• (E. Chemouny / D. Hallyday)

    Je n'ai pas toujours trouvé les mots

    Pour bercer tes rêves d'enfant

    Ensemble on est devenus grands

    De bons points en doubles zéros

    Paralysés par tant d'amour

    On s'apprivoise au jour le jour

     

    Je n'ai jamais su trouver les gestes

    Qui pouvaient soigner tes blessures

    Guider tes pas vers le futur

    À tous les signaux de détresse

    Dis comment j'aurais pu faire face

    Pris entre le feu et la glace

     

    Au-delà de nos différences

    Des coups de gueule des coups de sang

    À force d'échanger nos silences

    Maintenant qu'on est face à face

    On se ressemble sang pour sang

     

    Comme si les battements de nos cœurs

    Étaient sur la même longueur d'onde

    Les lignes de nos mains se confondent

    Tu me renvoies comme un miroir

    Mes doutes et mes éclats de rire

    La promesse d'un autre avenir

     

    Peu importe si la vie menace

    Ce qui reste en nous d'innocent

    Puisqu'on se comprend à présent

    Peu à peu la douleur s'efface

    On n'en garde plus qu'une trace

    Comme une offense au temps qui passe

     

    Au-delà de nos différences

    Des coups de gueule des coups de sang

    À force d'échanger nos silences

    Maintenant qu'on est face à face

    On se ressemble sang pour sang

    Au-delà de nos différences

    À force d'échanger nos silences

    Maintenant qu'on est face à face

    On se ressemble sang pour sang

    Tous les deux sang pour sang

    Tous les deux sang pour sang

    Tous les deux sang pour sang

    Tous les deux

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je suis en pleine incertitude

    Tel un échassier migrateur

    Je préfère au calme du cœur

    Cette séduisante inquiétude

    De mes quinze ans évanouis

    J'ai beau me retracer l'image

    Depuis j'ai appris davantage

    Mais je n'ai presque rien compris

     

    Mes ambitions sont très timides

    Si je ne connais pas l'ennui

    La prudence est mon seul appui

    Quand la folie se veut mon guide

    Je ne sais plus depuis longtemps

    Discerner le meilleur du pire

    Un charme insinuant m'attire

    Vers l'un et l'autre également

     

    Mon esprit fabule et s'excuse

    Entre le courage et la peur

    Lorsqu'il réclame le bonheur

    Mon corps assoupi s'y refuse

    D'une rencontre à un adieu

    Tour à tour j'accuse et pardonne

    Je regrette ce que je donne

    Et je crains d'accorder trop peu

     

    Toi mon caprice et ma faiblesse

    Toi qui partages mes plaisirs

    Toi que malgré moi je désire

    J'avoue que souvent tu me blesses

    Je n'entrevois pas d'avenir

    Dans l'habitude et la paresse

    Et si l'amour devient tendresse

    La vie à deux le fait mourir

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  • (S. Lama / Y. Gilbert)

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour te dire ma solitude

    Pour te dire ma lassitude

    De te savoir si loin de moi

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour te dire mon espérance

    Et le prix que je paie d'avance

    De t'avoir un jour toute à moi

     

    Dans mon désert y a pas de fleurs

    Pas d'oasis et pas de vent

    Et si tu venais plus souvent

    Ça ferait du bien à mon cœur

    Mon pauvre cœur

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour réveiller mes fleurs éteintes

    Ton absence comme une plainte

    Vient toujours me parler de toi

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    À l'heure où les nuages passent

    Tu élargirais mon espace

    Rien qu'à te blottir contre moi

     

    Dans mon désert y a pas de fleurs

    Pas d'oasis et pas de vent

    Et si tu venais plus souvent

    Tu comprendrais pourquoi j'ai peur

    Parce que j'ai peur

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour mettre du rouge à mes roses

    Et pour que servent à quelque chose

    Ces mots que je pleure à mi-voix

     

    Je voudrais tant que tu sois là

    Pour partager la chambre close

    Où mon avenir se repose

    En attendant que tu sois là

     

    Et dans cet univers borné

    Où tout est vide et décevant

    Je pourrais me sentir vivant

    Près de toi pour qui je suis né

    Toi qui ne m'aimes pas... assez

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Sur les lignes de ta main

    Je vois glisser des bateaux

    Jolis vaisseaux sous ta peau

    Goélette ou brigantin

     

    Le vent

    Le vent du large te ressemble

    Imite l'or de tes cheveux

    Dérobe le bleu de tes yeux

    Le vent

    Le vent du large te ressemble

    Il charrie des senteurs de miel

    De fleur de lune en arc-en-ciel

    Le vent au large se rassemble

     

    Tu m'emmènes quelquefois

    Vers des horizons marins

    Et m'abandonnes en chemin

    Entre Charybde et Scylla

     

     

