•  

    Le Garçon de velours

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Le Garçon de velours »

     

    Avec ta bouche et tes mains

     

    Comme un dieu que l'on adore

     

    Tu l'as caressé ce garçon sans remords

     

    Ce garçon sans remords

     

    Dès le lendemain matin

     

    Sans promesse de retour

     

    Il était parti ce garçon de velours

     

    Ce garçon de velours

     

    Il était parti ce garçon de velours

     

     

     

    Mais il ignorait peut-être

     

    Qu'il avait mis dans ton corps

     

    La moitié de lui ce garçon sans remords

     

    Ce garçon sans remords

     

    Et cet enfant qui va naître

     

    Te demandera un jour

     

    De lui raconter ce garçon de velours

     

    Ce garçon de velours

     

    De lui raconter ce garçon de velours

     

     

     

    Tu lui répondras sans doute

     

    Que tu l'aimerais encore

     

    S'il te revenait ce garçon sans remords

     

    Ce garçon sans remords

     

    Tu resterais sur sa route

     

    Ne ferais aucun détour

     

    Il était si beau ce garçon de velours

     

    Ce garçon de velours

     

    Il était si beau ce garçon de velours

     

    Ce garçon de velours

     

     

     

    Tu lui diras que personne

     

    Ne saurait lui donner tort

     

    Il avait seize ans ce garçon sans remords

     

    Ce garçon sans remords

     

    Et ce fils que tu façonnes

     

    Il se pourrait qu'à son tour

     

    Quelqu'un le surnomme «  le garçon de velours »

     

    « Le garçon de velours »

     

    Quelqu'un le surnomme « le garçon de velours »

     

    « Le garçon de velours »

     

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  •  

    Affaire de mœurs

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Affaire de mœurs »

     

    Le cadavre d’Hector se raidit peu à peu

     

    Sorti de ma torpeur je réalise enfin

     

    Moi si frêle et si doux je n’en crois pas mes yeux

     

    Me voilà devenu meurtrier d’un vaurien

     

     

     

    Il y a quinze jours par la grille d’entrée

     

    Il a fait irruption brusquement dans ma vie

     

    Arrogant et viril insolent de beauté

     

    Ce frisson dans mon dos je l’ai compris depuis

     

     

     

    Protecteur et galant Hector s’est installé

     

    Il n'a saisi en moi que l'aspect féminin

     

    Mon allure équivoque a sans doute allumé

     

    Son instinct séducteur mais je n’y suis pour rien

     

     

     

    Et soudain ce matin sa toilette achevée

     

    Sans la moindre pudeur lascif on ne peut plus

     

    Il s’est jeté sur moi avec lubricité

     

    Aveuglé par la peur je me suis débattu

     

     

     

    Je pense avoir frappé à la tête et au cœur

     

    Animé par la rage et par l’indignation

     

    Légitime défense qui fait de moi l’auteur

     

    D’un crime passionnel sans préméditation

     

     

     

    Notre maître est absent et je crains son retour

     

    Il va me condamner mais c’est sa faute aussi

     

    Peut-on mettre en présence enfermés nuit et jour

     

    Deux mâles vigoureux au comble de l’ennui

     

     

     

    J’aurais dû c’est certain négliger mon plumage

     

    Me hisser par le bec au bord de la mangeoire

     

    Affûter mes ergots aux barreaux de la cage

     

    Mais je chante si bien du haut de mon perchoir

     

     

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  •  

    La Rupture

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « La Rupture »

     

    J'ai attendu longtemps que tu reviennes

     

    Je niais l'évidence et ton départ

     

    Maintenant c'est fini quoi qu'il advienne

     

    Je ne te verrai plus que par hasard

     

     

     

    Mais j'ai du mal à croire à la rupture

     

    Les mots que tu m'as dits je les entends

     

    Comme un air obsédant comme un murmure

     

    Je ne les ai pas rêvés pour autant

     

     

     

    C'est brutal de se retrouver seul

     

    Il faut réapprendre à se regarder

     

    Il faut s'inventer une belle histoire

     

    Il faut essayer de se prolonger

     

    Mais il faut se battre contre sa mémoire

     

    Et bien sûr ça ne se fait pas seul

     

     

     

    Depuis des mois l'ascenseur ne m'apporte

     

    Que des gens qui ne m'intéressent pas

     

    À leur façon de sonner à ma porte

     

    Je sais d'avance que ce n'est pas toi

     

     

     

    J'ai malgré moi souvent de tes nouvelles

     

    Par tous ceux qui te connaissent le mieux

     

    J'ai beau risquer ma vie à la marelle

     

    Ce n'est que toi que je vois dans leurs yeux

     

     

     

    C'est violent de se retrouver seul

     

    Il faut réapprendre à s'apprivoiser

     

    Il faut s'installer dans une autre histoire

     

    Il faut s'enchaîner pour ne pas tomber

     

    Mais il faut surtout bâillonner sa mémoire

     

    Et bien sûr on est encore plus seul

     

    Encore plus seul

     

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  • Passé simple

    (Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Passé simple »

     

    Vous qui naquîtes

     

    Sous un baldaquin de diamants

     

    Vous dépérîtes

     

    C'est vrai qu'on n'est jamais content

     

    Vous ne connûtes

     

    Que la richesse et le plaisir

     

    Mais vous ne pûtes

     

    Aucunement les retenir

     

     

     

    Nous nous voulûmes

     

    Dans un élan de bon aloi

     

    Si nous nous plûmes

     

    Après un épique tournoi

     

    Nous nous mentîmes

     

    Effrontément sans restriction

     

    Et nous perdîmes

     

    Notre mutuelle attraction

     

     

     

    Vous me quittâtes

     

    Pour une forte odeur de peau

     

    Que vous tâtâtes

     

    De large en long de bas en haut

     

    Vous vous repûtes

     

    Trop vite au gré de votre amant

     

    Que vous déçûtes

     

