• (M. Polnareff)

    Je me promenais le long des quais le long de ma pâleur

    Quêtant à la ronde quelques petits sous de bonheur

    Quand à mes pieds je vis

    Un tout tout petit

    Cœur qu'on semblait avoir laissé là par erreur

     

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Mais ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    Moi je n'ai vraiment jamais su ce que c'est qu'aimer

    Mais il faut dire que je suis un peu timide

    Et que j'ai des manières démodées

    Pensant qu'à une étourdie il devait appartenir

    Et ne voyant personne à qui je pouvais bien l'offrir

    Moi j'ai rapporté

    Aux objets trouvés

    Ce cœur qu'on semblait avoir laissé par erreur

     

    On m'avait dit : « Les filles mon vieux, ben ! faut leur parler »

    Mais moi ma seule passion c'est les soixante-dix-huit tours

    Mais ça les fait bouder

     

    Dans un an et un jour si elle n'est pas venue le chercher

    Je mettrai mes plus beaux habits lavés et repassés

    Il sera à moi

    À moi rien qu'à moi

    Ce petit cœur et je pourrai

    Enfin... aimer

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je sais très bien ce qui me hante

    Depuis qu'elle nous a présentés

    C'est vrai votre fille est charmante

    Mais elle n'a pas votre beauté

    Moi qui ne vivais que pour elle

    Je me croyais très amoureux

    J'ignorais alors qu'auprès d'elle

    Sa mère avait des yeux plus bleus

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

     

    Je sais très bien ce qui m'obsède

    Depuis que l'on s'est rencontrés

    Votre fille a les cheveux raides

    Vous avez des boucles dorées

    Je vous recherche sur sa bouche

    Je vous retrouve avec ses doigts

    Et chaque fois que je la touche

    Je m'imagine entre vos bras

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

     

    Je sais très bien pourquoi j'hésite

    Depuis que je vous ai connue

    Votre fille a grandi trop vite

    Et ne vous ressemblera plus

    Vous avez la voix des sirènes

    Qui peuplaient mes rêves d'enfant

    La tendre fraîcheur des fontaines

    La douceur des blés sous le vent

     

    Madame

    Je ne sais pas si je dois vous le dire

    Vous l'écrire ou ne rien faire du tout

    Madame

    Quoi qu'il en soit reprenez votre fille

    Bien gentille

    Mais celle que j'aime c'est vous

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire
  • (L. Capart)

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Raconte-nous l'enfant que tu étais

    Courant du sable fin aux galets

    Parle-nous de ces jeunes gens

    Sautant les feux de la Saint-Jean

    On pouvait croire au paradis en ce pays

    Chante-nous si tu t'en souviens

    Pour passer le raz de Sein

    Le cantique à sainte Marie

    Qu'on ne chante qu'ici

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La peine et l'ennui de l'automne à l'été

    On ne vit qu'au rythme des marées

    De la naissance au grand sommeil

    Règne le flambeau de la Vieille

    On mêle la cannelle au parfum des chandelles

    On dira pour embarrasser

    La mort : « Joie aux trépassés »

    Car sur cette terre fidèle

    Les âmes vont au ciel

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    Quand le jour s'achève au-dessus de la grève

    Sur la pierre écorchée de l'île

    On croit voir au fond de la brume

    Comme des feux qu'on allume

    Ou la barque ensorcelée qui apparaît

    Menaçante elle vient jeter

    La peur sur les naufragés

    Et le noir habille la vie

    Des femmes du pays

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Sur de belles légendes

    Illuminant son histoire

    Gravées dans la mémoire

    Des femmes qui attendent

    Les marins d'île de Sein

     

    La vie a changé sur le court chemin

    Du Néroth à Saint-Corentin

    On ne reste plus très longtemps

    Isolés du continent

    Même les anciens ne reviennent

    Qu'au printemps

    Et la mer a tourné le dos

    Aux pêcheurs des temps nouveaux

    Elle entraînera les marins

    Loin de l'île de Sein

     

    Marie Jeanne Gabrielle

    Entre la mer et le ciel

    Battu par tous les vents

    Au ras de l'océan

    Ton pays s'est endormi

    Il garde son histoire

    Au plus profond des mémoires

    Et l'on dit à Paris

    Qu'il est beau le pays

    Des marins d'île de Sein 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    J'aime tant ton visage

    Sillonné de canaux

    Luxuriant paysage

    De vals et de coteaux

     

    Arcades sourcilières

    Sans cesse en mouvement

    Visite familière

    Dont le guide est absent

     

    Au creux de leurs orbites

    Tes yeux semblent nichés

    J'y perçois des pépites

    Serties dans la rosée

     

    Du haut de tes pommettes

    Dignes d'un pharaon

    Quarante années nous guettent

    Dirait Napoléon

     

    Ta bouche est une vague

    Un rictus indigo

    Taillé à coups de dague

    J'y vogue à pédalo

     

    Je fais de l'escalade

    Sur ton menton fuyant

    J'y glisse ou j'y gambade

    Comme au pied du mont Blanc

     

    Certaines demoiselles

    N'ont pas le nez si gros

    Mais c'est toi que j'appelle

    Ma belle Cyrano

     

    Je plaisante...

