•  

    Une autre vie

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Une autre vie »

     

    Quand le marin part en voyage

     

    Il abandonne sur le port

     

    Ses vieux parents et son village

     

    Une autre vie l'attend à bord

     

     

    Accoudé sur le bastingage

     

    Au soleil couchant il choisit

     

    Parmi ses copains d'abordage

     

    Celui qu'il mettra dans son lit

     

     

    Quand le soldat part pour la guerre

     

    Il quitte à regret sa maison

     

    La fille du garde-barrière

     

    Une autre vie l'attend au front

     

     

    Avec son arme en bandoulière

     

    Il s'en va d'un pas triomphant

     

    Une main sur sa cartouchière

     

    L'autre dans celle du commandant

     

     

    Quand je m'éloigne de la France

     

    J'ai la nostalgie de chez moi

     

    Mais je fais preuve de patience

     

    Une autre vie m'attend là-bas

     

     

    Je passe de sages vacances

     

    À me refaire une santé

     

    Dans le repos la continence

     

    Et vous envoie de doux baisers

     

     

    Vous attendiez-vous à autre chose ?

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  •  

    Je t'aime quand tu n'es pas là

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Je t'aime quand tu n'es pas là »

     

    Tu ne vis pas loin de chez moi

     

    Je pourrais te voir plus souvent

     

    Entendre le son de ta voix

     

    Au téléphone c'est tentant

     

    Mais voilà

     

    Je t'aime quand tu n'es pas là

     

     

    C'est vrai je te parle tout bas

     

    Quand tu ne peux pas m'écouter

     

    Tu partages tout avec moi

     

    Jusqu'à mes plus tendres pensées

     

    Mais voilà

     

    Je t'aime quand tu n'es pas là

     

     

    Tu as toujours les mêmes yeux

     

    La même bouche et tes cheveux

     

    Se couchent toujours sous mes doigts

     

    Tu ne fais que te ressembler

     

    Mais ce que j'aime en vérité

     

    C'est toi dans les tout premiers mois

     

    De notre amour

     

     

    Devant ta tasse de café

     

    Tu parles de n'importe quoi

     

    Je finis par me demander

     

    Qui tu es ce que tu fais là

     

    C'est bien ça

     

    Je t'aime quand tu n'es pas là

     

     

    Je te recherche à travers toi

     

    Je me raccroche à ton sourire

     

    Je te retrouve quelquefois

     

    Mais c'est pour mieux me souvenir

     

    C'est bien ça

     

    Je t'aime quand tu n'es pas là

     

     

    Tu as toujours les mêmes yeux

     

    La même bouche et tes cheveux

     

    Se couchent toujours sous mes doigts

     

    Je te reconnais c'est certain

     

    Mais ce que j'aime encore en vain

     

    C'est toi dans les tout premiers mois

     

    De notre amour

     

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  •  

    La Méprise

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « La Méprise »

     

    Il faut dire

     

    Qu'à la distribution des rôles

     

    Il t'échut celui de l'amour

     

    Le mien s'est révélé plus drôle

     

    Obscur et léger tour à tour

     

    Il faut dire aussi

     

    Que j'étais plutôt malhabile

     

    Quand tu as dévié mon chemin

     

    Tes gestes flous ta voix fragile

     

    Finalement ne masquaient rien

     

     

    J'ai attendu que s'achève

     

    Ce carnaval improvisé

     

    Insensiblement mon rêve

     

    Devenait réalité

     

     

    Il faut dire

     

    Que tu n'avais pas d'aptitude

     

    À parler franchement de toi

     

    Mon indiscrétion un peu rude

     

    Te convenait assez je crois

     

     Il faut dire aussi

     

    Que tes regards étaient si tendres

     

    Plus efficaces que des doigts

     

    Je ne pouvais que m'y méprendre

     

    D'autres le feront après moi

     

     

    Il valait mieux que s'achève

     

    Ce bric-à-brac organisé

     

    Immanquablement mon rêve

     

    Singeait la réalité

     

     

    Il faut dire

     

    Que je malmenais ta routine

     

    Avec mes sorties saugrenues

     

    Pareil à l'enfant qui s'obstine

     

    À hurler des mots défendus

     

    Il faut dire aussi

     

    Que tu savais meubler l'espace

     

    Entre mon trouble et mon aplomb

     