    Et qui déguerpit vaillamment

     

     

     

    Nous nous revîmes

     

    Plus assidûment que naguère

     

    Mais nous feignîmes

     

    La délivrance et l'adultère

     

    Vous me narguâtes

     

    Pour éprouver ma probité

     

    Puis décrétâtes

     

    L'armistice à perpétuité

     

     

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  • Ne m'aime pas

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Ne m'aime pas »

     

    Tu vis comme tu veux

     

    T'inventes des voyages

     

    Tu ris dans tes cheveux

     

    Et tu pleures aux nuages

     

    Tu vis comme tu veux

     

    T'abandonnes aux caresses

     

    Mais ne prends au sérieux

     

    Aucun cri de détresse

     

    Tu vis comme tu veux

     

    Au détour de la ville

     

    Tu sèmes les curieux

     

    Qui te suivent dociles

     

    C'est bien mieux

     

     

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

     

    Tu en mourrais bientôt

     

    Promets-moi de rester toi-même

     

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

     

     

    Tu vis comme tu veux

     

    Ne dépends de personne

     

    Tu t'arrêtes au milieu

     

    De phrases qui étonnent

     

    Tu vis comme tu veux

     

    De façon confortable

     

    Un foulard sur les yeux

     

    Les talons sur la table

     

    Tu vis comme tu veux

     

    Et te camoufles en marge

     

    Des chemins tortueux

     

    Qui s'éloignent du large

     

    Et c'est mieux

     

     

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

     

    Tu en mourrais bientôt

     

    Ne change rien reste toi-même

     

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

     

     

    Tu vis comme tu veux

     

    Affectionnes les femmes

     

    Tu te prêtes à leur jeu

     

    Te consumes à leur flamme

     

    Tu vis comme tu veux

     

    Les hommes t'intimident

     

    Tu te grimes auprès d'eux

     

    En chérubin candide

     

    Tu vis comme tu veux

     

    On chercherait en vain

     

    De la place pour deux

     

    Dans ton monde incertain

     

    Ça vaut mieux

     

     

     

    Si tu m'aimais autant que je t'aime

     

    Tu en mourrais bientôt

     

    Je t'en supplie reste toi-même

     

    Ne m'aime pas je t'aime trop

     

    Ne m'aime pas je t'aime trop

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  • Mes écoliers

    (Auteur : Marceau Piana : Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Mes écoliers »

     

    Véra Cité - Éva Porey

     

    Lily Pucien - Lucie Férien

     

    Éloi Nieumant - Henri Chissan

     

    Otto Cuiseur - Harry Cobeur

     

     

     

    Marie Vodage : « Manque un peu de naturel. »

     

    Rose Opansan : « Intelligente. »

     

    Juste Milieu : « Se maintient dans la moyenne... »

     

    Jean Transène : « Doué pour le théâtre. »

     

    Côme Toulmonde : « Rien à ajouter... »

     

    Théo Logy : « Lève les yeux au ciel au moindre reproche...

     

     

     

    Sophie Stiké - Emma Sculey

     

    Inès Tétic - Milly Métrique

     

    Christiane Hizé - Prosper Itey

     

    Manu Tansion - Daisy Lusion

     

     

     

    Pierre Abriquet : « S'enflamme pour un rien... »

     

    Annie Malcull : « Trop effacée... »

     

    Jacques Assery : « Très bavard en classe... »

     

    Hélène Histic : « À orienter vers le latin. »

     

    Guy Niolet : « Sous influence... »

     

    Charles Attan : « Noie ses mauvais résultats sous un flot de belles promesses... »

     

     

     

    Annie Versaire - Pat Hibulaire

     

    Éric Assez - Béa Tiffier

     

    Rémi Nissence - Éva Naissance

     

    Anna Tommy - Jean Darmery

     

     

     

    Larry Mériche : « Finira poète... »

     

    Manu Military : « Agressivité à modérer... »

     

    Henri Bambel : « À isoler... »

     

    Jeanne Hissère : « Disciplinée. »

     

    Martin Gall : « Préfère le jeu à l'étude... »

     

    Alain Provist : « Me réserve parfois la surprise de sa présence... »

     

     

     

    Eddy Torial – Gilles Éparbal

     

    Blanche Hissery – Yves Rognerie

     

    Marthe O'Pikeur – Maud Hulateur

     

    Ali Mentère – Élie Coptère

     

     

     

    Paco Tille : « Tendance à se dévaloriser... »

     

    Pierre Kiroul : « Insaisissable. »

     

    Nick Ottine : « Fume dans les toilettes... »

     

    Tony Truant : « À surveiller de très près... »

     

    Vic Torieu : « Attention, trop sûr de lui... »

     

    Et Pat Attra : « … Je tombe de sommeil, j'arrête là, on verra demain ! »

     

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  • Les Éléphants mellifiques

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Les Éléphants mellifiques »

     

    Dans la rosée à la même heure

     

    Dès que le pré secoue ses fleurs

     

    Mieux qu’une myriade d’abeilles

     

    En volant à tire-d’oreille

     

    Les éléphants qu’on dit gourmands

     

    Viennent butiner goulûment

     

     

     

    Rien ne t’étonne

     

    Tu ne m’écoutes pas

     

    Ma fable est bonne

     

    Je l’ai faite pour toi

     

    Mais tu fredonnes

     

    Pendant tout ce temps-là

     

     

     

    Perchés sur les coquelicots

     

    Les héliotropes les pavots

     

    Les éléphants l’air imbécile

     

    Du bout de leur trompe érectile

     

    Aspirent sans rien en laisser

     

    Le nectar aux reflets dorés

     

     

     

    Rien ne t’étonne

     

    Tu ne m’écoutes pas

     

    Ma fable sonne

     

    Comme des coups de glas

     

    Sans que résonne

     

    Le moindre écho en toi

     

     

     

    Enfin le champ est désherbé

     