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (M. Lavoine / F. Aboulker)

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je vois la tour Montparnasse plantée devant moi

    Au coin de la rue Madame je reviens vers toi

    Je me rends à Saint-Sulpice je me rends tu vois

    Il y a de la poésie mon cœur ici bat

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les soirs je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Que cette ville est jolie en disant cela

    Ton visage m'apparaît je reviens à toi

    Voilà une journée qui traîne un peu à mon bras

    Un nuage dans sa traîne c'est la vie qui va

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette vie je crois

     

    Je bois un café serré au comptoir en bois

    Je prends la rue des Canettes je reviens à toi

    Le passé les courants d'air les mots d'autrefois

    De Villon d'Apollinaire trottent dans le froid

     

    Au sortir de mes pensées je repasse la Seine

    Sur le pont des Arts je vais je reviens à toi

    Tous les jours je m'y revois traversant ma peine

    Comme le vent dans la plaine la nuit sur les toits

     

    Un soleil inattendu ne se refuse pas

    Je ne t'oublierai jamais je reviens à toi

    Si c'est le sort qui l'a voulu c'est un jour de joie

    Il y a de la poésie dans cette ville je crois

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Quand tu me reconduis jusqu'à ta porte

    Quand tu l'as refermée sur moi ta porte

    Je reste au garde-à-vous devant ta porte

    Comme si tu allais la rouvrir cette porte

     

    Je lève mon regard sur ta fenêtre

    Et comme une paupière à ta fenêtre

    Se ferme ton rideau sur ta fenêtre

    Je sais que tu t'endors quand s'éteint ta fenêtre

     

    Être ton ombre

    Et vivre au fil de toi en glissant sur ta route

    Être ton ombre

    C'est tout ce que je veux sans l'ombre d'un seul doute

     

    Quand tu as des ennuis ou de la peine

    Je tente d'apaiser ton âme en peine

    Si je n'y parviens pas j'ai de la peine

    Et c'est toi qui me prends dans tes bras pour la peine

     

    Tu déguises ta vie en belle histoire

    J'écoute jusqu'au bout ta folle histoire

    Mais il manque un chapitre à ton histoire

    Car tu ne parles pas de moi dans cette histoire

     

    Être ton ombre

    Et ne peser sur toi pas plus qu'un brin de paille

    Être ton ombre

    C'est tout ce que je veux sans l'ombre d'une faille

    Vaille que vaille

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (C. Lemesle/R. Dassin/S. Goodman)

    Les matins se suivent et se ressemblent

    Quand l'amour fait place au quotidien

    On n'était pas faits pour vivre ensemble

    Ça ne suffit pas toujours de s'aimer bien

     

    C'est drôle hier on s'ennuyait

    Et c'est à peine si l'on trouvait

    Des mots pour se parler du mauvais temps

    Et maintenant qu'il faut partir

    On a cent mille choses à dire

    Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

     

    On fait ce qu'il faut on tient nos rôles

    On se regarde on rit on crâne un peu

    On a toujours oublié quelque chose

    Ce n'est pas facile de se dire adieu

     

    Et l'on sait trop bien que tôt ou tard

    Demain peut-être ou même ce soir

    On va se dire que tout n'est pas perdu

    De ce roman inachevé

    On va se faire un conte de fées

    Mais on a passé l'âge on n'y croirait plus

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

     

    Roméo Juliette et tous les autres

    Au fond de vos bouquins dormez en paix

    Une simple histoire comme la nôtre

    Est de celles qu'on n'écrira jamais

     

    Allons petite il faut partir

    Laisser ici nos souvenirs

    On va descendre ensemble si tu veux

    Et quand elle va nous voir passer

    La patronne du café

    Va encore nous dire

    Salut les amoureux

     