    Le vent

    Le vent du large t'éparpille

    Pour que tu lui ouvres les bras

    Sans doute a-t-il besoin de toi

    Le vent

    Le vent du large t'éparpille

    Pose une brume sur ton cœur

    Et ton regard devient songeur

    Le vent au large s'éparpille

     

    Je ne veux plus succomber

    À tes chansons de sirène

    Alors au mât de misaine

    Je me suis fait ligoter

     

     

    Le vent

    Le vent du large s'impatiente

    Tu l'as rejoint sans résister

    Me laissant seul et naufragé

    Le vent

    Le vent du large s'impatiente

    Cela ne lui a pas suffi

    Faut-il que je me noie aussi

    Le vent au large s'impatiente

    Le vent du large m'impatiente

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Pour elle vous resterez

    Une erreur singulière

    Un souvenir léger

    Le vol d'un éphémère

    Elle gardera de vous

    Un parfum flou et tendre

    Un souffle sur son cou

    Des mots fous à entendre

     

    Celui qu'elle aime ne bouge pas

    Celui qu'elle aime ne sourit pas

    Celui qu'elle aime n'écoute pas

    Sait-il lui-même s'il changera

     

    Il faut vous dire aussi

    Qu'elle n'avait rien à faire

    Si elle vous a suivi

    C'était pour se distraire

    Elle se sentait perdue

    Vous avez su lui plaire

    Une nuit rien de plus

    Vous l'oublierez j'espère

     

    Celui qu'elle aime ne tremble pas

    Celui qu'elle aime n'applaudit pas

    Celui qu'elle aime ne blêmit pas

    Sait-il lui-même s'il l'aimera

     

    Elle ne sera pour vous

    Qu'un oiseau de passage

    Vous laissera le goût

    D'un étrange voyage

    Elle regrette d'avoir

    Gravi vos cinq étages

    Et fait toute une histoire

    D'un simple enfantillage

     

    Celui qu'elle aime ne parle pas

    Celui qu'elle aime ne faiblit pas

    Celui qu'elle aime n'en revient pas

    Celui quelle aime ce n'est que moi

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Tu vis comme tu veux

    T'inventes des voyages

    Tu ris dans tes cheveux

    Et tu pleures aux nuages

    Tu vis comme tu veux

    T'abandonnes aux caresses

    Mais ne prends au sérieux

    Aucun cri de détresse

    Tu vis comme tu veux

    Au détour de la ville

    Tu sèmes les curieux

    Qui te suivent dociles

    C'est bien mieux

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

    Tu en mourrais bientôt

    Promets-moi de rester toi-même

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

    Tu vis comme tu veux

    Ne dépends de personne

    Tu t'arrêtes au milieu

    De phrases qui étonnent

    Tu vis comme tu veux

    De façon confortable

    Un foulard sur les yeux

    Les talons sur la table

    Tu vis comme tu veux

    Et te camoufles en marge

    Des chemins tortueux

    Qui s'éloignent du large

    Et c'est mieux

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

    Tu en mourrais bientôt

    Ne change rien reste toi-même

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

    Tu vis comme tu veux

    Affectionnes les femmes

    Tu te prêtes à leur jeu

    Te consumes à leur flamme

    Tu vis comme tu veux

    Les hommes t'intimident

    Tu te grimes auprès d'eux

    En chérubin candide

    Tu vis comme tu veux

    On chercherait en vain

    De la place pour deux

    Dans ton monde incertain

    Ça vaut mieux

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

    Tu en mourrais bientôt

    Je t'en supplie reste toi-même

    Ne m'aime pas je t'aime trop

    Ne m'aime pas je t'aime trop

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  • (L. Fabian / R. Allison)

    Âme sœur jumeau ou frère de

    Rien mais qui es-tu

    Tu es mon plus grand mystère mon

    Seul lien contigu

    Tu m'enrubannes et m'embryonnes

    Et tu me gardes à vue

    Tu es le seul animal

    De mon arche perdue

     

    Tu ne parles qu'une langue

    Aucun mot déçu

    Celle qui fait de toi mon autre

    L'être reconnu

    Il n'y a rien à comprendre

    Et que passe l'intrus

    Qui n'en pourra rien attendre

    Car je suis seul à les entendre

    Les silences et quand j'en tremble

     

    Toi tu es mon autre

    La force de ma foi

    Ma faiblesse et ma loi

    Mon insolence et mon droit

    Moi je suis ton autre

    Si nous n'étions pas d'ici

    Nous serions l'infini

     

    Et si l'un de nous deux tombe

    L'arbre de nos vies

    Nous gardera loin de l'ombre

    Entre ciel et fruit

    Mais jamais trop loin de l'autre

    Nous serions maudits

    Tu seras ma dernière seconde

    Car je suis seul à les entendre

    Les silences et quand j'en tremble

     

    Toi tu es mon autre

    La force de ma foi

    Ma faiblesse et ma loi

    Mon insolence et mon droit

    Moi je suis ton autre

    Si nous n'étions pas d'ici

    Nous serions l'infini

     