    Bien labouré bien arrosé

     

    Et quand la lune ouvre les yeux

     

    Les pachydermes besogneux

     

    Regagnent l'usine de miel

     

    Dans un élan industriel

     

     

     

    Rien ne t’étonne

     

    Tu ne m’écoutes pas

     

    Moi j’abandonne

     

    Tu ne comprendrais pas

     

    Ma fable est conne

     

    Mais pas autant que toi

     

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    2 commentaires
  •  

    Ces chers amis

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Ces chers amis »

     

    Si j'aime bien sortir le soir

     

    C'est un peu pour les rencontrer

     

    Quand je n'ai plus envie de boire

     

    Ils me supplient de patienter

     

    Pourtant il m'arrive parfois

     

    De parvenir à m'échapper

     

    Ils m'attendent devant chez moi

     

    Où ils m'ont gaiement précédé

     

     

     

    Ils sont gentils

     

    Pardi

     

    Mes bons amis

     

    C'est quand je m'y attends le moins

     

    Que s'entrecroisent nos chemins

     

    Ces chers amis

     

     

     

    Ils envahissent la maison

     

    En me parlant tous à la fois

     

    Et comme un essaim de frelons

     

    Se jettent sur mes chocolats

     

    S'affalent sur les canapés

     

    Dès qu'ils ont vidé mes placards

     

    Et se retirent fatigués

     

    C'est bien normal il est si tard

     

     

     

    Ils sont gentils

     

    Pardi

     

    Mes bons amis

     

    Quand je me suis barricadé

     

    Viennent trinquer à ma santé

     

    Ces chers amis

     

     

     

    Dans le plus discret restaurant

     

    J'en ai toujours à mes côtés

     

    Qu'importe s'ils n'ont pas d'argent

     

    Ça n'a pas de prix l'amitié

     

    Par un méchant jour de cafard

     

    J'ai eu besoin de m'éclipser

     

    Sont accourus sans crier gare

     

    Pour m'aider à déménager

     

     

     

    Ils sont gentils

     

    Pardi

     

    Mes bons amis

     

    Si je franchis le Rubicon

     

    Me suivront-ils jusqu'en prison

     

    Ces chers amis

     

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  • J'aimerais bien me rencontrer

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « J'aimerais bien me rencontrer »

     

    J'aimerais bien me rencontrer

     

    Pour la toute première fois

     

    Pouvoir un jour me dédoubler

     

    Entendre le son de ma voix

     

    Me découvrir sans crier gare

     

    Et me demander mon chemin

     

    En plein soleil sur le trottoir

     

    Je voudrais me serrer la main

     

     

     

    Comme si je ne savais pas

     

    Ce que je fais ce que je suis

     

    Si je ne me connaissais pas

     

    Serais-je l'ombre d'un ami

     

    Aurais-je envie de me parler

     

    Si je me croisais dans la rue

     

    Me serais-je au moins remarqué

     

    Au milieu d'autres inconnus

     

     

     

    Ne serait-ce qu'un court instant

     

    Je voudrais subir mon regard

     

    Le trouverais-je intelligent

     

    Me sourirais-je par hasard

     

    Savoir de quelle sympathie

     

    De quelle angoisse au fil du temps

     

    De quel attrait de quel mépris

     

    Je suis l'héritier inconscient

     

     

     

    J'aimerais m'être présenté

     

    Par quelque voisin au grand cœur

     

    Pouvoir à l'aise m'observer

     

    Sous le nez dans un ascenseur

     

    Pour connaître alors mes pensées

     

    Je donnerais n'importe quoi

     

    Même si je devais y laisser

     

    Le peu d'espoir que j'ai en moi

     

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    8 commentaires
  •  

    Les Muettes

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Les Muettes »

     

    Si vous pouviez me rappeler

     

    Ceux que vous avez caressés

     

    Votre grain de peau préféré

     

    Vos étreintes privilégiées

     

     

     

    De mon esprit faites jaillir

     

    Ce que je ne sais plus écrire

     

    Ce qui m'a fait pleurer ou rire

     

    Retracez-moi mes souvenirs

     

     

     

    Racontez-moi mon histoire

     

    Soyez comme des grand-mères

     

    Rafraîchissez ma mémoire

     

    N'hésitez pas restez sincères

     

     

     

    Dites-moi qui j'ai oublié

     

    Qui j'ai détesté qui aimé

     

    Inconsciemment mis de côté

     

    Dans un dédain d'enfant gâté

     

     

     

    Ce n'est qu'un minuscule effort

     

    Et je vous le demande encore

     

    Ai-je eu raison avais-je tort

     

    Je vous promets de rester fort

     

     

     

    Racontez-moi mon histoire

     

    Soyez comme des grand-mères

     

    Rafraîchissez ma mémoire

     

    N'hésitez pas restez sincères

     

     

     

    On a beau les interroger

     

    Suivre leurs pleins et leurs déliés

     

    Les attendrir les supplier

     

    Les ouvrir et les respirer

     

    On a beau les interroger

     

    Suivre leurs pleins et leurs déliés

     

    Les attendrir les supplier

     

    Les mains ne savent pas

     

    Les mains ne savent pas parler

     

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  • Les Chansons de mon grand-père

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Les Chansons de mon grand-père »

     

    Dans la maison fleurie qui m'a vu naître

     

    Je me revois petit garçon heureux

     

    Le rire aux joues le cœur à la fenêtre

     

    Et par-dessus mes comptines et mes jeux

     

    J'entends encore

     

     

     

    Les chansons de mon grand-père

     

    Qui m'entraînaient sur les talons

     

    D'un régiment de mandolines

     

    Que les tétons de Valentine

     

    Menaient au lycée Papillon

     

    Prosper et son ami Bidasse

     

    Prenaient l' café au lait au lit

     

    Ignace et Félicie aussi

     

    Sur le pont du chaland qui passe

     

     

     

    Dans le jardin secret de ma mémoire

     

