

     

    L'étrange fille aux cheveux d'or

     

    Dans ma mémoire traîne encore

     

    C'est l'hiver à San Francisco

     

    Mais il ne tombe jamais d'eau

     

    Aux confins du Colorado

     

     

     

    Et le Golden Gate s'endort

     

    Sur Alcatraz où traîne encore

     

    Des sanglots couleur de prison

     

    Monsieur Caryl Chessman est mort

     

    Mais le doute subsiste encore

     

    Avait-il raison ou bien tort

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

     

     

    Le Queen Mary est un hôtel

     

    Au large de Beverley Hills

     

    Et les collines se souviennent

     

    Des fastes de la dynastie

     

    Qui de Garbo jusqu'à Bogie

     

    Faisait résonner ses folies

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

     

     

    Pauvre madame Polanski

     

    D'un seul coup on t'a pris deux vies

     

    Mais qui donc s'en souvient ici

     

    C'est l'hiver à San Francisco

     

    Je ne trouverai le repos

     

    Qu'aux confins du Colorado

     

     

     

    So far away from L.A.

     

    So long ago in Frisco

     

    I'm no one but a shadow

     

    But a shadow

     

    A shadow

     

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur / Michèle Garance)

    [ À celui que je croyais disparu et qui est soudain réapparu]

     

    Parce qu'un mot peut l'attendrir

     

    Un simple geste le meurtrir

     

    Et qu'il ne craint pas de rougir

     

    De honte ou parfois de plaisir

     

    On dit qu'il a les nerfs malades

     

     

     

    Parce qu'il donne sans compter

     

    Qu'il ne voit pas le temps passer

     

    Parce qu'il croit à l'amitié

     

    Qu'il parle d'authenticité

     

    On dit que son esprit gambade

     

     

     

    N'y touchez pas c'est interdit

     

    Je le protège malgré lui

     

    Même s'il ne me demande rien

     

    Je lui tendrai toujours la main

     

     

     

    Parce qu'il fait tout ce qu'il veut

     

    Qu'il a vraiment l'air d'être heureux

     

    Parce qu'il est encore fleur bleue

     

    Et que ça se voit dans ses yeux

     

    On dit qu'il s'attarde en enfance

     

     

     

    Parce qu'il rêve trop souvent

     

    Qu'il ne se montre pas violent

     

    Parce qu'il sait quand on lui ment

     

    Et qu'il a peur du mauvais temps

     

    On dit qu'il côtoie la démence

     

     

     

    Je vous en aurai averti

     

    Ne vous acharnez pas sur lui

     

    Je suis là prenez garde à vous

     

    C'est mon double et je l'aime... beaucoup

     

     

     

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    [En duo avec Philippe Kireeff]

     Je suis un canari

     Oiseau des plus banals

     Ton choix mon pauvre ami

     N'a rien d'original

     

     

    De quoi aurais-tu l'air

     S'il me venait soudain

     La sage envie de faire

     La grève de la faim

     

     

    J'aime tant la douceur

     De tes plumes dorées

     Et ton trille enchanteur

     M'a toujours envoûté

     

     

     Tu vois je t'ai offert

     Une jolie maison

     Aux barreaux grands ouverts

     Sur les quatre horizons

     

     

     Elle est si minuscule

     Sans vouloir te vexer

     Quelque peu ridicule

     Et très efféminée

     

     

     Toi qui veux me complaire

     Change-moi de logis

     Et donne-moi mon frère

     Une petite amie

     

     

     Je suis fier d'héberger

     Un parfait spécimen

     Un lauréat doublé

     D'un sacré phénomène

     

     

     Car dans ton pedigree

     On a inscrit «femelle»

     Tu viens de révéler

     Ton penchant sexuel

     

     

     Tu vas bien déchanter

     On s'est payé ta tête

     Je peux te le prouver

     Mais chausse tes lunettes

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  • (A. Pol / G. Brassens)

    Je veux dédier ce poème

    À toutes les femmes qu'on aime

    Pendant quelques instants secrets

    À celles qu'on connaît à peine

    Qu'un destin différent entraîne

    Et qu'on ne retrouve jamais

     

    À celle qu'on voit apparaître

    Une seconde à sa fenêtre

    Et qui preste s'évanouit

    Mais dont la svelte silhouette

    Est si gracieuse si fluette

    Qu'on en demeure épanoui

     