    Et si l'un de nous deux tombe

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeurs : Marceau Piana et Jacqueline Vanhoorde)

    Une larme sous les yeux

    Les mains autour de son cou

    Elle chante et dans ses yeux

    Je vais plonger tout à coup

     

    Mais que dira-t-elle ensuite

    Lorsqu'elle s'arrêtera

    Je lui ferai prendre fuite

    Non je ne plongerai pas

     

    Le soleil dans ses cheveux

    Dénoués par le grand vent

    Elle dort et dans ses cheveux

    Je vais m'étendre un moment

     

    Mais que dira-t-elle ensuite

    Lorsqu'elle s'éveillera

    Je lui ferai prendre fuite

    Non je ne m'étendrai pas

     

    Quelques fleurs sur ses genoux

    De ces frêles fleurs des champs

    Elle rêve et sur ses genoux

    Je vais m'asseoir un instant

     

    Mais que dira-t-elle ensuite

    Lorsqu'elle m'apercevra

    Je lui ferai prendre fuite

    Non je ne m'assiérai pas

     

    Si elle ne me disait rien

    Et si j'écoutais mon cœur

    Si elle s'en trouvait bien

    Elle aurait raison d'ailleurs

     

    Alors tant pis si je plonge

    Si je m'étends et m'assois

    C'est facile quand j'y songe

    Mais... personne n'y croira 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    J'ai attendu longtemps que tu reviennes

    Je niais l'évidence et ton départ

    Maintenant c'est fini quoi qu'il advienne

    Je ne te verrai plus que par hasard

     

    Mais j'ai du mal à croire à la rupture

    Les mots que tu m'as dits je les entends

    Comme un air obsédant comme un murmure

    Je ne les ai pas rêvés pour autant

     

    C'est brutal de se retrouver seul

    Il faut réapprendre à se regarder

    Il faut s'inventer une belle histoire

    Il faut essayer de se prolonger

    Mais il faut se battre contre sa mémoire

    Et bien sûr ça ne se fait pas seul

     

    Depuis des mois l'ascenseur ne m'apporte

    Que des gens qui ne m'intéressent pas

    À leur façon de sonner à ma porte

    Je sais d'avance que ce n'est pas toi

     

    J'ai malgré moi souvent de tes nouvelles

    Par tous ceux qui te connaissent le mieux

    J'ai beau risquer ma vie à la marelle

    Ce n'est que toi que je vois dans leurs yeux

     

    C'est violent de se retrouver seul

    Il faut réapprendre à s'apprivoiser

    Il faut s'installer dans une autre histoire

    Il faut s'enchaîner pour ne pas tomber

    Mais il faut surtout bâillonner sa mémoire

    Et bien sûr on est encore plus seul

    Encore plus seul

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    C'est vrai

    Lorsque je m'éloigne un peu trop

    Je vous téléphone aussitôt

    Pour obtenir de vos nouvelles

    C'est vrai

    Je ne peux résister longtemps

    À ce plaisir attendrissant

    De froisser vos folles dentelles

     

    Voyez je suis à vos genoux

    Laissez votre main sur mon cou

    Je vais dormir

    Ma mère

     

    C'est vrai

    Dès que je rentre tard le soir

    J'imagine votre regard

    Chargé de tendresse en colère

    C'est vrai

    Si je me réfugie chez vous

    Tout s'apaise et tout se dénoue

    Au son de votre voix si claire

     

    Voyez je suis à vos genoux

    Posez vos lèvres sur ma joue

    Je vais rêver

    Ma mère

     

    C'est vrai

    Quand je rencontre de beaux yeux

    Je n'y retrouve pas ce bleu

    Qui me naufrage dans les vôtres

    C'est vrai

    Que j'aie froid chaud faim soif ou peur

    Votre place au coin de mon cœur

    Est bien plus vaste que les autres

     

    Voyez je suis à vos genoux

    Il me semble n'aimer que vous

    Au fil du temps

    Ma mère 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand parfois je me laisse aller

    Je viens m'insinuer chez vous

    Sous le couvert de l'amitié

    Je m'impose à toi peu ou prou

     

    De ton air le plus désarmant

    Tu fermes tes doigts sur mon cou

    Ma main se hasarde un instant

    Sur le galbe de ton genou

     

    Trop tard

    Je suis venu trop tard

    Tu ne m'attendais plus

    Trop tard

    Je t'ai connue trop tard

    Tu n'improvisais plus

    Trop tard

    Je t'ai voulue trop tard

    Tu ne changeras plus

     

    Excédé par nos faux-semblants

    Notre incomplète intimité

    Je vais clamer ce sentiment

    Que tu continues d'exalter

     

    Je ne peux plus atermoyer

    Fétu au centre d'un remous

    Tant pis si je dois tout gâcher

    Si tu me chasses de chez vous

     