    Parmi les lys et les pois de senteur

     

    Je virevolte sur la balançoire

     

    Et comme en écho à tout ce bonheur

     

    J'entends encore

     

     

     

    Les chansons de mon grand-père

     

    Qui organisaient un grand bal

     

    De sombreros et de mantilles

     

    Pour carabiniers de Castille

     

    Et lavandièr's du Portugal

     

    Madame Arthur et sa Titine

     

    Appréciaient le petit vin blanc

     

    Sous les palétuviers géants

     

    Des nuits câlines nuits de Chine

     

     

     

    Je n'oublierai jamais cette voix douce

     

    Qui faisaient de mes jours un paradis

     

    Et si je veux remonter à la source

     

    Si j'ai besoin de m'évader d'ici

     

    J'écoute encore

     

     

     

    Les chansons de mon grand-père

     

    Cerisiers ros's et pommiers blancs

     

    À Paris dans chaque faubourg

     

    Que reste-t-il de nos amours

     

    On n'a pas tous les jours vingt ans

     

    Il se moquait de mes idoles

     

    Et surnommait Françoise Hardy

     

    Mad'moisell' Swing des soirs de pluie

     

    Marinella devenait folle

     

     

     

    Dans la maison fleurie qui m'a vu naître

     

    Parmi les lys et les pois de senteur

     

    Le rire aux joues le cœur à la fenêtre

     

    J'entends encore... la la la la la la

     

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    9 commentaires
  •  

    L'Ivraie

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    [En duo avec Fati Pierozzi]

    Écouter «L'Ivraie »

     

    Où es-tu

    Je te cherche partout

    Par les rues

    Les dos-d'âne et les trous

    Je suis là

    Mais tu ne me vois plus

    C'est bien moi

    Aurais-tu la berlue

     

    Si tu m'aimes

    Ne te trompe pas de graine

    Si tu sèmes

    La récolte est incertaine

     

    Que fais-tu

    Mon miroir transparent

    Pleures-tu

    Derrière un paravent

     

    Je souris

    J'étrangle mes poupées

    Aucun cri

    Ne leur a échappé

     

     

    Si tu m'aimes

    Ne te trompe pas de graine

    Si tu sèmes

    La récolte est incertaine

     

    M'entends-tu

    Je vais grincer des dents

    J'ai perdu

    Quelque part nos enfants

     

    Calme-toi

    Je les avais rangés

    Tous les trois

    Dans un coin du grenier

     

     

    Si tu m'aimes

    Ne te trompe pas de graine

    Si tu sèmes

    La récolte est incertaine

     

    Où vas-tu

    De ce pas victorieux

    Te crois-tu

    Protégée par les dieux

     

    Je descends

    Dire adieu à mon chat

    Sois patient

    Je ne reviendrai pas

    Sois patient

    Je ne reviendrai pas

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    7 commentaires
  • Les Lumières tamisées

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Les Lumières tamisées »

     

    Je ploie chaque soir un peu plus

     

    Je me défeuille au fil des ans

     

    Et mon cœur se rouille éperdu

     

    Épouvantail extravagant

     

    Je dois m'affubler de mon mieux

     

    Avec ce que j'ai sous la main

     

    De quatre rides au coin des yeux

     

    Muer ma peau en parchemin

     

     

     

    Les lumières tamisées

     

    Font encore illusion

     

    Aux lumières tamisées

     

    Nous nous camouflerons

     

    Les lumières tamisées

     

    Seront ma précaution

     

    Aux lumières tamisées

     

    Nous me prolongerons

     

     

     

    Déjà je constate impuissant

     

    Sur mon corps et dans mon esprit

     

    D'irrémédiables changements

     

    Que je n'avais pas pressentis

     

    Il faudra que je m'habitue

     

    À ce nouvel aspect de moi

     

    Je me sens pris au dépourvu

     

    Et c'est bien la première fois

     

     

     

    Les lumières tamisées

     

    Font encore illusion

     

    Aux lumières tamisées

     

    Nous nous entreverrons

     

    Les lumières tamisées

     

    Seront ma protection

     

    Aux lumières tamisées

     

    Nous m'éterniserons

     

     

     

    Mais je m'esquiverai avant

     

    D'amorcer le compte à rebours

     

    Tu m'anéantirais vraiment

     

    Si tu me voyais au grand jour

     

    Pourtant je sais que je pourrais

     

    Cesser de m'étioler tout bas

     

    Si seulement tu y tenais

     

    Si tu m'aimais assez pour ça

     

     

     

    Les lumières tamisées

     

    Nous feraient illusion

     

    Aux lumières tamisées

     

    Nous nous confronterions

     

    Les lumières tamisées

     

    Seraient ma discrétion

     

    Aux lumières tamisées

     

    Nous me perpétuerions

     

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    11 commentaires
  • Faits divers

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Faits divers »

     

    Ce fut une journée fantasque et poétique

     

    Dans la rue les passants se tenaient par la main

     

    Matin privilégié atmosphère euphorique

     

    La cité se parait d'un sourire enfantin

     

     

     

    Ébahi par ma bonne humeur inaltérable

     

    Je chantonnais sur le trottoir achalandé

     

    Lorsque midi sonna me suis senti capable

     

    D'ingurgiter Paris gargouille après pavé

     

     

     

    Mon repas terminé j'ai pris d'assaut ma ville

     

    Aux arches de ses ponts je me suis balancé

     

    Puis j'ai songé à toi qui dormais bien tranquille

     

    Quand je t'avais quittée sur la pointe des pieds

     

     

     

    J'ai souvent déploré dans mes joies les plus fortes

     

    Que tu ne sois à mon côté pour partager

     

    Ce frisson subtil mais ce qui me réconforte

     

    C'est qu'en ces moments-là je suis sûr de t'aimer

     

     

     

    Les ombres de la nuit ont transposé mon rêve

     