    Mais tes subites volte-face

     

    N'avaient ni rime ni raison

     

     

    Il était temps que s'achève

     

    Ce court-métrage alambiqué

     

    Dont le titre était un rêve

     

    Appelé réalité

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  •  

    Récrire sa vie

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Récrire sa vie »

     

    Brève rétrospective et passé encombrant

     

    J'ai mal d'être l'acteur de ce film d'amateur

     

    Au lieu de ne garder que les meilleurs moments

     

    Je repars de zéro et deviens créateur

     

     

    Après nombre d'efforts ma tête émerge enfin

     

    Dans le sang la sueur les cris et la douleur

     

    Mon père est angoissé à se tordre les mains

     

    Cet éveil à la vie je l'ai appris par cœur

     

     

    Cela me fait du bien

     

    De récrire ma vie

     

    Cela me fait du bien

     

    De récrire ma vie

     

     

    Je suis un bel enfant ma mère est fièr' de moi

     

    Autour d'elle des gens que je ne connais pas

     

    Me triturent les joues me dessoudent les doigts

     

    J'ai envie de les mordre et je n'ai pas de quoi

     

     

    Diaphane bachelier j'excelle on m'applaudit

     

    En territoire ami j'esquisse un premier pas

     

    Je m'intéresse à tout et tout me réussit

     

    Là j'exagère un peu mais ne m'en veuillez pas

     

     

    Je force le destin

     

    En récrivant ma vie

     

    Je force le destin

     

    En récrivant ma vie

     

     

    Et puis je te rencontre et je t'aime à nouveau

     

    Cette fois cependant tu ne me quittes pas

     

    Nous remanions ensemble un autre scénario

     

    Tu ne me survis pas et j'expire avec toi

     

     

    Le mot «fin» s'est inscrit au milieu de l'écran

     

    C'est encore un navet je suis vraiment déçu

     

    Eau de rose et nausée malaise à l'avenant

     

    J'ai compris la leçon je n'y reviendrai plus

     

     

    Cela ne sert à rien

     

    De récrire sa vie

     

    Cela ne sert à rien

     

    De récrire sa vie

     

     

    «Utopie» quel joli nom pour une vie

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  • Goutte à goutte

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Goutte à goutte »

     

    Une goutte de sang

     

    Sur ta lèvre gercée

     

    Quel goût a-t-il ton sang

     

    Laisse-moi t'embrasser

     

     

    Une goutte de plus

     

    Qui rejoint les rivières

     

    Se marie aux torrents

     

    Puis féconde les mers

     

    Peuple les océans

     

     

    Une goutte d'amour

     

    Témoin de mon émoi

     

    Est tombée sans retour

     

    Au plus profond de toi

     

     

    Une goutte de plus

     

    Qui rejoint les rivières

     

    Se marie aux torrents

     

    Puis féconde les mers

     

    Peuple les océans

     

     

    Une goutte de lait

     

    Sur le bout de ton sein

     

    L'enfant que je t'ai fait

     

    Crie déjà il a faim

     

     

    Une goutte de plus

     

    Qui rejoint les rivières

     

    Se marie aux torrents

     

    Puis féconde les mers

     

    Peuple les océans

     

     

    Une goutte salée

     

    A perlé sur ma joue

     

    Tu viens de t'en aller

     

    Sans te soucier de nous

     

     

    Une goutte de plus

     

    Qui grossit les rivières

     

    Agite les torrents

     

    Puis déchaîne les mers

     

    Défie les océans

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    9 commentaires
  •  

    La Feue Fille

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « La Feue Fille »

     

    Elle avait la peau sensible

    J'ai les nerfs à fleur de peau :

     

    La fille à la cigarette

    S'était soudain rendormie

    Sa main posée sur la couette

    Faillit lui coûter la vie

     

    L'étourdie ne dut sa chance

    Qu'à la brûlure à ses doigts

    Mais c'est la fournaise intense

    Qui surtout la réveilla

     

    Elle avait le cœur fragile

    Je n'écoute que mon cœur :

     

    Le grand lit de palissandre

    Dont je m'étais entiché

    N'était plus qu'un tas de cendres

    Quand je revins du marché

     

    La fille avait beau se tordre

    De douleur et minauder

    J'aurais tant aimé la mordre

    J'ai préféré me venger

     