    Trop tard

    Je me livre trop tard

    Tu ne t'appartiens plus

    Trop tard

    Je te parle trop tard

    Tu ne m'écoutes plus

    Trop tard

    Je m'insurge trop tard

    Tu ne m'aimeras plus 

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  • (M. Pierozzi)

    Toi mon voisin d'enfance

    Tu combles mes silences

    Avec nos lointains souvenirs

    Aujourd'hui tu me manques

    J'aurais voulu te voir vieillir

     

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Toi mon meilleur copain

    Tu m'as tendu la main

    Quand j'étais perdu dans le noir

    Si je ferme les yeux

    C'est pour mieux t'entendre et te voir

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Toi mon premier amour

    Sans user de détours

    Tu m'as libéré de mes doutes

    Après toi j'ai compris

    Qu'il faut aimer coûte que coûte

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Et toi mon seul frangin

    Tu t'es trompé de train

    En direction de nulle part

    Tu n'as pas eu le temps

    De mettre un terme à notre histoire

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    Toi mon complice ami

    Tu m'as donné l'envie

    De composer et de chanter

    Tes mots sur ma guitare

    En noir et blanc se sont posés

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

     

    J'ai écrit sur ton mur

    Mes peines et mes joies

    Mes bonheurs mes blessures

    Ne les efface pas

    Ne les efface pas

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Ce fut une journée fantasque et poétique

    Dans la rue les passants se tenaient par la main

    Matin privilégié atmosphère euphorique

    La cité se parait d'un sourire enfantin

     

    Ébahi par ma bonne humeur inaltérable

    Je chantonnais sur le trottoir achalandé

    Lorsque midi sonna me suis senti capable

    D'ingurgiter Paris gargouille après pavé

     

    Mon repas terminé j'ai pris d'assaut ma ville

    Aux arches de ses ponts je me suis balancé

    Puis j'ai songé à toi qui dormais bien tranquille

    Quand je t'avais quittée sur la pointe des pieds

     

    J'ai souvent déploré dans mes joies les plus fortes

    Que tu ne sois à mon côté pour partager

    Ce frisson subtil mais ce qui me réconforte

    C'est qu'en ces moments-là je suis sûr de t'aimer

     

    Les ombres de la nuit ont transposé mon rêve

    Par quelque raccourci j'ai volé jusqu'à toi

    Cependant c'est ici que mon récit s'achève

    Le reste m'appartient et m'échappe à la fois

     

    Tu es là sur mon lit offerte et magnifique

    On dirait que tu n'es pas encore éveillée

    Comment ai-je oublié cet instant pathétique

    Où la veille pourtant je t'avais... étranglée

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  • (J.-B. Clément / A. Renoir)

    Quand nous chanterons le temps des cerises

    Et gai rossignol et merle moqueur

    Seront tous en fête

    Les belles auront la folie en tête

    Et les amoureux du soleil au cœur

    Quand nous chanterons le temps des cerises

    Sifflera bien mieux le merle moqueur

     

    Mais il est bien court le temps des cerises

    Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant

    Des pendants d'oreilles

    Cerises d'amour aux robes pareilles

    Tombant sous la feuille en gouttes de sang

    Mais il est bien court le temps des cerises

    Pendants de corail qu'on cueille en rêvant

     

    Quand vous en serez au temps des cerises

    Si vous avez peur des chagrins d'amour

    Évitez les belles

    Moi qui ne crains pas les peines cruelles

    Je ne vivrai pas sans souffrir un jour

    Quand vous en serez au temps des cerises

    Vous aurez aussi des chagrins d'amour

     

    J'aimerai toujours le temps des cerises

    C'est de ce temps-là que je garde au cœur

    Une plaie ouverte

    Et dame Fortune en m'étant offerte

    Ne saura jamais calmer ma douleur

    J'aimerai toujours le temps des cerises

    Et le souvenir que je garde au cœur

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  • (C. Piana / M. Pierozzi)

    Tu n'auras pas de maison basse

    D'énormes poutres au plafond

    Dont le bois garde dans la masse

    L'écho des haches qui les font

     

    Tu n'auras pas de murs de pierre

    Ni de tuiles ou d'ardoises au toit

    Mais sur l'acier poli et froid

    Se brisera l'éclat du verre

     

    Tu n'ouvriras pas tes fenêtres

    Pour un bonjour à tes voisins

    Et parler des fleurs qui vont naître

    Ou bien mourir dans ton jardin

     

    Toi tu regarderas le monde

    Sur des télévisions-œillères

    Sans voir le cœur de la matière

    Où se cache la vie profonde

     

    Tu n'auras pas l'amour paisible

    De cette femme qui m'attend

    Ni le temps d'être encore sensible

    À l'univers de tes enfants

     

    Vous croiserez vos lassitudes

    Et dans vos loisirs programmés

    Vous ne pourrez pas vous donner

    L'oubli de votre servitude

     