    Par quelque raccourci j'ai volé jusqu'à toi

     

    Cependant c'est ici que mon récit s'achève

     

    Le reste m'appartient et m'échappe à la fois

     

     

     

    Tu es là sur mon lit offerte et magnifique

     

    On dirait que tu n'es pas encore éveillée

     

    Comment ai-je oublié cet instant pathétique

     

    Où la veille pourtant je t'avais... étranglée

     

     

     

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    2 commentaires
  •  

    Voilà bien longtemps

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Voilà bien longtemps »

     

    Mes jours me semblent vides

     

     

    J'écoute s'écouler

     

     

    Les heures insipides

     

     

    De mes mornes pensées

     

     

    Les regards que je guette

     

     

    Ne me disent plus rien

     

     

    Mes jours me semblent bêtes

     

     

    Quand personne ne vient

     

     

     

     

    Voilà bien longtemps

     

     

    Que je ne suis plus amoureux

     

     

    Depuis tout ce temps

     

     

    Mon pauvre cœur sonne le creux

     

     

     

     

    Mes nuits me semblent mortes

     

     

    Je fais des mots croisés

     

     

    Le sommeil ne m'apporte

     

     

    Aucun songe inspiré

     

     

    Je noie dans le silence

     

     

    De mon lit déserté

     

     

    Ma chère indépendance

     

     

    Et ma lucidité

     

     

     

     

    Voilà bien longtemps

     

     

    Que je ne suis plus amoureux

     

     

    Depuis tout ce temps

     

     

    Mon pauvre cœur sonne le creux

     

     

     

     

    Ma vie me semble grise

     

     

    Parmi mes souvenirs

     

     

    Je m'élance et me brise

     

     

    À tant les embellir

     

     

    Je fuyais l'habitude

     

     

    Oui mais la liberté

     

     

    Forgée de solitude

     

     

    C'est trop lourd à porter

     

     

     

     

    Voilà bien longtemps

     

     

    Que je ne suis plus amoureux

     

     

    Depuis tout ce temps

     

     

    Mon pauvre cœur sonne le creux

     

     

     

     

    Voilà bien longtemps

     

     

    Qu'on ne m'a pas donné d'amour

     

     

    J'ai juste le temps

     

     

    D'appeler quelqu'un au secours

     

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    4 commentaires
  • Inachevé

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Inachevé »

     

    J'ai dessiné ses yeux sur un morceau de bois

     

    J'ai gravé ses cheveux autour de son visage

     

    Et c'était le regard qu'elle avait autrefois

     

    Quand le soir éteignait sa crinière sauvage

     

     

     

    Mais le portrait restait morose

     

    Il refusait de me parler

     

    J'avais oublié quelque chose

     

    Il était loin d'être achevé

     

     

     

    Alors j'ai peint son front pour qu'elle pense à moi

     

    J'ai mis un trait de bleu sur ses longues paupières

     

    J'ai posé sur ses joues qui rougissaient parfois

     

    Un coucher de soleil à la tiède lumière

     

     

     

    Mais le portrait restait de glace

     

    Il se plaisait à m'ignorer

     

    Enfant rétif refrain tenace

     

    Il demeurait inachevé

     

     

     

    Puis un jour je me suis arrêté en chemin

     

    Je venais d'esquisser les contours de sa bouche

     

    Le pinceau s'est soudain échappé de ma main

     

    Comme un oiseau blessé que la nuit effarouche

     

     

     

    Et le portrait m'a dit je t'aime

     

    Lorsque j'ai voulu l'effacer

     

    Mais il était trop tard quand même

     

    Il est resté inachevé

     

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    8 commentaires
  •  

    Le Poltron

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Le Poltron »

    Si je vous avoue qu'il tremble

     

    Lorsque vous lui touchez le bras

     

    Qu'il est moins naïf qu'il le semble

     

    Vous ne me croirez pas

     

    Quand il dit qu'il goûte la vie

     

    Il n'est sincère qu'à moitié

     

    Si vous n'allez le débusquer

     

    Il ne sort pas de chez lui

     

     

    Il n'est pas chaleureux il est poltron

     

    Si je ne savais pas de qui je parle

     

     Je ne vous dirais rien de lui

     

    C'est un lamentable poltron

     

    Ne lui cherchez pas d'autre nom

     

    C'est le plus malheureux ici

     

     

    Si je prétends qu'il est triste

     

    Derrière son rire aux éclats

     

    Qu'il est sournois et pessimiste

     

    Vous douterez de moi

     

    On croit qu'il écoute les gens

     

    Mais ne vous laissez pas berner

     

    S'il sait bien les apprivoiser

     

    Jamais il ne les comprend

     

     

    Il n'est pas scrupuleux il est poltron

     

    Je vous dirai bientôt de qui je parle

     

    Il habite à deux lieues d'ici

     

    C'est un détestable poltron

     

    Accordez-lui votre pardon

     

    Il est malade d'être lui

     

     

    Si j'affirme qu'il s'invente

     

    Un invraisemblable destin

     

    Qu'il le poétise et se vante

     

    Me croirez-vous enfin

     

    Il fait le vide autour de lui

     

    Plus versatile qu'un enfant

     

    Il tyrannise sa maman

     

    Les crapauds et les souris

     

     

    Il n'est pas généreux il est poltron

     

    Avez-vous deviné de qui je parle

     

    Je l'ai si justement décrit

     

    C'est un méprisable poltron

     

    J'ai beau savoir que j'ai raison

     

    Il reste mon meilleur ami

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    8 commentaires
  • La Guerre

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « La Guerre »

     

    Les chats ne chassent plus ils cherchent à se cacher

    L'hiver vociférant violente la vallée

    Des cris criblent les cœurs de leurs cordes cassées

    Des bombes rebondissent au bord des barbelés

     

    La guerre existe

    La guerre existe

     