    On s'est aimés comme on se quitte

    Tout simplement sans penser à demain

    À demain qui vient toujours un peu trop vite

    Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    La nuit n'en finit pas

    En chien de fusil

    Les yeux pleins d'effroi

    Nicolas

    Pleure sans bruit

     

    La tête sous les draps

    Un poids sur le cœur

    Il guette des pas

    Il a froid

    Et il a peur

     

    Il ne comprend pas

    Ce qu'il a pu faire

    Pour mériter ça

    Le monde à l'envers

    Existe-t-il

     

    Dans ses contes d'enfant

    Une fée fidèle

    L'aide et le défend

    On lui ment

    Où donc est-elle

     

    Il ne supporte plus

    L'ogre en pyjama

    Son torse velu

    Et ses doigts

    Sur sa peau nue

     

    Ce matin peut-être

    Il pourra dormir

    L'aube à la fenêtre

    Semble revenir

    Quelle heure est-il

     

    Le parfum du café

    Lui parvient d'en bas

    Sa mère est levée

    Nicolas

     

    Court se blottir dans ses bras

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (W. Sheller)

    Quelqu'un m'a demandé juste hier après-midi

    Si je me souvenais de toi

    Il m'a montré toutes ses photos d'amis

    Et j'en ai vu trop de toi

     

    Les clichés d'un week-end en Angleterre

    Quelques diapos d'un de nos anniversaires

    Enfin juste de quoi tout remuer

    Avec une envie folle de te retrouver

    Et de te chercher partout

    De te retrouver

     

    Et puis j'ai repris ce matin mon job à huit heures pile

    Et là j'ai tout oublié

    C'est drôle de voir comme les heures qui défilent

    Peuvent à ce point tout changer

     

    Après tout je me fous de l'Angleterre

    Et j'aurai bien d'autres anniversaires

    Je vis la vie que je voulais mener

    À quoi bon tout changer

    Pour te retrouver

    Et puis te chercher partout

    Pour te retrouver

     

    Après tout je me fous de l'Angleterre

    Et j'aurai bien d'autres anniversaires

    Je vis la vie que je voulais mener

    À quoi bon tout changer

    Pour te retrouver

    Et puis te chercher partout

    Un peu n'importe où

     

    Peut-être à Paris à Neuilly à Passy à Lagny à Bondy

    À Grigny à Parly à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo à Kyoto à Stromso

    À Paris à Neuilly à Passy à Lagny à Bondy

    À Grigny à Parly à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo à Kyoto à Stromso

    À Paris à Nancy à Trouville à Blonville

    À Deauville à Tourville au Tréport à Newport

    À Bangkok à New York à Rabat à Djerba

    À Oslo à Tokyo...

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Qui voudrait avoir eu envie

    De l'incomparable Garbo

    Mais succomber bien malgré lui

    Au charme insolent de Brando

     

    Qui voudrait être un bonobo

    Dont le voisin lui semble triste

    Qui lui sauterait sur le dos

    Pour lui montrer que l'autre existe

     

    Qui le voudrait

    Qui en jouerait

    Qui me dirait que je suis seul

     

    Qui voudrait former une ronde

    Où ceux qui ne sauraient pas suivre

    Seraient rejetés de ce monde

    Où ils n'étaient pas faits pour vivre

     

    Qui voudrait allumer un feu

    Où se consumeraient les cons

    Dont les plus nombreux seraient ceux

    Qui ne savent pas qu'ils le sont

     

    Qui le voudrait

    Qui jouirait

    De s'avouer qu'il est le seul

     

    Qui voudrait se tenir tranquille

    Pour ne pas être un jour déçu

    De passer pour un imbécile

    Dont personne n'aurait voulu

     

    Qui voudrait chérir ses parents

    D'une indiscernable ferveur

    Même si l'un n'est pas aimant

    Et que l'autre inspire la peur

     

    Qui le voudrait

    Qui m'envierait

    De n'être rien de moins que seul

    De n'être rien de moins que seul

    De n'être rien de moins que seul

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    6 commentaires
  • (L. Chédid)

    Moteur

     

    L'action se déroule dans ta ville

    Vue d'hélicoptère ou du haut d'un building

    Et puis la caméra zoome avant

    Jusqu'à ton appartement

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Comme il est dit dans le scénario

    Gros plan de toi dans ton berceau

    Comme il est précisé dans le script

    Lumière tamisée flou artistique

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Sur la bande-son une cloche qui sonne

    Fondu enchaîné sur la cour d'une école

    Un lièvre une tortue Les Trois Mousquetaires

    Et plus tard Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Autre séquence autre scène