    Tu n'auras pas le goût des livres

    Ni ce regard que tu avais

    Quand je voulais t'apprendre à vivre

    Dans la musique que j'aimais

     

    Je sens pour moi que c'est l'automne

    J'étais fait pour d'autres saisons

    Et j'ai bien peur d'avoir raison

    Mon fils quand tu seras un homme

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Tu me dis que j'exagère

    De me plaindre de mon sort

    Quand je n'ai fait pour te plaire

    Qu'un imperceptible effort

    Mais lorsque tu me regardes

    De si près que j'en ai peur

    Ce sont mille et une échardes

    Qui me lacèrent le cœur

     

    Bien sûr je ne suis pas Danton

    Ni du Guesclin ni D'Annunzio

    Bien sûr Gainsbourg n'était pas sans raisons

    Plus séduisant qu'un hidalgo

    C'est sûr mais la bâtarde position

    Que de n'être ni laid ni beau

    Entre Lautrec et Rimbaud

    Je navigue incognito

     

    Tu dis que c'est une chance

    À condition cependant

    D'en garder pleine conscience

    Et d'en user finement

    C'est réconfortant peut-être

    Mais injuste malgré tout

    Quand d'autres n'ont qu'à paraître

    Pour qu'on tombe à leurs genoux

     

    Bien sûr je ne suis pas Danton

    Ni du Guesclin ni D'Annunzio

    Bien sûr Gainsbourg n'était pas sans raisons

    Plus séduisant qu'un hidalgo

    C'est sûr mais la bâtarde position

    Que de n'être ni laid ni beau

    Entre Lautrec et Rimbaud

    Je navigue incognito

     

    Tu me dis que j'ai des armes

    Que je fourbis bel et bien

    Tu appelles ça mon charme

    Redoutable et assassin

    Même si c'est plus durable

    Ne crois pas me consoler

    Moi qui me montre implacable

    Devant la médiocrité

     

    Bien sûr je ne suis pas Danton

    Ni du Guesclin ni D'Annunzio

    Bien sûr Gainsbourg n'était pas sans raisons

    Plus séduisant qu'un hidalgo

    C'est sûr mais la bâtarde position

    Que de n'être ni laid ni beau

    Entre Lautrec et Rimbaud

    Je navigue incognito

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    L’alligator n’est pas grand-chose

    À mes deux yeux exorbités

    Auprès de la moindre lycose

    Je n’ose pas même y penser

    Ne me parlez pas des tropiques

    Je n’y mettrai jamais un pied

    Tant que la mygale exotique

    N’y sera pas exterminée

     

    Qu’elle soit naine ou bien géante

    Rousse et velue ça m’est égal

    Équilibriste ou galopante

    Je la redoute comme la gale

    Il me vient des idées morbides

    Depuis que je connais le nom

    D’un microscopique arachnide

    Sarcopte des démangeaisons

     

    La pieuvre et ses longs tentacules

    Ne m’épouvantent pas autant

    Que l’agressive tarentule

    Cauchemar de mes nuits d’enfant

    De la plus humble tégénaire

    Jusqu’au faucheux dégingandé

    De la veuve noire à l’épeire

    Je n’aime pas les araignées 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Roger Pouly)

    Dans ma chambre

    Royaume de la nostalgie

    C'est là que je me réfugie

    J'y allume quelques bougies

    Et je me brûle en effigie

     

    Dans ma chambre

    Je cultive l'intimité

    Avec un rien de dignité

    J'y cache aussi la nudité

    De mes désirs d'absurdité

     

    Dans ma chambre

    Je m'endors au petit matin

    Je fais des rêves libertins

    Dont je ne suis pas très certain

    Car on n'y parle que latin

     

    Dans ma chambre

    On entre comme au tribunal

    D'une façon bien machinale

    On y condamne le banal

    Cela n'a rien d'original

     

    Dans ma chambre

    À tout petits coups de pinceau

    Je reconstitue par morceaux

    La voilure de mon berceau

    Soudain mon lit se fait vaisseau

     

    Dans ma chambre

    En maître des cérémonies

    Je m'invente des insomnies

    Pour briser la monotonie

    De mes amours à l'agonie

     

    Dans ma chambre

    C'est là que je viens naufrager

    Mes illusions trop affligées

    Et si l'on voulait m'assiéger

    Je saurais bien me protéger

     

    Dans ma chambre

    Je pense à tout décidément

    Je vis ma vie intensément

    Et si quelquefois je me mens

    Je fais semblant d'y croire... vraiment

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Il était beau comme une fille

    Sa barbe n'était qu'un duvet

    Charmeur de la tête aux chevilles

    On en fit un agent secret

     

    Elle était fière et douce et fine

    Pareille au fil de son épée

    La grande amie d'une tsarine

    Et de ses romans préférés

     

    C'était un vaillant capitaine

    Un chevalier de Saint-Louis

    Homme jusqu'à la quarantaine

    C'est son roi qui le travestit

     