    Le vent voit s'envoler des vautours éventrés

    Des corps comblent les creux des caveaux cabossés

    Des bras branlent brûlants sur des barreaux brisés

    Des formes floues s'effondrent à demi disloquées

     

    La guerre existe

    La guerre existe

     

    Des mains s'emmêlent immondes en armée momifiée

    Leurs doigts scandent une ronde où dansent les damnés

    Les fusils qu'ils fourbissent enflamment les bûchers

    Où nos filles effarées s'affaissent crucifiées

     

    La guerre existe

    La guerre existe

     

    Ma mère emmène-moi aux mers immaculées

    Dont tu parlais parfois pour te faire pardonner

    Je tombe de ces tombes où tu n'es pas tombée

    Sauve-moi de mes rêves et viens me délivrer

     

    La guerre existe

    Ha tu croyais m'épargner

    Mais la guerre existe

    Que ne suis-je mort-né

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    18 commentaires
  • Incrédulité

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Incrédulité »

    Je n'ai pas voulu croire

     

    Que je t'aimais

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    Que je t'aimais

     

    Je trouvais ça pesant

     

    Hâtif et encombrant

     

    Sans le savoir

     

     J'étais encore enfant

     

     

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    À ton amour

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    À ton amour

     

    Je trouvais ça choquant

     

    Baroque et déroutant

     

    Pourquoi prévoir

     

    Nous avions bien le temps

     

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    Que tu partais

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    Que tu partais

     

    Je trouvais ça frustrant

     

    Injuste et insultant

     

    Dans cette histoire

     

    Je jouais les perdants

     

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    À ton retour

     

    Je n'ai pas voulu croire

     

    À ton retour

     

    Je trouvais ça troublant

     

    Facile et fatigant

     

    Malgré l'espoir

     

    Je demeurais méfiant

     

     

    Je n'ai jamais pu croire

     

    À rien du tout

     

    Je n'ai jamais pu croire

     

    À rien du tout

     

    Je trouve ça navrant

     

    Stérile et méprisant

     

    Il est trop tard

     

    Je le crois maintenant

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    6 commentaires
  •  

    Au même instant

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Au même instant »

     

    Le vent s'étire et souffle sur la ville

    Éparpillant les spectres de la nuit

    Les oiseaux noirs vont se cacher dociles

    Le jour se lève et ils ont peur de lui

     

    Pendant ce temps tu te réveilles

    Loin de chez moi et tu t'en fous

    Au même instant je me réveille

    Je pense à toi et puis c'est tout

     

    Le vent s'emporte et se heurte aux falaises

    En dissipant la touffeur de midi

    Le soleil frappe au zénith et s'apaise

    Comme un enfant que l'effort étourdit

     

    Pendant ce temps tu te promènes

    Loin de chez moi et tu t'en fous

    Au même instant je me promène

    Je pense à toi un point c'est tout

     

    Le vent se calme et se mêle aux nuages

    Ébouriffant les senteurs de la nuit

    Les oiseaux noirs s'échappent de leur cage

    Le jour s'en va délivré de leurs cris

     

    Pendant ce temps tu t'abandonnes

    Loin de chez moi et tu t'en fous

    Au même instant je déraisonne

    Je pense à toi et voilà tout

    Et voilà tout

     

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    7 commentaires
  •  

    Eulalie

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Eulalie »

     

    Je n'aime pas les regards bleus

     

    Ils griffent le tain des miroirs

     

    Pour effacer ton regard bleu

     

    Je vis au bord de la mer Noire

     

     

    Eulalie au regard bleu

     

    J'ai un bandeau sur les yeux

     

    Cache-toi où tu le peux

     

    Je vais compter jusqu'à deux

     

     

    Je n'aime pas les cheveux blonds

     

    Je leur préfère un champ de blé

     

    Heureusement tes cheveux blonds

     

    Sont plus faciles à moissonner

     

     

    Eulalie aux cheveux blonds

     

    Mets le feu à ton chignon

     

    Cours visiter Besançon

     

    À pied à cheval-d'arçons

     

     

    Je n'aime pas les mots d'amour

     

    Boules de gomme empoisonnées

     

    Quand tu m'as dit tes mots d'amour

     

    Par la fenêtre j'ai sauté

     

     

    Eulalie tes mots d'amour

     

    Passent pour des calembours

     

    Qui n'amusent que les sourds

     

    Et ceux qui manquent d'humour

     

     

    Je n'aime pas les jeux d'enfants

     

    Ils sont pareils aux jours de pluie

     

    Pour limiter tes jeux d'enfants

     

    J'étudie la pluviométrie

     

     

    Eulalie aux jeux d'enfants

     

    Surtout prends garde à l'étang

     

    Ne te jette pas dedans

     

    Apprends à nager avant

     

     

    Eulalie regarde-moi

     

    Eulalie recoiffe-toi

     

    Eulalie épouse-moi

     

    Je veux un enfant de toi

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    3 commentaires
  • Faux Mirages

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Faux Mirages »

    La chemise sur le crâne il progresse à pas hésitants

     

    Pas un cactus pas une piste pas la moindre flaque d’eau

     

    Dans ce désert impitoyable il craint les sables mouvants

     

    Le soleil inexorable qui lui incendie le dos

     

     

    Quand soudain

     

    Juste au-dessus de l’horizon

     

    Subtile et tremblante vision

     

    Une palmeraie enfin

     

    Mais lui qui pense être halluciné

     

    Fait demi-tour et trébuche épuisé

     

     

    Il s’agenouille et déjà sa langue est près de l’étouffer

     

    Autour de lui s’étend l’ombre d’un vol patient de rapaces

     

    Comme quelqu’un qui s’affaisse et qui cherche à se redresser

     

    Vainement il s’agrippe aux côtes tendues d’une carcasse

     

     

    Quand soudain

     

    Presque au-dessous de l’horizon

     

    Dansante réverbération

     

    Une caravane enfin

     

    Mais lui qui pense être halluciné

     