    Champ contrechamp gros plan sur elle

    T'as raison y a que l'amour qui vaille la peine

    Demande à l'éclairagiste qu'il éteigne

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Flash-back tu regardes en arrière

    Toutes les choses que tu n'as pas pu faire

    Tu voudrais disparaître dans le rétroviseur

    Mais personne n'a jamais arrêté le projecteur

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

     

    Travelling sur un corbillard qui passe

    Sans faire de bruit sans laisser de traces

    Un bébé qui pleure dans la maison d'en face

    Quand quelqu'un s'en va un autre prend sa place

     

    Tou dou dou dou ainsi soit-il

    Tou dou dou dou tel est le nom du film

     

    Alors la caméra zoome arrière

    Et tu remontes dans l'hélicoptère

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [en duo avec Michel Pierozzi]

    Écartelé

    Déshérité

    Dénaturé

    Pas brillant

    Barricadé

    Décomposé

    Paralysé

    Je t'attends

     

    C'est un manque d'amour

    Un rêve aux flous contours

    Piètre manque d'amour

     

    Prédestinée

    Recommandée

    Aiguillonnée

    Tu es là

    Intéressée

    Accoutumée

    Déterminée

    Te voilà

     

    C'est un espoir d'amour

    Un rêve sans détours

    Craintif espoir d'amour

     

    Rasséréné

    Équilibré

    Enraciné

    Je suis bien

    Sollicitée

    Divinisée

    Avantagée

    Tu me tiens

     

    C'est une histoire d'amour

    Un rêve au fil des jours

    Banale histoire d'amour

     

    Désarçonné

    Ensorcelé

    Transfiguré

    Je te suis

    Persécutée

    Tyrannisée

    Terrorisée

    Tu me fuis

     

    C'est un chagrin d'amour

    Un rêve aller-retour

    Crétin chagrin d'amour

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    5 commentaires
  • (C. Trénet)

    Je me souviens d'un coin de rue

    Aujourd'hui disparu

    Mon enfance est restée là

    Je ne l'oublierai pas

    Il y avait une palissade

    Un taillis d'embuscades

    Les voyous de mon quartier

    Venaient s'y batailler

     

    À présent il y a un café

    Un comptoir blanc qui fait de l'effet

    Un fleuriste qui vend ses fleurs aux amants

    Et même aux enterrements

     

    Je revois mon coin de rue

    Tel que je l'ai vécu

    Aussi vrai que ce triste soir

    Où le cœur sans espoir

    Je pleurais en attendant

    Un amour de quinze ans

    Rêve fou qui fut perdu

    Juste à ce coin de rue

     

    Et depuis j'ai beaucoup voyagé

    Trop souvent en pays étrangers

    Réfections constructions ou démolitions

    Vous me donnez des visions

     

    Je crois voir mon coin de rue

    Soudain réapparu

    Je retrouve ma palissade

    Mes copains nos glissades

    Deux brins de muguet de printemps

    Mes treize ans mes vingt ans

    Tout ce qui fut et qui n'est plus

    Mon petit coin de rue

     

    Tout ce qui fut et qui n'est plus

    Cher petit coin de rue

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Si je pouvais encore une fois

    Rien qu'une fois

    M'allonger contre toi

    Tout contre toi

     

    Je te dis bonne nuit

    Nos souffles se répondent

    Nos têtes se confondent

    Nos deux cœurs font du bruit

     

    Tu t'endors avant moi

    Mon bras sous ton épaule

    Ta joue sur mon épaule

    Ton sommeil est à moi

    À moi

     

    Si je pouvais encore une fois

    Rien qu'une fois

    M'étendre contre toi

    Tout contre toi

     

    Tu me tournes le dos

    Au milieu de ton rêve

    Il fait chaud dans ton rêve

    Je me brûle à ta peau

     

    Le nez dans tes cheveux

    Avec toi je respire

    Fou de toi je soupire

    Je veille sur nous deux

    Nous deux

     

    Si je pouvais encore une fois

    Rien qu'une fois

    Me blottir contre toi

    Tout contre toi

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (S. Gainsbourg)

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Je distribue les swings et les uppercuts

    Ça fait VLAM ça fait SPLATCH et ça fait SHTUCK ou bien BOMP

    Ou HUMPF parfois même

    FLAP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens avec moi par-dessus les buildings

    Ça fait WHIN quand on s'envole et puis

    KLING après quoi je fais TILT et ça fait

    BOING SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    Viens petite fille dans mon comic strip

    Viens faire des bulles viens faire des WIP

    Des CLIP CRAP des BANG des VLOP

    Et des ZIP SHEBAM POW BLOP WIZZ

     