    C'était une troublante dame

    Geneviève on la prénommait

    Que d'anonymes épigrammes

    Fiancèrent à Beaumarchais

     

    Entre les deux chacun hésite

    On conjecture on prend parti

    Pourquoi pas un hermaphrodite

    Qu'importe son sexe aujourd'hui

     

    Ne détruisons pas la légende

    Qui était ce monsieur d'Éon

    Si jamais on vous le demande

    Répondez : « Charles de Beaumont » 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Dans la rosée à la même heure

    Dès que le pré secoue ses fleurs

    Mieux qu’une myriade d’abeilles

    En volant à tire-d’oreille

    Les éléphants qu’on dit gourmands

    Viennent butiner goulûment

     

    Rien ne t’étonne

    Tu ne m’écoutes pas

    Ma fable est bonne

    Je l’ai faite pour toi

    Mais tu fredonnes

    Pendant tout ce temps-là

     

    Perchés sur les coquelicots

    Les héliotropes les pavots

    Les éléphants l’air imbécile

    Du bout de leur trompe érectile

    Aspirent sans rien en laisser

    Le nectar aux reflets dorés

     

    Rien ne t’étonne

    Tu ne m’écoutes pas

    Ma fable sonne

    Comme des coups de glas

    Sans que résonne

    Le moindre écho en toi

     

    Enfin le champ est désherbé

    Bien labouré bien arrosé

    Et quand la lune ouvre les yeux

    Les pachydermes besogneux

    Regagnent l'usine de miel

    Dans un élan industriel

     

    Rien ne t’étonne

    Tu ne m’écoutes pas

    Moi j’abandonne

    Tu ne comprendrais pas

    Ma fable est conne

    Mais pas autant que toi

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Toi l'ancien que je vais être

    Que je ne suis pas encore

    Toi qui me juges peut-être

    Je te conduis vers la mort

    Toi que je ne connais pas

    Mon dernier double vieilli

    Comprends-tu ce que je suis

    Et que tu n'es plus déjà

     

    C'est à toi que je m'adresse

    Et c'est pour toi que j'écris

    As-u trouvé la sagesse

    Es-tu cloué dans ton lit

    Je ménage ta jeunesse

    Du moins je fais de mon mieux

    Ne me crois pas si tu veux

    J'y mets toute ma tendresse

     

    Toi mon écorce ridée

    Je ne te décevrai pas

    Je suis un peu désarmé

    Mais ne me condamne pas

    Par-delà mon insouciance

    Tu sais bien ce qui m'attend

    Mais ne sois pas impatient

    Je n'ai pas ton expérience

     

    Chaque journée qui s'éteint

    Nous rapproche tant et plus

    Lorsque je t'aurai rejoint

    Comment m'accueilleras-tu

    J'essaierai de te sourire

    Nous nous donnerons la main

    Et sur le même chemin

    Nous pourrons alors partir

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je suis sûr que tu existes

    Qu'un jour tu me rejoindras

    Que toi aussi tu résistes

    À tout ce qui n'est pas moi

    Sauras-tu me reconnaître

    Quand se croiseront nos vies

    Te laisserai-je peut-être

    Passer sans avoir compris

     

    Qu'on ne vienne pas me dire

    Que tu es déjà venue

    Sans que j'aie vu ton sourire

    Ni saisi ta main tendue

    Qu'on ne me fasse pas croire

    Que tu es mon invention

    Une utopie dérisoire

    Pour sauver mes illusions

     

    J'ai rencontré des mirages

    Je pensais t'avoir trouvée

    Mais ces amours de passage

    Ne m'étaient pas destinées

    De ton côté je suppose

    Que tu as dû te tromper

    Endurer les mêmes choses

    Sans jamais désespérer

     

    Ça n'a pas été facile

    Ces multiples déceptions

    Certainement pas stérile

    Ce temps de préparation

    J'ai calmé mes exigences

    Émoussé mes jugements

    Dominé mon impatience

    Tu peux venir je t'attends

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    La fin de la semaine

    Ne m'apporte rien de bon

    Je soupire et je traîne

    Je flâne et je tourne en rond

    La fin de la semaine

    Prend ses vacances chez moi

    Espiègle et souveraine

    Elle pavoise mon toit

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime jeudi

     

    La fin de la semaine

    Me donne froid dans le dos

    Les heures qui s'égrènent

    Alourdissent mon fardeau

    La fin de la semaine

    M'inocule son ennui

    Et mes pensées m'emmènent

    Dans les profondeurs d'un puits

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime jeudi

     

    La fin de la semaine

    Sans relâche me poursuit

    S'installe diluvienne

    Dans les veilles de mes nuits

    La fin de la semaine

    Se faufile entre mes draps

    Au rythme des migraines

    Qui m'abattent sans combat

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime jeudi

     