    Elle avait l'humeur docile

    Je change souvent d'humeur :

     

    L'emmener sur la falaise

    Ne parut pas compliqué

    Le vertige ou un malaise

    Pouvaient bien me disculper

     

    Je n'eus pas besoin d'enclume

    Ni de plomb pour la lester

    Plus gracile qu'une plume

    La fille s'est envolée

     

    Elle avait l'âme innocente

    Je souffre de vague à l'âme :

     

    Dans ma chaude garçonnière

    J'invitai tous mes amis

    En guise de crémaillère

    Ce fut moi qui me pendis

     

    La raison de ce suicide

    Ne fut pas élucidée

    Si la fille était frigide

    Je n'avais qu'à la brûler

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  •  

    Faux-Semblants

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Faux-Semblants »

     

    Quand tout renaît à l'espérance

     

    Et que l'hiver fuit loin de nous...

     

     

    Il me semble aujourd'hui que ma mémoire est vide

     

    Que j'ai dormi longtemps du plus profond sommeil

     

    C'est un peu d'eau de pluie frémissante et limpide

     

    Qui au petit matin s'évapore au soleil

     

     

    Cependant je crois bien que c'est la lassitude

     

    Qui vient de s'installer sans demander pardon

     

    Je renonçais à tout et dans ma solitude

     

    Inconscient j'élevais les murs de ma prison

     

     

    L'amour de moy s'y est enclose

     

    Dedans un joli jardinet...

     

     

    Il me semble souvent que j'ai cessé de vivre

     

    Que j'ai vieilli soudain et que je n'en peux plus

     

    J'ai l'impression parfois d'avoir peine à me suivre

     

    Dans les mille détours de mes espoirs déçus

     

     

    Pourtant je me rappelle avec exactitude

     

    Ses yeux qui souriaient inspirés par les miens

     

    C'est peut-être pour ça que j'ai pris l'habitude

     

    De les fermer depuis pour qu'on n'y lise rien

     

     

    Quand nous chanterons le temps des cerises

     

    Le gai rossignol et merle moqueur...

     

     

    Il me semble surtout que j'essaie en silence

     

    De me persuader que mon amour est mort

     

    Tandis qu'au fond de moi lorsque je perds patience

     

     Je sais que j'aime encore et de plus en plus fort

     

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  • Le Hibou

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Le Hibou »

     

    Je ne te voyais pas souvent

     

    Tu m'avais appris l'impatience

     

    Je ne te manquais pas vraiment

     

    Alors je fuyais ton absence

     

    Et quand tu décidais un soir

     

    De venir enfin me surprendre

     

    Si ma fenêtre restait noire

     

    C'est que j'étais las de t'attendre

     

     

    Nos nuits blanches

     

    Rares et courtes nuits blanches

     

    Nocturnes étaient nos rendez-vous

     

    Mais il s'ébrouait le hibou

     

    Perché sur ton regard si doux

     

     

    Quand j'essayais de t'oublier

     

    Le hasard se montrait sadique

     

    Je retrouvais sans les chercher

     

    Tes mots d'amour mis en musique

     

    De chauds effluves de jasmin

     

    La même cambrure érogène

     

    Un pendentif entre deux seins

     

    Des pommettes de porcelaine

     

     

    Nos nuits blanches

     

    Tendres et roses nuits blanches

     

    Il n'y en a pas eu beaucoup

     

    Mais il ululait le hibou

     

    Sur ton épaule et dans ton cou

     

     

    Maintenant ma porte est clouée

     

    Sur le seuil de ma solitude

     

    J'ai mis un masque à mon passé

     

    Pour dérouter mes habitudes

     

    Je ris encore de temps en temps

     

    Et c'est bien là ce qui m'étonne

     

    Mais il me semble cependant

     

    Que je n'aimerai plus personne

     

     

    Mes nuits blanches

     

    Mornes et grises nuits blanches

     

    Clandestins sont mes rendez-vous

     

    Il se déplume le hibou

     

    Et l'amour des autres... il s'en fout

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  •  

    Le Mort-Vivant

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Le Mort-Vivant »

     

    Non ne me parlez pas

     

    Je me suis bouché les oreilles

     

    Pour ne pas écouter la voix

     

    Qui pourrait troubler mon sommeil

     

    Je n'entends plus

     