    Ferme les yeux s’écroule inanimé

     

     

    Depuis que la nuit a surgi le gel lui fige le sang

     

    Qui suintait pendant le jour des crevasses de sa peau

     

    De n’avoir pas cru aux mirages un homme est mort bêtement

     

    Entre une proche oasis et des Bédouins sur leurs chameaux

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    4 commentaires
  • La Déception

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « La Déception »

     

    L'air était figé

     

    Le sable noir

     

    La mer calmée

     

    Rampait sous les reflets du soir

     

     

    Aux creux d'un bateau

     

    Abandonnés

     

    Les pieds dans l'eau

     

    Ils regardaient le ciel tomber

     

     

    Et toi tu m'écoutes

     

    Les yeux fermés

     

    Et toi tu m'écoutes

     

    Chanter

     

     

    Au cœur de la nuit

     

    Comme des fleurs

     

    Au fond d'un puits

     

    Perlaient des gouttes de couleur

     

     

    Ils dormaient déjà

     

    Quand la marée

     

    Les emporta

     

    Vers des lointains d'éternité

     

     

    Et toi tu m'écoutes

     

    Presque attendrie

     

    Et toi tu m'écoutes

     

    Merci

     

     

    Le matin givré

     

    Sous son manteau

     

    S'est ébroué

     

    Dans un carillon de cristaux

     

     

    Ils ont disparu

     

    À l'horizon

     

    On ne vit plus

     

    Qu'une nuée de papillons

     

     

    Et toi tu m'écoutes

     

    Un peu perdue

     

    Et toi tu m'écoutes

     

    Déçue

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    2 commentaires
  •  

    Contre toi

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Contre toi »

     

    Si je pouvais encore une fois

     

    Rien qu'une fois

     

    M'allonger contre toi

     

     

    Tout contre toi

     

     

    Je te dis bonne nuit

     

    Nos souffles se répondent

     

    Nos têtes se confondent

     

    Nos deux cœurs font du bruit

     

     

    Tu t'endors avant moi

     

    Mon bras sous ton épaule

     

    Ta joue sur mon épaule

     

    Ton sommeil est à moi

     

     

    Si je pouvais encore une fois

     

    Rien qu'une fois

     

    M'étendre contre toi

     

     

    Tout contre toi

     

     

    Tu me tournes le dos

     

    Au milieu de ton rêve

     

    Il fait chaud dans ton rêve

     

    Je me brûle à ta peau

     

     

    Le nez dans tes cheveux

     

    Avec toi je respire

     

    Fou de toi je soupire

     

    Je veille sur nous deux

     

     

    Si je pouvais encore une fois

     

    Rien qu'une fois

     

    Me blottir contre toi

     

     

    Tout contre toi

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    3 commentaires
  • Le Jongleur malhabile

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Le Jongleur malhabile »

     

    Serait-il devenu si laid

    Que vous ne l'envisagiez plus

    Que vous a-t-il dit qu'a-t-il fait

    Qui vous ait à ce point déçus

     

    L'incorrigible enfant fait de son mieux

    Il fait de son mieux

     

    Lorsqu'il était drôle et charmant

    Vous recherchiez sa compagnie

    Le découvrez-vous différent

    Aurait-il gravement failli

     

    L'éternel débutant fait ce qu'il peut

    Il fait ce qu'il peut

     

    On l'a vu consacrer ses nuits

    À tous ceux qu'il aimait vraiment

    A-t-il mérité le mépris

    Que vous lui vouez maintenant

     

    L'infatigable amant s'ennuie un peu

    Il s'ennuie un peu

     

    S'il sait se montrer vigilant

    Fidèle efficace et discret

    Il ne vous confie pas souvent

    Les clés de son jardin secret

     

    L'insoumis impatient fait ce qu'il veut

    Il fait ce qu'il veut

     

    Il a cultivé ses amis

    N'est pas près de démissionner

    N'a pas chuté au fond du puits

    Que pour lui leurs mains ont creusé

     

    L'acrobate imprudent ferme les yeux

    Il ferme les yeux

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    4 commentaires
  • Entrefilet

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Entrefilet »

     

    Je suis sûr que tu existes

     

    Qu'un jour tu me rejoindras

     

    Que toi aussi tu résistes

     

    À tout ce qui n'est pas moi

     

    Sauras-tu me reconnaître

     

    Quand se croiseront nos vies

     

    Te laisserai-je peut-être

     

    Passer sans avoir compris

     

     

    Qu'on ne vienne pas me dire

     

    Que tu es déjà venue

     

    Sans que j'aie vu ton sourire

     

    Ni saisi ta main tendue

     

    Qu'on ne me fasse pas croire

     

    Que tu es mon invention

     

    Une utopie dérisoire

     

    Pour sauver mes illusions

     

     

    J'ai rencontré des mirages

     

    Je pensais t'avoir trouvée

     

    Mais ces amours de passage

     

    Ne m'étaient pas destinées

     

    De ton côté je suppose

     

    Que tu as dû te tromper

     

    Endurer les mêmes choses

     

    Sans jamais désespérer

     

     

    Ça n'a pas été facile

     

    Ces multiples déceptions

     

    Certainement pas stérile

     

    Ce temps de préparation

     

    J'ai calmé mes exigences

     

    Émoussé mes jugements

     

    Dominé mon impatience

     

    Tu peux venir je t'attends

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  •  

    Mesdames et Messieurs

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Mesdames et Messieurs »

     

    Mesdames et messieurs

     

    Venez donc vous asseoir sur mon plus beau nuage

     

    Et vous abandonner un instant près de moi

     

    De là-haut vous verrez que les matins d'orage

     

    Sont réservés à ceux qui s'attardent en bas

     

     

    Moi qui ai bien du mal à paraître moins tendre

     

    Je vis dans l'illusion et la fragilité

     

    Vous perdez votre temps si vous pensez m'attendre

     

    Dans l'immense désert de la réalité

     