    La fin de la semaine

    Me terrasse au pied du lit

    Où j'épargne avec peine

    Ce qu'il me reste de vie

    La fin de la semaine

    Me fait grâce le lundi

    Mais comme une rengaine

    Me revient le vendredi

     

    Lundi je t'aime

    L'autre dit mardi

    Mercredi aussi

    Tu dis je t'aime

    On s'aime on s'aime à tout vent

    On s'aime... souvent 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Serait-il devenu si laid

    Que vous ne l'envisagiez plus

    Que vous a-t-il dit qu'a-t-il fait

    Qui vous ait à ce point déçu

     

    L'incorrigible enfant fait de son mieux

    Il fait de son mieux

     

    Lorsqu'il était drôle et charmant

    Vous recherchiez sa compagnie

    Le découvrez-vous différent

    Aurait-il gravement failli

     

    L'éternel débutant fait ce qu'il peut

    Il fait ce qu'il peut

     

    On l'a vu consacrer ses nuits

    À tous ceux qu'il aimait vraiment

    A-t-il mérité le mépris

    Que vous lui vouez maintenant

     

    L'infatigable amant s'ennuie un peu

    Il s'ennuie un peu

     

    S'il sait se montrer vigilant

    Fidèle efficace et discret

    Il ne vous confie pas souvent

    Les clés de son jardin secret

     

    L'insoumis impatient fait ce qu'il veut

    Il fait ce qu'il veut

     

    Il a cultivé ses amis

    N'est pas près de démissionner

    N'a pas chuté au fond du puits

    Que pour lui leurs mains ont creusé

     

    L'acrobate imprudent ferme les yeux

     Il ferme les yeux

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  • (Auteur : Marceau Piana  / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [À toi]

    Moi je levais les yeux au ciel

    Lorsque l'on me parlait d'amours

    Issues d'échanges de courriels

    Et de compliments tout autour

     

    J'avais bien du mal à comprendre

    Que l'on puisse ouvrir grands ses bras

    À n'importe qui fût-il tendre

    Et désirable de surcroît

     

    Je haussais toujours les épaules

    Et je me croyais à l'abri

    De ces coups de foudre si drôles

    Tellement pitoyables aussi

     

    Tu m'as parlé de connivences

    Entre ton talent et le mien

    Tu as vaincu mes réticences

    Je t'ai tracé d'autres chemins

     

    Tu ne posais pas de questions

    Je ne te répondais jamais

    Sur l'écran je guettais ton nom

    Lui seul m'importait désormais

     

    Je hausse toujours les épaules

    Je ne me sens plus protégé

    De tes paroles qui m'enjôlent

    Par Internet interposé

     

    Je détestais les faux mirages

    Le chant sirupeux des poèmes

    Maintenant j'ai choisi ta page

    Celle où tu aimes que je t'aime

     

    Si je te trouble quelquefois

    Je sais que je nous rends heureux

    Que tu te demandes pourquoi

    Nous nous attirons tous les deux

     

    Je ne hausse plus les épaules

    Ne lève plus les yeux au ciel

    Je te caresse et tu me frôles

    D'un virtuel battement d'aile

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [À ma mère]

    Tu es faite des bois que rajeunit l'orage

    Tu es de ces refrains chantés à la veillée

    Tu es peinte des fleurs que j'épargne au passage

    Senteurs hors de saison sous les feuilles rouillées

     

    Tes bras se multiplient au-dessus de ma tête

    Charmille improvisée à mes pas ombrageux

    Ton rire est un écho en harmonie parfaite

    Avec un cri d'espoir inondant un ciel bleu

     

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Ce serait superflu je crois

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Trois mots galvaudés tant de fois

     

    Tu es de ces ruisseaux dont la voix désaltère

    Et de ces champs de blé que décoiffe le vent

    Tu es cette oasis où je mets pied à terre

    Pour quêter un peu d'eau et dormir un instant

     

    Si les ans ont froissé de leurs doigts ton visage

    S'ils ont griffé tes mains aux épines du temps

    À mes yeux ils n'ont pas corrompu ton image

    Celle qui a pour moi la fraîcheur d'une enfant

     

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Mais ne le sais-tu pas déjà

    Je ne t'ai jamais dit je t'aime

    Cette chanson le fait pour moi 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Quand le marin part en voyage

    Il abandonne sur le port

    Ses vieux parents et son village

    Une autre vie l'attend à bord

     

    Accoudé sur le bastingage

    Au soleil couchant il choisit

    Parmi ses copains d'abordage

    Celui qu'il mettra dans son lit

     

    Quand le soldat part pour la guerre

    Il quitte à regret sa maison

    La fille du garde-barrière

    Une autre vie l'attend au front

     

    Avec son arme en bandoulière

    Il s'en va d'un pas triomphant

    Une main sur sa cartouchière

    L'autre dans celle du commandant

     

    Quand je m'éloigne de la France

    J'ai la nostalgie de chez moi

    Mais je fais preuve de patience

    Une autre vie m'attend là-bas

     

    Je passe de sages vacances

    À me refaire une santé

    Dans le repos la continence

    Et vous envoie de doux baisers

     

    Vous attendiez-vous à autre chose ? 