    Ne me regardez pas

     

    Je me suis arraché les yeux

     

    Pour ne pas être une autre fois

     

    Charmé par un visage heureux

     

    Je ne vois plus

     

     

    Je suis un mort-vivant

     

    Aveugle qui se traîne

     

    Et puis qui prend son temps

     

    Afin de savourer sa peine

     

     

    Ne me caressez pas

     

    Je me suis amputé des mains

     

    Pour ne pas frôler de mes doigts

     

    La peau d'un galbe de satin

     

    Je ne sens plus

     

    Ne me séduisez pas

     

    Je me suis poignardé le cœur

     

    Je serais de glace et de bois

     

    Si vous m'offriez le bonheur

     

    Je n'aime plus

     

     

    Je suis un mort-vivant

     

    Mutilé qui se traîne

     

    Et puis qui prend son temps

     

    Juste pour assouvir sa haine

     

     

    N'attendez rien de moi

     

    N'essayez pas d'être gentils

     

    Vos avances me laissent froid

     

    Et ne m'inspirent que mépris

     

    Je ne joue plus

     

    Ne me consolez pas

     

    Vous ne m'êtes d'aucun secours

     

    Je n'éprouve que de l'effroi

     

    Depuis qu'est parti mon amour

     

    Je ne vis plus

     

     

    Je suis un mort-vivant

     

    Fantôme qui se traîne

     

    Et puis qui prend son temps

     

    Satisfait du poids de sa chaîne

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  • Charles-Geneviève

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « Charles-Geneviève »

     

    Il était beau comme une fille

     

    Sa barbe n'était qu'un duvet

     

    Charmeur de la tête aux chevilles

     

    On en fit un agent secret

     

     

    Elle était fière et douce et fine

     

    Pareille au fil de son épée

     

    La grande amie d'une tsarine

     

    Et de ses romans préférés

     

     

    C'était un vaillant capitaine

     

    Un chevalier de Saint-Louis

     

    Homme jusqu'à la quarantaine

     

    C'est son roi qui le travestit

     

     

    C'était une troublante dame

     

    Geneviève on la prénommait

     

    Que d'anonymes épigrammes

     

    Fiancèrent à Beaumarchais

     

     

    Entre les deux chacun hésite

     

    On conjecture on prend parti

     

    Pourquoi pas un hermaphrodite

     

    Qu'importe son sexe aujourd'hui

     

     

    Ne détruisons pas la légende

     

    Qui était ce monsieur d'Éon

     

    Si jamais on vous le demande

     

    Répondez : « Charles de Beaumont »

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  •  

    Mon impossible amour

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Alain Vigreux)

    Écouter « Mon impossible amour »

     

    Je ne sais plus ce qu'il faut dire

     

    Pour essayer de te garder

     

    Avec des mots c'est cent fois pire

     

    Tu pourrais me prendre en pitié

     

    Loin de moi cette idée peu sage

     

    De te supplier de m'aimer

     

    Où trouver enfin le courage

     

    De décider de m'en aller

     

     

    Je laisse agir le temps

     

    Mon épuisant amour

     

    J'attends beaucoup du temps

     

    Mon impossible amour

     

     

    Je ne sais plus ce qu'il faut faire

     

    Pour parvenir à t'oublier

     

    Me révolter ou bien me taire

     

    Ne m'empêche pas de penser

     

    Je devrais te fermer ma porte

     

    Ne pas répondre à tes sourires

     

    Mais la tentation est trop forte

     

    Je cède et ça te fait plaisir

     

     

    Je laisse agir le temps

     

    Mon douloureux amour

     

    Je compte sur le temps

     

    Mon impossible amour

     

     

    Je ne sais plus ce qu'il faut croire

     

    Est-ce moi qui lis dans tes yeux

     

    Des promesses bien illusoires

     

    Ou toi qui te prends à ton jeu

     

     N'est-ce vraiment qu'une aventure

     

    Cette rencontre entre deux cœurs

     

    Une passade une écorchure

     

    Un épisode ravageur

     

     

    Je laisse agir le temps

     

    Mon implacable amour

     

    Je m'en remets au temps

     

    Mon impossible amour

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  •  

    Même aujourd'hui

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Méoni)

    Écouter « Même aujourd'hui »

     