    À la compagne de voyage

    Dont les yeux charmant paysage

    Font paraître court le chemin

    Qu'on est seul peut-être à comprendre

    Et qu'on laisse pourtant descendre

    Sans avoir effleuré la main

     

    À celles qui sont déjà prises

    Et qui vivant des heures grises

    Près d'un être trop différent

    Vous ont inutile folie

    Laissé voir la mélancolie

    D'un avenir désespérant

     

    Chères images aperçues

    Espérances d'un jour déçues

    Vous serez dans l'oubli demain

    Pour peu que le bonheur survienne

    Il est rare qu'on se souvienne

    Des épisodes du chemin

     

    Mais si l'on a manqué sa vie

    On songe avec un peu d'envie

    À tous ces bonheurs entrevus

    Aux cœurs qui doivent vous attendre

    Aux baisers qu'on n'osa pas prendre

    Aux yeux qu'on n'a jamais revus

     

    Alors aux soirs de lassitude

    Tout en peuplant sa solitude

    Des fantômes du souvenir

    On pleure les lèvres absentes

    De toutes ces belles passantes

    Que l'on n'a pas su retenir

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Dès que tu t'es mise à chanter

    J'ai eu besoin de t'écouter

    Nous ne nous étions jamais vus

    Bien sûr je ne me doutais pas

    Que j'allais te rencontrer là

    Toi que j'avais tant attendue

     

    Léa la belle

    Belle Léa

    Belle Léa

     

    Derrière le rideau tiré

    De tes cheveux entremêlés

    Je ne comprenais pas toujours

    Ce que cachaient tes yeux baissés

    Je me noyais dans tes pensées

    J'ai cru que c'était ça l'amour

     

    Léa la sombre

    Sombre Léa

    Sombre Léa

     

    Je t'ai connue de mieux en mieux

    Je t'ai apprise peu à peu

    Tu me ressembles étrangement

    C'est moi qui ris quand tu es gaie

    C'est toi qui pars quand je m'en vais

    Nous ne nous quittons pas longtemps

     

    Léa la douce

    Douce Léa

    Douce Léa

     

    Toute en mystère tu t'ennuies

    Tu fais en sorte qu'on t'oublie

    Et t'endors un verre à la main

    J'essaie d'éclairer ton sommeil

    En l'éclaboussant de soleil

    Il pleut souvent le lendemain

     

    Léa la folle

    Folle Léa

    Belle Léa

    Sombre Léa

    Douce Léa

    Mon aléa

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  • (G. Moustaki)

    [En duo avec Karine Kargal]

    Pour une longue dame brune

    J'ai inventé

    Une chanson au clair de la lune

    Quelques couplets

    Si jamais elle l'entend un jour

    Elle saura

    Que c'est une chanson d'amour

    Pour elle et moi

     

    Je suis la longue dame brune

    Que tu attends

    Je suis la longue dame brune

    Et je t'entends

    Chante encore au clair de la lune

    Je viens vers toi

    Ta guitare orgue de fortune

    Guide mes pas

     

    Pierrot m'avait prêté sa plume

    Ce matin-là

    À ma guitare de fortune

    J'ai pris le la

    Je me suis pris pour un poète

    En écrivant

    Les mots qui passaient par ma tête

    Comme le vent

     

    Pierrot t'avait prêté sa plume

    Cette nuit-là

    À ta guitare de fortune

    Tu pris le la

    Et je t'ai pris pour un poète

    En écoutant

    Les mots qui passaient par ta tête

    Comme le vent

     

    J'ai habillé la dame brune

    Dans mes pensées

    D'un morceau de voile de brume

    Et de rosée

    J'ai fait son lit contre ma peau

    Pour qu'elle soit bien

    Bien à l'abri et bien au chaud

    Entre mes mains

     

    Habillée de voile de brume

    Et de rosée

    Je suis la longue dame brune

    De ta pensée

    Chante encore au clair de la lune

    J'entends ta voix

    À travers les monts et les dunes

    Je viens vers toi

     

    Pour une longue dame brune

    J'ai inventé

    Une chanson au clair de la lune

    Quelques couplets

    Je sais qu'elle l'entendra un jour

    Qui sait demain

    Pour que cette chanson d'amour

    Finisse bien

     