    N'aie pas peur bébé agrippe-toi SHACK

    Je suis là CRASH pour te protéger TCHLACK

    Ferme les yeux CRASH embrasse-moi

    SMACK SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ

    SHEBAM POW BLOP WIZZ 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Musique : Philippe Kireeff)

    Quand tu as choisi le silence

    Je t'imagine quelquefois

    Sur le flanc d'un glacier immense

    Plus téméraire qu'un chamois

     

    As-tu mis ton bonnet de laine

    Mon joli pâtre sans troupeau

    Soudain je devine ta peine

    Tu voudrais retourner là-haut

     

    Mon enfant secret

    Si les gens savaient

    Combien tu es bavard

    Qu'il suffit d'un regard

    Pour bien te comprendre

     

    Lorsque nous chantons à tue-tête

    Alors que notre voisin dort

    Ne t'insurge pas s'il tempête

    Reconnais que nous avons tort

     

    Tu passes pour un peu stupide

    Avec tes gestes maladroits

    Moi je lis dans tes yeux limpides

    Ce que les autres ne voient pas

     

    Mon enfant secret

    Si les gens venaient

    Les mains tendues vers toi

    Ils seraient comme moi

    Prêts à te défendre

     

    Si demain le chagrin te frôle

    Si tu te sens découragé

    Viens sangloter sur mon épaule

    Ou simplement t'y reposer

     

    Mon enfant secret

    Mon enfant secret

     

    Mon enfant secret

    Si les gens pouvaient

    Découvrir avec moi

    Et suivre avec tes doigts

    Ta carte du tendre 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (P. Cyel / D. Hallyday)

    Repense aux douces minutes

    Quelques instants de purs moments loin de nos disputes

    Repense aux intenses lueurs

    Aux doux contacts loin de l'impact du vide intérieur

     

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu ne peux plus te taire

    Et lorsque regarder en arrière

    Reste le seul lien entre nous deux

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu n'as plus de repères

    Et si vraiment tout a été offert

    Aux caprices de tes yeux

    Repenses-y si tu veux

    Si tu veux

     

    Repense à ces images

    Où les pardons sont des questions aux étendues sans grillages

    Repense même aux silences

    Plus forts que les mots laissés au repos face aux évidences

     

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu ne peux plus te taire

    Et lorsque regarder en arrière

    Reste le seul lien entre nous deux

    Repenses-y si tu veux

    Lorsque tu n'as plus de repères

    Et si vraiment la vie a tout offert

    Aux caprices de tes yeux

    Repenses-y si tu veux

    Repenses-y si tu veux

    Oui repenses-y si tu veux

     

    Si tu peux

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je voulais vivre seul avec mes souvenirs

    Et m'enterrer vivant dans mon fol univers

    Je voulais m'exiler pour ne plus revenir

    Dans l'étrange clarté d'un éternel hiver

     

    Je voulais simplement disposer de ma vie

    Et rire un peu de tout avant que d'en pleurer

    Je voulais m'enivrer quand j'en avais envie

    Et m'assoupir aussi en toute liberté

     

    Mais il vous a suffi de croiser mon chemin

    Mais il vous a suffi de me tendre la main

    Pour que je ne veuille plus rien

     

    Je voulais qu'on m'oublie dans ma prison debout

    Et qu'on me laisse enfin jouer au vagabond

    Je voulais découvrir la peur par petits bouts

    J'avais appris l'ennui et je trouvais ça bon

     

    Je voulais m'étourdir au bruit de mes pensées

    Et m'étendre un matin sous l'aile d'un buisson

    Je voulais m'enhardir et m'entendre glisser

    Dans le vide infini de mes pauvres chansons

     

    Mais il vous a suffi de me parler de vous

    Mais il vous a suffi de m'attacher à vous

    Pour que je ne veuille que vous

    Pour que je vous suive à genoux 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (W. Sheller)

    Dans l'orage d'une forêt sans âge

    Aux abords du Poitou

    À l'automne où je vivais chez vous

    J'ai vu le visage d'une enfant sauvage

    Qui portait un bijou

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

    À l'automne où je vivais chez vous

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

     

    Elle avait l'âge des vagabondages

    Pieds nus sur les cailloux

    Dans les rivières où viennent boire les loups

    À mon passage elle a pris mon bagage

    Elle m'a suivi partout

    Jusqu'à l'étage où j'avais mon verrou

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

     

    Au lendemain de l'orage il restait un message

    Vous me plaisiez beaucoup

    Mais je ne pense pas avoir besoin de vous

    Les yeux verts noyés de cheveux roux

     