    Je voulais provoquer le vent

    Au bord de tes lèvres nacrées

    Je te suivais par tous les temps

    Tu m'apprenais à m'envoler

     

    Même aujourd'hui

    Je suis zéphyr auprès de toi

    Mais je m'époumone quand tu t'en vas

     

    Je voulais découvrir la terre

    Que tu entrouvrais sous mes pieds

    Tu en éparpillais les pierres

    Pour m'empêcher de trébucher

     

    Même aujourd'hui

    Je suis fétu auprès de toi

    Mais je deviens souche quand tu t'en vas

     

    Je voulais ne plus craindre l'eau

    Lorsque tu me prenais la main

    Pour enjamber tous les ruisseaux

    Que nous croisions sur nos chemins

     

    Même aujourd'hui

    Je suis torrent auprès de toi

    Mais mon lit s'assèche quand tu t'en vas

     

    Je voulais dominer le feu

    En me réchauffant à ton corps

    J'aimais réveiller dans tes yeux

    Un brasier que l'on croyait mort

     

    Même aujourd'hui

    Je suis plusieurs auprès de toi

    Mais je me dépeuple quand tu t'en vas

     

    Quand tu t'en vas

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    Le Défi de Fatima

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « Le Défi de Fatima »

     

    Fatima joue comme une eau pure

     

    Juste à côté de sa source

     

    Parmi le frais murmure

     

    D'un ruisselet dans sa course

     

    Plus bleu qu'un bel été

     

    Qui réchauffe ses voyages

     

    Son regard étonné

     

    Ne prévoyait pas l'orage

     

     

    Fatima au pied de son lit

     

    Veille un rêve qui la hante

     

    Brindille qui s'ennuie

     

    Sous les vieux trembles qui chantent

     

    Feuille verte à l'endroit

     

    Mais à l'envers feuille blanche

     

    Sa candeur quelquefois

     

    Au bord du gouffre se penche

     

     

    Fatima enfant au soleil

     

    N'avait jamais peur du noir

     

    Et son cœur en éveil

     

    Refusait de perdre espoir

     

    Elle aimait tant déjà

     

    Pas plus haute que trois pommes

     

    En tenue de combat

     

    Lancer un défi aux hommes

     

     

    Fatima oublie ses querelles

     

    Au creux d'une fille sage

     

    Qui bâtit autour d'elle

     

    La plus béante des cages

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    C'est vrai

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michel Pierozzi)

    Écouter « C'est vrai »

     

    C'est vrai

     

    Lorsque je m'éloigne un peu trop

     

    Je vous téléphone aussitôt

     

    Pour obtenir de vos nouvelles

     

    C'est vrai

     

    Je ne peux résister longtemps

     

    À ce plaisir attendrissant

     

    De froisser vos folles dentelles

     

     

    Voyez je suis à vos genoux

     

    Laissez votre main sur mon cou

     

    Je vais dormir

     

    Ma mère

     

     

    C'est vrai

     

    Dès que je rentre tard le soir

     

    J'imagine votre regard

     

    Chargé de tendresse en colère

     

    C'est vrai

     

    Si je me réfugie chez vous

     

    Tout s'apaise et tout se dénoue

     

    Au son de votre voix si claire

     

     

    Voyez je suis à vos genoux

     

    Posez vos lèvres sur ma joue

     

    Je vais rêver

     

    Ma mère

     

     

    C'est vrai

     

    Quand je rencontre de beaux yeux

     

    Je n'y retrouve pas ce bleu

     

    Qui me naufrage dans les vôtres

     

    C'est vrai

     

    Que j'aie froid chaud faim soif ou peur

     

    Votre place au coin de mon cœur

     

    Est bien plus vaste que les autres

     

     

    Voyez je suis à vos genoux

     

    Il me semble n'aimer que vous

     

    Au fil du temps

     

    Ma mère

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    L'Amour prodigue

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « L'Amour prodigue »

     

    Comme une tendre nuit de mai

    Quand vient la saison des orages

    Comme un ami qui disparaît

    Aussi brusquement qu'un mirage

    Tu me manques

     

    Comme le regard d'un bon chien

    Chargé d'amour et de lumière

    Comme une enfance qui s'éteint

    Avec le souffle d'une mère

    Tu me manques

     