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeurs : Marceau Piana et Michel Pierozzi)

    Lorsque j'étais enfant curieux de toute chose

    Quand j'ai réalisé qu'elle n'était qu'à moi

    Je l'ai domestiquée car loin d'être morose

    Elle avait des élans si fantasques parfois

     

    Bien qu'elle fût rebelle et peu volumineuse

    J'appris à m'en servir dès l'âge de raison

    Au hasard de mes choix j'avais la main heureuse

    Elle atteignait son but avec pénétration

     

    Si un jour elle était paresseuse ou paillarde

    Moi pour ne pas céder à la médiocrité

    Je la tenais au frais je la mettais en garde

    Contre les flagorneurs et la vénalité

     

    Maintes fois j'ai eu mal de l'arborer si raide

    Pour la troquer j'aurais trouvé mille alibis

    Pourtant je répugnais à recourir à l'aide

    D'une habile prothèse ou de la chirurgie

     

    Aujourd'hui je n'ai pas grand sujet de m'en plaindre

    Beaucoup l'ont effleurée tendrement de leurs doigts

    Par pudeur je n'irais certes pas jusqu'à peindre

    Son profil identique à tant d'autres ma foi

     

    Puis viendra le moment sénile et pitoyable

    Du ramollissement qu'on ne contourne pas

    Mais j'espère qu'alors d'un geste charitable

    Avant que je la perde on me la coupera

     

    Ne regardez pas ma braguette

    C'est de ma tête

    Qu'il s'agit là

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Le petit vieux n'a pas vingt ans

    Il se suicide tout le temps

    Et s'ennuie à longueur de jour

    Il manque d'air et puis d'amour

    La fillette a quatre-vingts ans

    Elle renaît à chaque instant

    Ses jours lui paraissent trop courts

    Cousus de joies tissés d'amour

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui tenait dans ses épines

    Une vraie fleur de coton

    Sur le flanc de la colline

    Dans le plus total abandon

     

    Le vieil enfant fume le cigare

    Boit des cocktails un peu bizarres

    Il a deux rides entre les yeux

    Ses lendemains ne sont pas bleus

    La jeune vieille aime les pralines

    Boit du sirop de grenadine

    Ses joues se plissent quand elle rit

    Ses rêves ne sont jamais gris

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui serrait dans ses épines

    Une vraie fleur de coton

    Oubliés par les machines

    Épargnés par les fenaisons

     

    Lui la regarde s'amuser

    Tandis qu'elle a le dos tourné

    Et ferme les volets sans bruit

    Dès qu'elle s'endort sur le tapis

    Elle redoute de lui manquer

    Pourtant ça ne saurait tarder

    Et voudrait qu'il se lasse avant

    Qu'elle ne s'éteigne doucement

     

    Dans une prairie voisine

    Poussait un tendre chardon

    Qui griffait de ses épines

    Un cœur de fleur de coton

    Tout le reste on le devine

    N'est que pure imagination

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  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je n'invite pas à danser

    À chanter en chœur avec moi

    Les hurlements les poings levés

    On ne m'a pas conçue pour ça

    Je suis là pour être écoutée

    Je ne vous ferai pas l'affront

    De quelques onomatopées

    Je laisse à d'autres sans façon

    Le soin de vous crétiniser

     

    Je suis une chanson

    Qui revendique l'intention

    De vous parler droit au cœur

    Sans artifice et sans heurt

    Je suis une chanson

    Je veux être au creux de votre oreille

    Vous tenir en éveil

     

    Je suis malicieuse ou naïve

    Comme vous pouvez l'être aussi

    Provocante ou récréative

    Je dépeins des tranches de vie

    Je réhabilite des mots

    Que l'on avait presque oubliés

    Au profit d'un système idiot

    De langue stéréotypée

    Qui se répercute en écho

     

    Je suis une chanson

    Je n'ai pas besoin d'un canon

    Pour vous redonner du cœur

    Un certain goût du bonheur

    Je suis une chanson

    Il ne tient qu'à vous que je sois belle

    Rendez-moi immortelle

     

    N'attendez pas que je me nomme

    Ni que je vous cède mes clés

    J'ai du respect pour vous en somme

    Quand je répugne à bêtifier

    Je ne suis pas un chant guerrier

    Un air de ralliement mondial

    Je me refuse à répéter

    Ce que vous dit votre journal

    Essayons de nous envoler

     

    Je suis une chanson

    Qui reconnaît son ambition

    De vous chatouiller le cœur

    De vous emmener ailleurs

    Une simple chanson

    Si vous parvenez à m'adopter

    À me perpétuer

    Alors j'aurai... gagné

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