    Bonjour je suis la dame brune

    J'ai tant marché

    Bonjour je suis la dame brune

    Je t'ai trouvé

    Fais-moi place au creux de ton lit

    Je serai bien

    Bien au chaud et bien à l'abri

    Contre tes reins 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Jacqueline Vanhoorde)

    Je vous côtoie depuis longtemps

    Pourtant

    Nous connaissons-nous pour autant

    Vraiment

    Si nous vivions l'un contre l'autre

    Mes buts n'étaient jamais les vôtres

    Monsieur

     

    On ne s'est pas toujours compris

    Tant pis

    Mais c'est vous qui m'avez appris

    La vie

    Qui me l'avez rendue si douce

    Moitié velours et moitié mousse

    Monsieur

     

    Vous m'avez peu parlé de vous

    C'est fou

    Je ne sais presque rien du tout

    De vous

    Et c'est pour cela que sans doute

    Je n'ai pas suivi votre route

    Monsieur

     

    Je vous rejoins quelques instants

    À temps

    Aurez-vous bientôt quarante ans

    Ou cent

    Attendez-moi si ça vous tente

    Cette perspective m'enchante

    Monsieur

     

    Moi qui ne vous ressemble pas

    Je crois

    Je m'attendris quand j'aperçois

    Parfois

    Dans vos yeux l'étrange étincelle

    Qu'allume un air de violoncelle

    Monsieur

     

    Par pudeur ou timidité

    Qui sait

    Je n'ai jamais encore osé

    Aller

    Jusqu'au plus profond de moi-même

    Et m'avouer que je vous aime

    Monsieur

    Monsieur mon père

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  • (N. Ciccone)

    J' t'aime tout court

    Sans beaucoup ni vraiment

    Sans faire peur ni semblant

    Sans conditions ni règles

     

    J' t'aime tout court

    Sans peut-être ni seulement

    Sans parures ni diamants

    Sans artifices ni chaînes

     

    J' t'aime tout court

    Sans tambours ni canons

    Sans vainqueurs ni perdants

    Sans belles promesses ni pièges

     

    J' t'aime tout court

    Sans orages ni volcans

    Beau temps ou mauvais temps

    Au profond de moi-même

     

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    J' t'aime tout court

    Sans virgules sans accents

    Sans détours ni serments

    Sans complexes ni gêne

     

    J' t'aime tout court

    Sans une limite de temps

    Au passé au présent

    Bien au-delà du rêve

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    J' t'aime tout court

    Même si l'homme est violent

    Même si vivre est dément

    Même si lourdes sont nos peines

     

    J' t'aime tout court

    Follement tendrement

    Fort de tout mon vivant

    Collé contre tes lèvres

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime

     

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    L'amour n'est qu'un seul mot lorsqu'il est pur et simple

    Tous ces mots ce ne sont que des mots

    Je n'ai pas besoin d'eux pour te dire que je t'aime 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    C'est peut-être risible

    Commode quelquefois

    Le plus souvent terrible

    Mais qui s'en aperçoit

    Et bien qu'inaccessible

    Je m'enferme chez moi

    Je suis l'homme invisible

    Par pitié parlez-moi

     

    Je vis toujours seul comme un sauvage

    Personne à qui donner la main

    Je vous ferais peur et c'est dommage

    Si je vous caressais soudain

    J'ai perdu la clé de la formule

    Qui me permettait à mon gré

    De redevenir sans préambule

    Un simple obstacle à contourner

     

    C'est peut-être risible

    Pratique quelquefois

    Le plus souvent horrible

    Mais qui s'en aperçoit

    Je suis presque invincible

    Mais n'en profite pas

    Je suis l'homme invisible

    Par pitié touchez-moi

     

    J'aurais supporté ma transparence

    Si je ne t'avais rencontrée

    N'être que du vent c'est peu de chance

    Quand on voudrait se faire aimer

    Tu ne connaîtras pas mon visage

    Moi-même je l'ai oublié

    Passif et voyeur sans mes bandages

    Je vieillirai à tes côtés

     

    C'est peut-être risible

    Enviable quelquefois

    Le plus souvent pénible

    Mais qui s'en aperçoit

    Je fais tout mon possible

    Pour garder mon sang-froid

    Mais c'est irréversible

    Je suis l'homme invisible

    Par pitié voyez-moi

    Je suis l'homme invisible

    Par pitié voyez-moi

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  • (R. Miller / G. Allwright)