    Dieu fait des images avec les nuages

    La pluie fait des miroirs dans la boue

    Je t'ai cherchée partout

    Je garde un mirage dans une drôle de cage

    Comme savent en construire les fous

    Je t'ai cherchée partout

    Je t'ai cherchée partout

    Je t'ai cherchée partout 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Ils ont déserté la ville

    Tous ensemble à pas feutrés

    Servis par la tiédeur tranquille

    D'une nuit d'été

    Insomnieux à ma fenêtre

    Je les ai vus passer

    J'aurais dû réagir peut-être

    Pourtant je n'ai pas bougé

     

    Les angéliques têtes blondes

    Ont rejoint les chemins buissonniers

    Tous les innocents à la ronde

    Ont décidé de se révolter

     

    L'autorité citadine

    Au seuil de la matinée

    En rangs serrés dans les collines

    Fut mobilisée

    Les adultes solidaires

    Et les chiens policiers

    Ont interrogé ciel et terre

    Mais ils n'ont rien retrouvé

     

    Les ténébreuses têtes brunes

    Ont choisi l'unique vérité

    Les affranchis du clair de lune

    Ont eu raison de se mutiner

     

    Tous les soupçons coïncident

    On prétend qu'ils ont fondé

    Une souterraine Atlantide

    Pour y prospérer

    Je les soutiens sans partage

    De s'être émancipés

    Moi le poltron qui à leur âge

    Ne l'aurais jamais osé

     

    Les lumineuses têtes rousses

    Légataires de la liberté

    Sont accourues à la rescousse

    De leurs cadets restés prisonniers

     

    Les angéliques têtes blondes

    Les ténébreuses têtes brunes

    Les lumineuses têtes rousses

    Tous nos enfants nous ont échappé

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (G. Béart)

    Ce qu'il y a de bon en vous c'est vous

    Tout le reste ne vaut rien du tout

    Tout ce qui se trouve autour

    N'est que matière à discours

    Et ce qui m'attire en vous c'est vous

     

    Quand je vais à notre rendez-vous

    Je me dis ce que les gens sont fous

    De ne pas suivre mes pas

    C'est vrai qu'ils ne savent pas

    Ce que c'est que d'être auprès de vous

     

    Certains me parlent très mal de vous

    Mais vous voyez bien que je m'en fous

    Tout le bien et tout le mal

    S'additionnent c'est normal

    Ce qu'il en sort le meilleur c'est vous

     

    J'aimerais tant jouer avec vous

    Même si je n'ai aucun atout

    Sans carreau mon trèfle abdique

    Je n'ai plus le moindre pique

    Me reste un seul cœur il est pour vous

     

    C'est fini je suis au garde-à-vous

    Et n'ajouterai plus rien du tout

    Ah ! Si j'aurais pu dire encore

    Que j'aime tant votre corps

    C'est faux ce que j'aime en vous c'est vous

    Ce que j'aime en vous c'est vous

    Ce que j'aime en vous c'est vous 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Elle a mis ses plus beaux bijoux

    Poudré son cou et ses épaules

    Son miroir la trouve à son goût

    Noble et si digne de son rôle

     

    Madame Antoine est belle

    Bergère et frivole dit-on

    Paris amoureux d'elle

    Lui clame déjà sa passion

    L'étrangère est pucelle

    Ses doigts crispés sur le balcon

     

    Dans sa camisole rayée

    La captive a perdu son charme

    Sous sa charlotte elle a caché

    Ses cheveux blanchis par les larmes

     

    Madame Antoine est vieille

    Elle entend chanter son mitron

    Si les Français la veille

    Ont mêlé du sang à son nom

    La reine qui s'éveille

    N'en connaît pas bien la raison

     

    Une simple robe de deuil

    Sous une nuque rase et sage

    Plus la moindre trace d'orgueil

    Sur la pâleur de son visage

     

    Madame Antoine est veuve

    Sur la charrette de Sanson

    La condamnée sans preuves

    Affronte le sombre horizon

    De sa dernière épreuve

    L'échafaud le panier de son

    Place de la Révolution

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (G. Brassens)

    Toi l'épouse modèle le grillon du foyer

    Toi qui n'as point d'accroc dans ta robe de mariée

    Toi l'intraitable Pénélope

    En suivant ton petit bonhomme de bonheur

    Ne berces-tu jamais en tout bien tout honneur

    De jolies pensées interlopes

    De jolies pensées interlopes

     