    Tu représentais ma joie et mon chagrin

    Tu représentais ma peur et mon courage

    Tu représentais mon passé mon destin

    Tu représentais ma vie et mon naufrage

    Tu savais bien me comprendre

     

    Je m'apprêtais à terminer

    Cette chanson triste et simplette

    Que j'avais déjà condamnée

    À porter ce titre un peu bête

    Tu me manques

     

    Quand soudain tu m'es apparue

    Je n'en croyais pas ma prouesse

    Aurais-tu malgré toi perçu

    Ce déchirant cri de détresse

    Tu me manques

     

    Tu m'as redonné ma noix et mon boudin

    Tu m'as redonné ma sœur et mon potage

    Tu m'as redonné mon acné mon lapin

    Tu m'as redonné ma scie et mon fromage

    Me suis-je bien fait comprendre

    J'en doute

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    Son paradis

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Furet)

    Écouter « Son paradis »

     

    Avant le lever du soleil

     

    Mon voisin bondit de son lit

     

    Ce n'est pas lui qui me l'a dit

     

    Mais j'ai entendu son réveil

     

    Il prend sa douche du matin

     

    En sifflant son air favori

     

    L'eau dans les tuyaux pousse un cri

     

    Il est très propre mon voisin

     

     

    Je me sens moins seul chez moi

     

    Cerné par ces jolis bruits

     

    J'ai baptisé mon chez-moi

     

    Le paradis

     

     

    Tout le palier est en émoi

     

    À l'heure de la télévision

     

    Et lorsque j'ai une panne de son

     

    Jamais je ne m'en aperçois

     

    Parfois pour m'isoler enfin

     

    Je fais hurler ma stéréo

     

    On cogne à ma porte aussitôt

     

    Il est gendarme mon voisin

     

     

    On n'est jamais seul chez soi

     

    On vit parmi ses amis

     

    Chacun fait de son chez-soi

     

    Un paradis

     

     

    C'est un vieux rétro mon voisin

     

    Et si son vinyle est rayé

     

    Je saute un peu sur le plancher

     

    Pour pouvoir écouter la fin

     

    Je vais faire un tour dans le bois

     

    Afin d'y promener mon chien

     

    Mon inoubliable voisin

     

    A eu la même idée que moi

     

     

    On n'est pas plus seul pour ça

     

    Quand on s'évade aujourd'hui

     

    On transporte sous ses pas

     

    Son paradis

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  • Dans ma chambre

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Roger Pouly)

    Écouter « Dans ma chambre »

    Dans ma chambre

     

    Royaume de la nostalgie

     

    C'est là que je me réfugie

     

    J'y allume quelques bougies

     

    Et je me brûle en effigie

     

     

    Dans ma chambre

     

    Je cultive l'intimité

     

    Avec un rien de dignité

     

    J'y cache aussi la nudité

     

    De mes désirs d'absurdité

     

     

    Dans ma chambre

     

    Je m'endors au petit matin

     

    Je fais des rêves libertins

     

    Dont je ne suis pas très certain

     

    Car on n'y parle que latin

     

     

    Dans ma chambre

     

    On entre comme au tribunal

     

    D'une façon bien machinale

     

    On y condamne le banal

     

    Cela n'a rien d'original

     

     

    Dans ma chambre

     

    À tout petits coups de pinceau

     

    Je reconstitue par morceaux

     

    La voilure de mon berceau

     

    Soudain mon lit se fait vaisseau

     

     

    Dans ma chambre

     

    En maître des cérémonies

     

    Je m'invente des insomnies

     

    Pour briser la monotonie

     

    De mes amours à l'agonie

     

     

    Dans ma chambre

     

    C'est là que je viens naufrager

     

    Mes illusions trop affligées

     

    Et si l'on voulait m'assiéger

     

    Je saurais bien me protéger

     

     

    Dans ma chambre

     

    Je pense à tout décidément

     

    Je vis ma vie intensément

     

    Et si quelquefois je me mens

     

    Je fais semblant d'y croire... vraiment

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  •  

    La Leçon d'anglais

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « La Leçon d'anglais »

     

     

    Je donne des leçons d'anglais

     

    À vos enfants depuis deux mois

     

    Mais s'ils le parlent un jour c'est vrai

     

    Ce ne sera pas grâce à moi

     

     

    Je leur apprends sans conviction

     