    Dans son manteau rouge et blanc

    Sur un traîneau porté par le vent

    Il descendra par la cheminée

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

     

    Tes yeux se voilent

    Écoute les étoiles

    Tout est calme reposé

    Entends-tu les clochettes tintinnabuler

     

    Et demain matin petit garçon

    Tu trouveras dans tes chaussons

    Tous les jouets dont tu as rêvé

    Maintenant il est l'heure d'aller te coucher 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Le soleil est déjà là

    Le lit est chaud de tes rêves

    Au rythme d'un cœur qui bat

    Sur toi le drap se soulève

     

    Pareil à l'oiseau de proie

    Bientôt je me sens coupable

    Penché au-dessus de toi

    De te voir si vulnérable

     

    J'ai envie de te toucher

    Mais réfrène mes caresses

    Je voudrais te réveiller

    Avec tact et gentillesse

     

    Dans un geste maladroit

    Tu me repousses et soupires

    Je m'égare au fil de toi

    Te survole et te respire

     

    Je perds la notion du temps

    Mon désir devient palpable

    Ton corps se cabre un instant

    Sous mes doigts incontrôlables

     

    Je languis au bord de toi

    M'impatiente à la lisière

    De ton généreux sous-bois

    Entrouvre-moi ta clairière 

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  • (B. Lapointe)

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons

    Qui sont dans l'eau profonde

    C'est que jamais quand ils sont polissons

    Leur maman ne les gronde

    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit

    Ou bien sur leurs chaussettes

    Ou à cracher comme des pas polis

    Elle reste muette

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    Elle ne leur fait jamais la vie

    Ne leur fait jamais de tartines

    Ils mangent quand ils ont envie

    Et quand ça a dîné ça r'dîne

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    S'ils veulent prendre un petit ver

    Elle les approuve des deux ouïes

    Leur montrant comment sans ennuis

    On les décroche de leur patère

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    S'ils veulent être maquereaux

    C'est pas elle qui les empêche

    De se faire des raies bleues sur le dos

    Dans un banc de peinture fraîche

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    La maman des poissons elle est bien gentille

     

    J'en connais un qui s'est marié

    À une grande raie publique

    Il dit quand elle lui fait la nique

    « Ah qu'est-ce que tu me fais ma raie »

     

    La maman des poissons elle a l'œil tout rond

    On ne la voit jamais froncer les sourcils

    Ses petits l'aiment bien elle est bien gentille

    Et moi je l'aime bien avec du citron

     

    Si l'on ne voit pas pleurer les poissons

    Qui sont dans l'eau profonde

    C'est que jamais quand ils sont polissons

    Leur maman ne les gronde

    Quand ils s'oublient à faire pipi au lit

    Ou bien sur leurs chaussettes

    Ou à cracher comme des pas polis

    Elle reste muette

     

    La maman des poissons elle est bien gentille 

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  • (S. Gainsbourg)

    Écoute les orgues

    Elles jouent pour toi

    Il est terrible cet air-là

    J'espère que tu aimes

    C'est assez beau non

    C'est le requiem pour un con

     

    Je l'ai composé

    Spécialement pour toi

    À ta mémoire scélérat

    C'est un joli thème

    Tu ne trouves pas non

    Semblable à toi-même pauvre con

     

    Et voici les orgues

    Qui remettent ça

    Faut que tu apprennes par cœur cet air-là

    Que tu n'aies pas même

    Une hésitation

    Sur le requiem pour un con

     

    Quoi tu me regardes

    Tu n'apprécies pas

    Mais qu'est-ce qu'il y a là-dedans qui te plaît pas

    Pour moi c'est idem

    Que ça te plaise ou non

    Je te le rejoue quand même pauvre con

     

    Écoute les orgues

    Elles jouent pour toi

    Il est terrible cet air-là

    J'espère que tu aimes

    C'est assez beau non

    C'est le requiem pour un con

     

    Je l'ai composé

    Spécialement pour toi

    À ta mémoire de scélérat

    Sur ta figure blême

    Aux murs des prisons

    J'inscrirai moi-même : « Pauvre con » 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeurs : Marceau Piana et Michel Pierozzi)

    Qui sont tes parents ma mère

    Quelle histoire ont-ils vécue

    Je me souviens que ta mère

    D'Aragon était venue

    Souvent je te la rappelle

    Lorsque mon œil devient noir

    Et qu'alors je bats des ailes

    Comme un sombre oiseau du soir

     