     

    Mesdames et messieurs

     

    Venez donc vous brûler au feu de mes caresses

     

    Et vous réconforter un peu sur mes genoux

     

    Chez moi la nuit ressemble à l'ineffable ivresse

     

    Que répandent le vin et le vent du mois d'août

     

     

    Si le cœur vous en dit suivez-moi sur ma route

     

    Prenez ce chemin creux qui mène à l'horizon

     

    Peut-être aurez-vous froid vous aurez peur sans doute

     

    Ne vous retournez pas entrez dans ma maison

     

     

    Mesdames et messieurs

     

    Venez donc vous blottir contre moi dans ce rêve

     

    Que j'ai depuis longtemps tressé autour de vous

     

    Laissez-le vous saisir et pour qu'il ne s'achève

     

    Ne vous réveillez pas ou bien rendormez-vous

     

     

    Si le cœur vous en dit suivez-moi sur ma route

     

    Prenez ce chemin creux qui mène à l'horizon

     

    Peut-être aurez-vous froid vous aurez peur sans doute

     

    Ne vous retournez pas entrez dans ma maison

     

     

    Mesdames et messieurs

     

    Venez donc vous blottir contre moi dans ce rêve

     

    Que j'ai depuis longtemps tressé autour de vous

     

    Laissez-le vous saisir et pour qu'il ne s'achève

     

    Ne vous réveillez pas ou bien rendormez-vous

     

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  •  

    Ma tendresse

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Ma tendresse »

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

     

    Me laisser fondre sous vos yeux

     

    Avouer mes peurs mes faiblesses

     

    Comme un enfant libre et heureux

     

    Sourire aux passants dans la rue

     

    Dévoiler toutes mes envies

     

    Sans craindre de me mettre à nu

     

    Si je dis je t'aime ou merci

     

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

     

     

    Je voudrais donner ma tendresse

     

    À mes plus farouches voisins

     

    Ne plus penser que je m'abaisse

     

    Lorsque je m'excuse d'un rien

     

    Prouver que je reste le même

     

    Quand je prends la main d'un ami

     

    Que la virilité suprême

     

    C'est d'assumer ce geste aussi

     

     

    Je voudrais donner ma tendresse

     

     

    Je voudrais crier ma tendresse

     

    Demander pardon à genoux

     

    Oser réclamer des caresses

     

    Verser des larmes sur vos joues

     

    Aller jusqu'au bout de mon âme

     

    Pour me sentir moins à l'étroit

     

    Entre les seins chauds d'une femme

     

    Sous la protection de ses bras

     

     

    Je voudrais montrer ma tendresse

     

    Je voudrais donner ma tendresse

     

     Je voudrais crier ma tendresse...

     

     

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    6 commentaires
  • Dans mon jardin

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Dans mon jardin »

     

    Je suis toujours d’humeur charmante

     

    Je prends la vie du bon côté

     

    Lorsque je ne ris pas je chante

     

    À tue-tête sur le palier

     

    J'aime la mer et la campagne

     

    Je suis chez moi un peu partout

     

    Si un matin l'ennui me gagne

     

    Je l'invite à boire un vin fou

     

     

    Et dans mon jardin j'ai cultivé

     

    Les campanules de l’amour

     

    Les capucines de l'amitié

     

     

    Sentimental et fétichiste

     

    Romantique à contre-courant

     

    Je suis devenu spécialiste

     

    Des coups de foudre en coups de vent

     

    J'exècre les idées moroses

     

    Les démagogues les chasseurs

     

    L'hypocondrie l'argent les roses

     

    La neige et les prédicateurs

     

     

    Et dans mon jardin j'ai arrosé

     

    Les véroniques de l'amour

     

     Les valérianes de l'amitié

     

     

    Je fais d'un sourire une histoire

     

    Que j'interprète à ma façon

     

    Je sélectionne ma mémoire

     

    Pour que mes souvenirs soient bons

     

    Je rejoins parfois mon nuage

     

    À cheval sur un cerf-volant

     

    Si ma maison est sous l'orage

     

    Je coupe le fil un instant

     

     

    Et dans mon jardin j'ai piétiné

     

    Les renoncules de l'amour

     

     Les chrysanthèmes de l'amitié

     

     

    De l'amour de l'amitié

     

    De l'amour de l'amitié

     

    Où est la frontière

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  •  

    Lettre à un absent

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Lettre à un absent »

     

    Mon ami petit frère

     

    Bonjour

     

    Je t’écris de chez toi

     

    Très gentiment ta mère

     

    M’a ouvert ton lit pour quelques jours

     

    Nous parlons sans cesse de toi

     

     

    Ta mère a retrouvé son chaud sourire

     

    Et semble avoir un peu moins mal

     

    Tu as beau faire on a beau dire

     

    Elle te pardonne et c’est normal

     

    C’est normal

     

     

    Mon ami mon compère

     

    Salut

     

    Il fait froid ce matin

     

    Comme le dit ton père

     

    Automne et printemps n’existent plus

     

    Et tu ne reconnaîtrais rien

     

     

    Ton père a quelquefois les cils humides

     

    Il compte les mois sur ses doigts

     

    Auprès de lui ta place est vide

     

    Mais bien sûr il ne l’avoue pas

     

    Surtout pas

     

     

    Mon ami mon complice

     

    Adieu

     

    Je vais m’arrêter là

     

    Dans le ventre d'Alice

     

    Un enfant se défroisse les yeux

     

    Sans doute rêve-t-il de toi

     

     

    Ton Alice a la patience tranquille

     

    Elle t'attend un point c’est tout

     

    Pourquoi pleurer c’est inutile

     

    Ça met des sillons sur les joues

     

    Sur les joues

     

     

    Mon ami toi mon double

     

    Voilà

     

    Je quitte ta maison

     

    Mes souvenirs se troublent

     

    Je reviendrai quand tu seras là

     

    Après ta sortie de prison

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