    Un choix de verbes irréguliers

     

    Mais vous savez bien dans le fond

     

    Que vous occupez mes pensées

     

     

    Je ne suis pas près d'oublier

     

    Mes beaux mercredis d'étudiant

     

    Que j'attendais impatiemment

     

    Car bien que désintéressé

     

    Moi j'étais récompensé doublement

     

     

    De temps en temps un long soupir

     

    Semble vous avoir échappé

     

    Je vous réponds par un sourire

     

    Nous avons eu la même idée

     

     

    Quand j'ai terminé ma leçon

     

    Les enfants descendent jouer

     

    Et nous nous glissons sans façon

     

    Tous deux dans la chambre à coucher

     

     

    Je ne suis pas près d'oublier

     

    Mes doux mercredis d'étudiant

     

    Car bien qu'apprenti enseignant

     

    Je fus un élève appliqué

     

    Et puis j'obtins mon diplôme d'amant

     

     

    I give English lessons

     

    To your children for two months

     

    But if they speak it one day it's true

     

    It will not be thanks to me

     

    Definitely

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  • Cher Monsieur Jean

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Philippe Kireeff)

    Écouter « Cher Monsieur Jean »

     

    Une forêt sans écureuil et sans ombrage

     

    Un rossignol qui ne sait pas chanter du tout

     

    Une frégate encore à quai qui fait naufrage

     

    Un raidillon dont on ne voit jamais le bout

     

     

    Malgré le vent dans ses cheveux blonds

     

    Et le soleil à l'horizon

     

    Ce n'est pas si beau la vie

     

    Ce n'est pas si beau la vie

     

    Est-ce moi qui suis trop lucide

     

    Vous enthousiasmiez-vous d'un rien

     

    Si mon verre est à moitié vide

     

    Le vôtre était à moitié plein

     

    Cher monsieur Jean je vous envie

     

     

    Une embuscade un mélodrame ou un grimoire

     

    Un continent ruiné qui se décline en grec

     

    Un drapeau blanc brandi en signe de victoire

     

    Un roi déchu sacrifié sur un jeu d'échecs

     

     

    Tant pis pour l'oiseau qui fait la roue

     

    Perché sur l'arbre déjà roux

     

    Cette vie ne me plaît pas

     

    Cette vie ne me plaît pas

     

    Tout ce qui tremble et qui palpite

     

    Tout ce qui lutte et qui se bat

     

    M'a désillusionné bien vite

     

    Je voudrais tant suivre vos pas

     

    Cher monsieur Jean pardonnez-moi

     

    Pardonnez-moi

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  • L'Acteur de complément

    (Auteur : Marceau Piana / Compositeur : Michèle Garance)

    Écouter « L'Acteur de complément »

    Quand je sais que tu dois venir

     

    Aussitôt je deviens vitrine

     

    Je m'invente alors des sourires

     

    En un clin d'œil je m'illumine

     

    J'apprends les mots qu'il faudra dire

     

    Tu les attends je les devine

     

    Je me déguise avec plaisir

     

    En moi tel que tu me dessines

     

     

    Je suis l'acteur de complément

     

    Qu'on ne regarde pas

     

    Celui qui perd son temps

     

    Devant les caméras

     

    Silhouette en deçà

     

     

    Je veux me ressembler pour toi

     

    Être fidèle à cette image

     

    Que tu te fais toujours de moi

     

    Qui tangue et résiste aux naufrages

     

    Si tu me reviens quelquefois

     

    C'est que tient bon le maquillage

     

    De ce comédien que l'on voit

     

    N'incarner qu'un seul personnage

     

     

    Je suis l'acteur de complément

     

    Qu'on ne remarque pas

     

    Qui se fond simplement

     

    Dans le décor là-bas

     

    Où il s'endort parfois

     

     

    Lorsque tu partiras vraiment

     

    Quand quelqu'un aura pris ma place

     

    J'abandonnerai doucement

     

    Mon ancien rôle et mes grimaces

     

    Tant pis pour les grands sentiments

     

    Que l'on préserve et qui s'entassent

     

    Il y a déjà trop longtemps

     

    Que je ne me regarde en face

     

     

    Je suis l'acteur de complément

     

    Que l'on n'applaudit pas

     

    L'éternel figurant

     

    Qui ne sortira pas

     

    De son anonymat

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