    Qui sont tes parents ma mère

    Je les ai si peu connus

    Tu racontes que ton père

    De Lorraine était issu

    On dit que je lui ressemble

    Quand je m'amuse d'un rien

    Ce curieux menton qui tremble

    C'est de lui que je le tiens

     

    J'aurais pu naître nancéien

    Être nancéien

    Mais voilà ce n'est pas de chance

    Pas de chance

    Je suis un peu saragossin

    Un véritable enfant de France

     

    Qui sont tes parents mon père

    De quel amour es-tu né

    De l'Auvergne de ta mère

    Quel penchant m'as-tu légué

    Tu m'as donné son courage

    Et puis sa ténacité

    Mais à l'instant du partage

    Tu t'es sans doute lésé

     

    Qui sont tes parents mon père

    Tu m'en as si peu parlé

    Je sais pourtant que ton père

    Du Piémont s'est exilé

    Il était l'intelligence

    La probité incarnées

    Ça m'inquiète quand j'y pense

    De quoi donc ai-je hérité

     

    J'aurais pu naître clermontois

    Être clermontois

    Mais voilà ce n'est pas de chance

    Pas de chance

    J'ai un quart de sang turinois

    Bref !

     

    Je suis un pur enfant de France

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  • (M. Le Forestier)

    Marie s'éveille s'ensommeille pourtant

    Marie se lève bonne élève enfant

    Prend son cartable sur la table et sort

    Ses yeux picotent papillotent encore

     

    Marie c'est bien Charlemagne

    Qui t'a fait lever si tôt

    Marie maudis Charlemagne

    Souffle une voix dans son dos

     

    Et Marie cueille quelques feuilles jaunies

    Rencontre Pierre sur le lierre assis

    Marie paresse puis caresse sa joue

    S'assied par terre près de Pierre et joue

     

    Marie bénis Charlemagne

    Qui t'a fait lever si tôt

    Marie oublie Charlemagne

    Souffle une voix dans son dos

     

    Un jour d'école sans parole c'est long

    La cloche sonne mais l'automne sent bon

    Marie se terre près de Pierre dehors

    Marie s'éloigne Charlemagne est mort

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  • (Zazie / R. Seff)

    [En duo avec Ann O'Nimm]

    J'étais à l'hôtel Beau Rivage

    Un nid douillet face à la plage

    J'aurais pu croire au paradis

    Tout seul au fond de ce grand lit

     

    Mais voilà j'ai ouvert les yeux

    Et par malheur on était deux

    Je rêvais de vivre sans toi

    Mais tu étais nu sous mes draps

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais je m'en fous

     

    Avec horreur dans ton sourire

    J'ai lu l'amour et le désir

    Alors en fermant les paupières

    J'ai aussi éteint la lumière

     

    Je n'ai cédé à tes caresses

    Que par fatigue et par paresse

    Et je n'ai connu le plaisir

    Qu'en t'entendant enfin dormir

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas non plus

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais je m'en fous

     

    Tant pis si c'est un peu cruel

    Tant de chansons sont con...sensuelles

    On ne peut pas passer son temps

    À n'avoir que de bons sentiments

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    J'aimerais crier que je t'aime

    Je crois bien que j'ai un problème

     

    Je ne t'aime pas

    C'est plus fort que moi

    Les larmes qui coulent sur tes joues

    C'est pas facile à dire mais

    C'est pas facile à dire mais

    C'est pas facile à dire 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    L'edmontonia et le cœlophysis

    Le dinornis et l'astrophocaudia

    Le canardia et l'aviatyrannis

    Le zapsalis et le dracopelta

     

    Ils sont ta passion mon enfant

    Mais le bombyx le bardot et le campagnol

    Le cormoran l'opossum et le rossignol

    Le cachalot la cétoine et le hérisson

    Le pélican le chacal et le hanneton

    Les reconnais-tu mon enfant

     

    Le cératops et le gigantosaure

    Le brontosaure et le tricératops

    Le sauroniops et le tyrannosaure

    Le stégosaure et l'avacératops

     

    Ils te fascinent mon petit

    Mais l'okapi le dauphin et la gallinule

    Le sanglier le daim l'hyène et la libellule

    Le wapiti l'écureuil et le pangolin

    Le tamanoir le nasique et le lamantin

    Tu ne sais rien d'eux mon petit

     