    Derrière tes rideaux dans ton juste milieu

    En attendant le retour d'un Ulysse de banlieue

    Penchée sur tes travaux de toile

    Les soirs de vague à l'âme et de mélancolie

    N'as-tu jamais en rêve au ciel d'un autre lit

    Compté de nouvelles étoiles

    Compté de nouvelles étoiles

     

    N'as-tu jamais encore appelé de tes vœux

    L'amourette qui passe qui vous prend aux cheveux

    Qui vous conte des bagatelles

    Qui met la marguerite au jardin potager

    La pomme défendue aux branches du verger

    Et le désordre à vos dentelles

    Et le désordre à vos dentelles

     

    N'as-tu jamais souhaité de revoir en chemin

    Cet ange ce démon qui son arc à la main

    Décoche des flèches malignes

    Qui rend leur chair de femme aux plus froides statues

    Les bascule de leur socle bouscule leur vertu

    Arrache leur feuille de vigne

    Arrache leur feuille de vigne

     

    N'aie crainte que le ciel ne t'en tienne rigueur

    Il n'y a vraiment pas là de quoi fouetter un cœur

    Qui bat la campagne et galope

    C'est la faute commune et le péché véniel

    C'est la face cachée de la lune de miel

    Et la rançon de Pénélope

    Et la rançon de Pénélope

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Euterpe avait les yeux vairons

    Et me composait des musiques

    C’étaient mes plus jolies chansons

    Depuis son départ je m’étrique

    Où est la rêveuse Uranie

    Plus lointaine que la Grande Ourse

    Et plus inaccessible aussi

    Qu’un météore dans sa course

     

    Je n’étais pas très amoureux

    De l’élégante Terpsichore

    Qui m’enseignait le pas de deux

    Moi qui ne bouge pas encore

    Puis on m’a présenté Thalie

    Et je l’ai trouvée si comique

    Que je ris toujours aujourd’hui

    De ses théâtrales mimiques

     

    La plus secrète à sa façon

    C’est Polymnie fragile et belle

    Qui chante sous un autre nom

    Pourtant vous ne connaissez qu’elle

    Je ne regrette pas du tout

    Les colères de Melpomène

    Ni ses diatribes ni ses coups

    D’inégalable tragédienne

     

    Tous mes hommages à Érato

    Ma poétesse au regard triste

    Qui me grisait de nobles mots

    C’est la plus tendre de ma liste

    Je me souviens d’une égérie

    Que j’avais surnommée Calliope

    Trop éloquente à mon avis

    Pour ne pas être un peu salope

     

    Enfin j’ai rencontré Clio

    Fabulatrice et mythomane

    Elle écrivait des scénarios

    Que la moralité condamne

    Je vous ai dit de but en blanc

    Ce qui me passait par la muse

    Je me suis amusé vraiment

    Mais il ne faut pas que j’abuse

     

    Non il ne faut pas que j'abuse

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    3 commentaires
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeurs : Marceau Piana et Jacqueline Vanhoorde)

    Une larme sous les yeux

    Les mains autour de son cou

    Elle chante et dans ses yeux

    Je vais plonger tout à coup

     

    Mais que dira-t-elle ensuite

    Lorsqu'elle s'arrêtera

    Je lui ferai prendre fuite

    Non je ne plongerai pas

     

    Le soleil dans ses cheveux

    Dénoués par le grand vent

    Elle dort et dans ses cheveux

    Je vais m'étendre un moment

     

    Mais que dira-t-elle ensuite

    Lorsqu'elle s'éveillera

    Je lui ferai prendre fuite

    Non je ne m'étendrai pas

     

    Quelques fleurs sur ses genoux

    De ces frêles fleurs des champs

    Elle rêve et sur ses genoux

    Je vais m'asseoir un instant

     

    Mais que dira-t-elle ensuite

    Lorsqu'elle m'apercevra

    Je lui ferai prendre fuite

    Non je ne m'assiérai pas

     

    Si elle ne me disait rien

    Et si j'écoutais mon cœur

    Si elle s'en trouvait bien

    Elle aurait raison d'ailleurs

     

    Alors tant pis si je plonge

    Si je m'étends et m'assois

    C'est facile quand j'y songe

    Mais... personne n'y croira 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire
  • (V. De Moraes / A. Pecci Filho / G. Moustaki)

    Mon amour mon bonheur mon tourment

    Je veille ton sommeil

    Comme on veille un enfant

     

    Les yeux clos le visage apaisé

    Je t'entends respirer

    Tu souris en rêvant

     