    Le griphornis et le symphyrophus

    L'érectopus et le protoavis

    Le zhongornis et le carnotaurus

    Le timimus et l'acanthopholis

     

    Ils sont fossilisés mon fils

    Mais le tapir la gazelle et l'anaconda

    Le scarabée le silure et le koala

    Le cacatois le termite et la pipistrelle

    Le marabout la luciole et la coccinelle

    En as-tu jamais vu mon fils

     

    Le saltopus et le diracodon

    L'iguanodon et le talarurus

    L'avimimus et le vulcanodon

    Le bélodon et le diplodocus

     

    Ils n'existent plus mon amour

    Mais le manchot l'hippocampe et le colibri

    L'ornithorynque et le phasme et le wallaby

    Le paresseux l'épervier le morse et la chèvre

    Le tamarin le lynx la marmotte et le lièvre

    Ils sont bien vivants mon amour

    Ils sont bien vivants mon amour

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Prendre le train et dire adieu à sa jeunesse

    Jeter la clé du coffret de ses souvenirs

    Sans un regret fermer les yeux sur les promesses

    Et les espoirs d'un insaisissable avenir

     

    Et puis partir

    Et puis partir

     

    Tout effacer jusqu'aux témoins de ses victoires

    Tout pardonner même ce qui ne compte pas

    Tirer un trait sur ses moindres rêves de gloire

    Sans s'accrocher à ce qui ne résiste pas

     

    Et puis partir

    Et puis partir

     

    Chercher plus loin pour oublier un jour peut-être

    Qu'on aime en vain depuis bien trop longtemps déjà

    Brûler sa vie en la faisant soudain renaître

    Apercevoir d'autres saisons entre ses doigts

     

    Et puis partir

    Et puis partir

     

    Tarir sa peur en contemplant un ciel d'orage

    Et réapprendre à se coucher près d'un ruisseau

    Calmer sa faim quelques instants ou davantage

    Courir le vent comme la voile d'un bateau

     

    Et puis partir

    Enfin partir

    Ou bien mourir 

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  • (G. Bontempelli)

    Ma jeunesse fout le camp

    Tout au long d'un poème

    Et d'une rime à l'autre

    Elle va bras ballants

    Ma jeunesse fout le camp

    À la morte fontaine

    Et les coupeurs d'osier

    Moissonnent mes vingt ans

     

    Nous n'irons plus au bois

    La chanson du poète

    Le refrain de deux sous

    Les vers de mirliton

    Qu'on chantait en rêvant

    Aux filles de la fête

    J'en oublie jusqu'au nom

    J'en oublie jusqu'au nom

     

    Nous n'irons plus au bois

    Cueillir la violette

    La pluie tombe aujourd'hui

    Qui efface nos pas

    Les enfants ont pourtant

    Des chansons plein la tête

    Mais je ne les sais pas

    Mais je ne les sais pas

     

    Ma jeunesse fout le camp

    Sur un air de guitare

    Elle sort de moi-même

    En silence à pas lents

    Ma jeunesse fout le camp

    Elle a rompu l'amarre

    Elle a dans ses cheveux

    Les fleurs de mes vingt ans

     

    Nous n'irons plus au bois

    Voici venir l'automne

    J'attendrai le printemps

    En effeuillant l'ennui

    Il ne reviendra plus

    Et si mon cœur frissonne

    C'est que descend la nuit

    C'est que descend la nuit

     

    Nous n'irons plus au bois

    Nous n'irons plus ensemble

    Ma jeunesse fout le camp

    Au rythme de tes pas

    Si tu savais pourtant

    Comme elle te ressemble

    Mais tu ne le sais pas

    Mais tu ne le sais pas 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Qui va pieds nus

    Même en hiver

    Qui n'évite pas les ruisseaux de la rue

    Ne craint pas les coups de tonnerre

    Qui ne fait rien

    De ses quinze ans

    Qui pousse comme une herbe au creux des chemins

    Sans joies sans chagrins simplement

     

    C'est la luronne

    La fanfaronne

    Qui se couronne

    De boutons-d'or

     

    Qui fuit le jour

    Dès le matin

    Qui vit de glanure et de baies d'alentour

    Fleure le cerfeuil et le thym

    Qui parle au vent

    Chante avec lui

    Qui danse sous la lune au bord de l'étang

    Caresse les oiseaux de nuit

     

    C'est la luronne

    La sauvageonne

    Qui s'abandonne

    Au fil de l'eau

     

    Qui se tapit

    Guette à genoux

    Qui fait peur aux enfants à peine endormis

    En imitant le cri du loup

    Qui sans façon

    Choisit sa proie

    Puis ouvre son corps au mépris des saisons

    Mais n'a jamais voulu de moi

     

    C'est la luronne

    La polissonne

    Qui n'a personne

    Au fond du cœur

     

    C'est la luronne

    La fanfaronne

    La sauvageonne

    La polissonne

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  • (S. Gainsbourg)

    Oh je voudrais tant que tu te souviennes

    Cette chanson était la tienne

    C'était ta préférée je crois

    Qu'elle est de Prévert et Kosma

     

    Et chaque fois « Les Feuilles mortes »

    Te rappellent à mon souvenir

    Jour après jour

    Les amours mortes

    N'en finissent pas de mourir

     

    Avec d'autres bien sûr je m'abandonne

    Mais leur chanson est monotone

    Et peu à peu je m'indiffère

    À cela il n'est rien à faire

     

    Car chaque fois « Les Feuilles mortes »

    Te rappellent à mon souvenir

    Jour après jour

    Les amours mortes

    N'en finissent pas de mourir

     

    Peut-on jamais savoir par où commence

    Et quand finit l'indifférence

    Passe l'automne vienne l'hiver

    Et que la chanson de Prévert

     

    Cette chanson « Les Feuilles mortes »

    S'efface de mon souvenir

    Et ce jour-là

    Mes amours mortes

    En auront fini de mourir

    Et ce jour-là

    Mes amours mortes

    En auront fini de mourir 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Avec ta bouche et tes mains

    Comme un dieu que l'on adore

    Tu l'as caressé ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Dès le lendemain matin

    Sans promesse de retour

    Il était parti ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

    Il était parti ce garçon de velours

     

    Mais il ignorait peut-être

    Qu'il avait mis dans ton corps

    La moitié de lui ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Et cet enfant qui va naître

    Te demandera un jour

    De lui raconter ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

    De lui raconter ce garçon de velours

     

    Tu lui répondras sans doute

    Que tu l'aimerais encore

    S'il te revenait ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Tu resterais sur sa route

    Ne ferais aucun détour

    Il était si beau ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

    Il était si beau ce garçon de velours

    Ce garçon de velours

     

    Tu lui diras que personne

    Ne saurait lui donner tort

    Il avait seize ans ce garçon sans remords

    Ce garçon sans remords

    Et ce fils que tu façonnes

    Il se pourrait qu'à son tour

    Quelqu'un le surnomme «  le garçon de velours »

    « Le garçon de velours »

    Quelqu'un le surnomme « le garçon de velours »

    « Le garçon de velours » 

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  • (G. Brassens)

    Ma mie de grâce ne mettons

    Pas sous la gorge de Cupidon

    Sa propre flèche

    Tant d'amoureux l'ont essayé

    Qui de leur bonheur ont payé

    Ce sacrilège

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Laissons le champ libre à l'oiseau

    Nous serons tous les deux priso-

    nniers sur parole

    Au diable les maîtresses queux

    Qui attachent les cœurs aux queues

    Des casseroles

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Vénus se fait vieille souvent

    Elle perd son latin devant

    La lèchefrite

    À aucun prix moi je ne veux

    Effeuiller dans le pot-au-feu

    La marguerite

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    On leur ôte bien des attraits

    En dévoilant trop les secrets

    De Mélusine

    L'encre des billets doux pâlit

    Vite entre les feuilles des li-

    vres de cuisine

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    Il peut sembler de tout repos

    De mettre à l'ombre au fond d'un pot

    De confiture

    La jolie pomme défendue

    Mais elle est cuite elle a perdu

    Son goût nature

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

     

    De servante n'ai pas besoin

    Et du ménage et de ses soins

    Je te dispense

    Qu'en éternelle fiancée

    À la dame de mes pensées

    Toujours je pense

     

    J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

    Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Ta main se pose sur la table

    Je l'entends me faire un discours

    Et je l'écoute impénétrable

    Tandis que tu parles toujours

     

    Pendant ce temps près des nuages

    Un vent fou

    Guide l'appel des oies sauvages

    Jusqu'à nous

     

    Ma main se pose sur la table

    Avec l'air de n'y penser pas

    Elle contemple imperturbable

    La tienne qui ne comprend pas

     

    Pendant ce temps sur la rivière

    Un vent fou

    Lance des gouttes de lumière

    Jusqu'à nous

     

    Nos mains se touchent sur la table

    Laquelle a fait le premier pas

    Peu importe la responsable

    Puisqu'elles s'étreignent déjà

     

    Pendant ce temps sur la colline

    Un vent fou

    Souffle des pensées libertines

    Jusqu'à nous 

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  • (B. Bergman / A. Hamilton)

    Adieu gueule d'amour

    Viens pas boire dans mon verre

    Tu peux me pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré pour toi naguère

     

    Et salut gueule d'amour

    Tu m'as joué tu perds

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré pour toi naguère

     

    Tu m'as cassé presque cassé le cœur en deux

    Il s'en est fallu de peu

    Tu te rappelles je me rappelle quand tu disais

    « L'amour c'est imbécile »

    L'amour c'était pas pour toi et...

     

    Adieu gueule d'amour

    J'ai besoin de changer d'air

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré à quoi à quoi ça sert

     

    Adieu gueule d'amour

    J'ai besoin de changer d'air

    Alors va pleurer des rivières

    Pleurer des rivières

    J'en ai pleuré à quoi ça sert

     

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

    Pleurer des rivières à quoi ça sert

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Approche-moi

    Regarde-moi

    Détaille-moi

    Découvre-moi

    Débusque-moi

    Devine-moi

    Recherche-moi

    Démasque-moi

    Démêle-moi

    Écoute-moi

     

    Ne me laisse pas rêver

     

    Enlève-moi

    Enferme-moi

    Enchaîne-moi

    Affronte-moi

    Désarme-moi

    Dépouille-moi

    Simplifie-moi

    Transforme-moi

    Façonne-moi

    Aguerris-moi

     

    Ne me laisse pas passer

     

    Apaise-moi

    Délivre-moi

    Conforte-moi

    Éclaire-moi

    Conseille-moi

    Allège-moi

    Habille-moi

    Rafraîchis-moi

    Purifie-moi

    Rajeunis-moi

     

    Ne me laisse pas sombrer

     

    Anime-moi

    Amuse-moi

    Captive-moi

    Intrigue-moi

    Enchante-moi

    Déroute-moi

    Éblouis-moi

    Étourdis-moi

    Fascine-moi

    Libère-moi

     

    Ne me laisse pas t'aimer

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  • (M. Polnareff)

    Je me promenais le long des quais le long de ma pâleur

    Quêtant à la ronde quelques petits sous de bonheur

    Quand à mes pieds je vis

    Un tout tout petit

    Cœur qu'on semblait avoir laissé là par erreur

     

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Mais ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    Moi je n'ai vraiment jamais su ce que c'est qu'aimer

    Mais il faut dire que je suis un peu timide

    Et que j'ai des manières démodées

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Et ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    On m'avait dit : « Les filles mon vieux, ben ! faut leur parler »

    Mais moi ma seule passion c'est les soixante-dix-huit tours

    Mais ça les fait bouder

     

    Dans un an et un jour si elle n'est pas venue le chercher

    Je mettrai mes plus beaux habits lavés et repassés

    Il sera à moi

    À moi rien qu'à moi

    Ce petit cœur et je pourrai

    Enfin... aimer

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je sais très bien ce qui me hante

    Depuis qu'elle nous a présentés

    C'est vrai votre fille est charmante

    Mais elle n'a pas votre beauté

    Moi qui ne vivais que pour elle

    Je me croyais très amoureux

    J'ignorais alors qu'auprès d'elle

    Sa mère avait des yeux plus bleus

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

     

    Je sais très bien ce qui m'obsède

    Depuis que l'on s'est rencontrés

    Votre fille a les cheveux raides

    Vous avez des boucles dorées

    Je vous recherche sur sa bouche

    Je vous retrouve avec ses doigts

    Et chaque fois que je la touche

    Je m'imagine entre vos bras

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

     

    Je sais très bien pourquoi j'hésite

    Depuis que je vous ai connue

    Votre fille a grandi trop vite

    Et ne vous ressemblera plus

    Vous avez la voix des sirènes

    Qui peuplaient mes rêves d'enfant

    La tendre fraîcheur des fontaines

    La douceur des blés sous le vent

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

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