    J'imagine tes rêves

    Peuplés de princesses

    De lampes magiques

    De grands méchants loups

     

    Mon amour reste là sans bouger

    Sans grandir sans vieillir

    Le temps s'est arrêté

     

    Mon amour reste là sans parler

    Nous sommes dans un monde

    Étrange et étranger

    Où les fleurs nous racontent des contes de fées

    Où toutes les légendes sont réalité

     

    Reste là sans bouger mon amour

    Et s'il faut que demain cesse l'enchantement

    Et que la vie reprenne son cours

    Désormais rien ne sera plus

    Tout à fait comme avant

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Une affreuse fourmi

    Me traînant par un pied

    S’escrime à me glisser

    Dans un trou trop petit

     

    Je suis hypnotisé

    Privé de réaction

    Alors que du talon

    Je devrais l’écraser

     

    Mon navire a sombré

    Vaincu par le typhon

    Je vais toucher le fond

    De l’océan nacré

     

    Je suis hypnotisé

    Parmi les goémons

    Un monstrueux poisson

    Me convoite affamé

     

    Une bande d’enfants

    Dans un jargon narquois

    Me désignent du doigt

    Me malmènent en hurlant

     

    Je suis hypnotisé

    Le cœur en pâmoison

    Lancé comme un ballon

    À demi dégonflé

     

    Me voici devant vous

    Dominé par la peur

    Je rêve d’être ailleurs

    Mais je chante debout

     

    Je suis hypnotisé

    Le trac au diapason

    Quand je pourrais d’un bond

    Sagement me sauver

     

    Hypnotisé... hypnotisé... hypnotisé 

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • (G. Bontempelli / J. Rodrigo)

    Mon amour

    Sur l'eau des fontaines

    Mon amour

    Où le vent les amène

    Mon amour

    Le soir tombé

    On voit flotter

    Des pétales de roses

     

    Mon amour

    Et les murs se gercent

    Mon amour

    Au soleil au vent à l'averse

    Et aux années qui vont passant

    Depuis le matin de mai

    Qu'ils sont venus

    Et qu'en chantant

    Soudain ils ont écrit

    Sur les murs du bout de leurs fusils

    De bien étranges choses

     

    Mon amour

    Le rosier suit les traces

    Mon amour

    Sur le mur et enlace

    Mon amour

    Leurs noms gravés

    Et chaque été

    D'un beau rouge sont les roses

     

    Mon amour

    Sèchent les fontaines

    Mon amour

    Au soleil au vent de la plaine

    Et aux années qui vont passant

    Depuis le matin de mai

    Qu'ils sont venus

    La fleur au cœur

    Les pieds nus le pas lent

    Et les yeux éclairés d'un étrange sourire

     

    Et sur ce mur

    Lorsque le soir descend

    On croirait voir des taches de sang

    Ce ne sont que des roses

     

    À Aranjuez mon amour

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Je voudrais montrer ma tendresse

    Me laisser fondre sous vos yeux

    Avouer mes peurs mes faiblesses

    Comme un enfant libre et heureux

    Sourire aux passants dans la rue

    Dévoiler toutes mes envies

    Sans craindre de me mettre à nu

    Si je dis je t'aime ou merci

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

     

    Je voudrais donner ma tendresse

    À mes plus farouches voisins

    Ne plus penser que je m'abaisse

    Lorsque je m'excuse d'un rien

    Prouver que je reste le même

    Quand je prends la main d'un ami

    Que la virilité suprême

    C'est d'assumer ce geste aussi

     

    Je voudrais donner ma tendresse

     

    Je voudrais crier ma tendresse

    Demander pardon à genoux

    Oser réclamer des caresses

    Verser des larmes sur vos joues

    Aller jusqu'au bout de mon âme

    Pour me sentir moins à l'étroit

    Entre les seins chauds d'une femme

    Sous la protection de ses bras

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

    Je voudrais donner ma tendresse

    Je voudrais crier ma tendresse...

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • (L. Aragon / G. Brassens)

    Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force

    Ni sa faiblesse ni son cœur et quand il croit

    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

    Et quand il veut serrer son bonheur il le broie

    Sa vie est un étrange et douloureux divorce

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes

    Qu'on avait habillés pour un autre destin

    À quoi peut leur servir de se lever matin

    Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains

    Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Mon bel amour mon cher amour ma déchirure

    Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

    Et ceux-là sans savoir nous regardent passer

    Répétant après moi ces mots que j'ai tressés

    Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

     

    Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard

    Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson

    Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson

    Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson

    Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

     

    Il n'y a pas d'amour heureux

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires